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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 07:45

Une jeune femme confiée à sa Tantine raconte à la première personne les rapports difficiles qu'elle entretient avec sa mère. Connaîtra-t-elle un jour le mystère de sa propre naissance ? Dans ce roman, l'auteur de « la dame des forges » traite de manière très personnelle de son thème fétiche, celui de la famille et ses secrets. Elle utilise un style très haché, brutal. Le ton tranche littéralement avec celui auquel elle avait habitué ses lecteurs dans ses précédents romans. « Je n'avais rien à prouver, mais sans doute avais-je besoin d'écrire autre chose » dit Nathalie de Broc. L'inspiration est venue de manière inconsciente. « J'ai écrit ce livre en trois jours et je ne sais pas ce qui s'est passé. C'était de l'ordre de l'hémorragie. Quand ça arrive, c'est un beau cadeau pour un écrivain. Le manuscrit est resté de longs mois dans un tiroir avant que je me décide à le faire publier ».

 

« La tête en arrière » de Nathalie de Broc est publié chez Diabase (12 €)

 

Christophe Pluchon


Lire aussi : un portrait de Nathalie de Broc.

 

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 07:44

C'est dans la ville de l'auteur que se déroule cette nouvelle enquête du capitaine Le Duigou et du lieutenant Phil Bozzi. Firmin Le Bourhis s'est attaché, comme à son habitude, à transcrire en Bretagne un fait divers qui a précédemment fait la une des journaux dans une autre région de France. « Travailler sur une affaire rouverte me tenait à coeur. Une personne a été jugée, puis condamnée. Elle clame son innocence et grâce aux nouveaux moyens d'investigation, comme les analyses ADN, on peut aujourd'hui savoir avec certitude s'il s'agit du meurtrier ou pas » explique Firmin Le Bourhis.

Pour l'aider dans le déroulé de l'enquête et surtout de la procédure suivie en cas d'affaire classée, l'auteur a pris conseil auprès du commissariat de Quimper et d'un ami, officier de police judiciaire. « Grâce au fichier national d'empreintes génétiques, on a retrouvé le véritable meurtrier. Il y a sept cas de ce type en France pour l'instant ».

 

« Concarneau, affaire classée » est paru chez Bargain (9 €)

 

Christophe Pluchon

 

 

 

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 07:41


Déjà cinq disques pour le chanteur-livreur quimpérois ! Ce nouveau CD/DVD enregistré au Trousse Chemise à Langan (Ille-et-Vilaine) et au forum Léo Ferré à Ivry-sur-Scène s'intitule « Mis en quarantaine ». Le titre n'a pas été choisi au hasard. « Certains y verront mes quarante ans de carrière, d'autres qu'on veut me pousser vers la sortie. Non, simplement, j'ose avouer mon âge, je viens de fêter mes 40 ans » explique Olivier Trévidy.

Ce cadeau d'anniversaire n'en est pas pour autant morose. La précision est importante, car on sait que le cap de la quarantaine est souvent difficile à passer. Dans le disque, on retrouve certaines des chansons qui ont attiré à l'ancien délégué syndical la sympathie du public, comme « le petit jardin », « conciété d'supermation », ainsi que des chansons inédites. Trévidy reprend ainsi « une valse pour rien », du chanteur Alain Leprest. « J'ai eu la chance de faire sa première partie. Il n'est pas très connu en Bretagne, et d'ailleurs, comme pour mes reprises de François Béranger, beaucoup se demandent pourquoi je reprend des titres d'artistes aussi peu, voire moins connus que moi ».

Artisan de la chanson, bien décidé à garder le cap de la contestation pour rester libre vis-à-vis des maisons de disque et des médias, Olivier Trévidy prépare actuellement un sixième disque qui aura pour nom « au cul du camion ». Aujourd'hui, le chanteur avoue éprouver des difficultés à regrouper ses idées pour écrire ses chansons. « Avec Sarkozy, les choses vont trop vite. Les sujets sont dépassés le lendemain. Même les médias ont du mal à suivre ».

 

« Mis en quarantaine » est édité par Laure Productions (www.trevidy.fr).

Olivier Trévidy se produira à Ouessant, au bar le Ty Korn, le 14 août prochain à 21h.

 

 

 

Christophe Pluchon

 

 

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 07:39


Dans son premier livre, paru il y a deux ans, Anne Dumas avait témoigné de la maladie d'Alzheimer à travers l'histoire de son père. Cette fois-ci, et dans un tout autre genre, elle relate le parcours de Saint-Carantec, ce fils de roi né dans le Ceredigion qui refuse de prendre la suite de son père, Ceredig.

Anne Dumas a utilisé le conte pour raconter la fuite de Carantec depuis les Bretagnes, son voyage semé d'embuches et sa vie d'ermite. Elle a situé cette histoire sur deux cents ans, entre le Vè et le VIIè siècle. « Quand on lit les manuscrits, on découvre qu'il y a plusieurs Carantec. Au Moyen-Age, les copistes piochaient dans la vie d'autres saints pour faire en sorte que le leur soit le plus illustre » explique l'auteure.

Ce livre est la suite logique du travail de mémoire réalisé par Anne Dumas, dans le cadre d'un DEA. Elle s'est intéressée à la tradition pénitentielle en Bretagne.

 

« Les aventures de Carantec, le moine pérégrin » est édité chez Bénévent (13 €)

 

 

Christophe Pluchon

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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 21:40

A l'occasion de la journée internationale de soutien aux victimes de la torture, l'Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture organise une nuit de prière, du 27 au 28 juin. Catriona Mc Hale a rejoint il y a 4 ans l'ACAT du pays de Morlaix pour exprimer ses convictions.


ACAT. Derrière ces quatre lettres agit un mouvement né en 1974 à Versailles, à l'initiative de deux femmes membres de l'Eglise réformée, Hélène Engel et Edith du Tertre. Elles parviennent à mobiliser des chrétiens du monde entier (orthodoxes, protestants, catholiques et quakers), considérant que le message de l'Evangile est incompatible avec la torture.

Catriona Mc Hale a rejoint l'ACAT du Pays de Morlaix il y a quatre ans. « J'étais au chômage. J'avais envie d'être utile, de donner un sens à ma vie » se souvient-elle. A 36 ans, la jeune femme d'origine franco-écossaise est la benjamine du groupe. « Elle nous aide beaucoup grâce à ses connaissances en informatique pour faire des affiches par exemple » se félicite Claudine Avril, correspondante départementale du mouvement qui compte quatre groupes locaux (Pays de Morlaix, Quimper-Cornouaille, région brestoise et Carhaix-Poher) et une centaine de membres.

Depuis son arrivée à l'ACAT, Catriona Mc Hale a gravi les échelons en devenant membre de l'équipe d'animation régionale. Ses ainés la sollicitent souvent pour intervenir dans les classes de collège et de lycée. « Plus jeune, je me destinais à devenir enseignante mais j'ai coupé net en me disant que jamais je ne pourrais parler devant des élèves. Finalement, j'ai pris goût. J'ai besoin de transmettre des idées, des valeurs, et ça me fait du bien de me retrouver à l'ACAT avec trois générations de personnes de confessions différentes » dit-elle. Catriona Mc Hale n'appartient à aucune autre association, et elle se dépense sans compter pour le mouvement. « Je me suis réinvestie dans mes études, mais l'ACAT reste une priorité. Cet engagement m'apprend la persévérance, on relativise le temps aussi, en pensant aux détenus dans les prisons du monde entier. J'ai l'impression de recevoir plus que je ne donne et de me découvrir. Ca me structure au plan personnel ».

Très bien documenté, le site internet de l'ACAT* donne plusieurs définitions de la torture. Il se réfère à la Convention des Nations-Unies adoptée le 10 décembre 1984, et à la Convention interaméricaine pour la prévention et la répression de la torture. La torture est un acte volontaire, programmé et répété, à la différence d'un coup de colère ou d'une bavure. Mise en oeuvre par un bourreau, sous la responsabilité des autorités officielles, elle vise à obtenir par la pression, des aveux de la part de la victime, ou de la punir d'un acte commis par elle ou par un groupe auquel elle appartient. La torture a aussi pour but d'intimider ou de terroriser la personne, en brisant sa personnalité. Elle se concrétise par des souffrances physiques et/ou mentales aigües (violences sexuelles, mutilations, ingestion de produits chimiques, privation de sommeil, obligation d'assister au viol de ses proches, femme ou enfants...) qui laissent des séquelles à vie.

La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme indique dans son article 5, que « nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ». Pourtant, selon l'ACAT, la torture est pratiquée par les autorités de près d'un pays sur deux, du Togo à la Syrie en passant par le Mexique et par la Chine. Les Etats-Unis sont aussi montrés du doigt à propos du camp de Guantánamo. En novembre dernier, le nouveau président des Etats-Unis Barack Obama a indiqué son intention de fermer ce centre de détention d'ici janvier 2010. Il a signé un ordre en ce sens au début de l'année. L'ACAT du Pays de Morlaix croise les doigts pour que cette décision soit réellement suivie des faits. « Nous avons expédié de nombreux courriers pour obtenir du gouvernement français qu'il accueille des prisonniers de Guantánamo » explique Marie-Hélène Le Brun, une autre membre du mouvement. Pour l'ACAT, « certains détenus, 60 sur les 244 encore présents ne peuvent retourner dans leur pays car ils risqueraient d’y être torturés. S'ils étaient libérés aux Etats-Unis, ils seraient soumis à une suspicion et à un harcèlement systématique ». Nicolas Sarkozy, en avril, a indiqué que notre pays pourrait effectivement prendre en charge un détenu algérien de Guantánamo.

La France, si elle ne pratique pas de manière officielle la torture, est montrée du doigt par les associations de lutte à propos de ses conditions de détention dans les prisons. La surpopulation carcérale et le défaut d'intimité sont souvent cités. « Ne pas avoir suffisamment d'espace vital dans une maison d'arrêt, c'est une forme de torture car ça déshumanise la personne. Dans notre pays, il y a un manque de volonté politique de faire changer les choses » explique Catriona Mc Hale. Grâce au cinéma, et des films comme « Welcome » qui traite de la situation des clandestins à Calais, le grand public a pris conscience des traitements indignes infligés à certaines catégories de population, en raison de leur origine ethnique, sociale ou de leurs convictions religieuses.

Au niveau local et selon les causes à défendre, l'ACAT du Pays de Morlaix milite avec d'autres associations et collectifs, comme Amnesty International, la Ligue des Droits de l'Homme, le Mouvement de la Paix et Morlaix Libertés. La Nuit des Veilleurs, relayée depuis quatre ans dans le monde entier, est organisée entièrement par elle. L'action a lieu autour du 26 juin, date de la journée internationale de soutien aux victimes de la torture décrétée par l'ONU en 1997. Dans la nuit du 27 au 28, les chrétiens sont invités à prier pour les victimes de la torture autour du thème « prends-les dans ta main ». « C'est la main du Seigneur qui protège, qui sauve, qui délivre, explique Marie-Thérèse Grall, de l'ACAT du Pays de Morlaix. L'homme est à l'image de Dieu et pour nous chrétiens, défigurer un être humain n'est pas compatible avec notre foi. Par la prière, nous demandons que la main de Dieu fasse ce que la main de l'homme n'arrive pas à réaliser ».

Pour matérialiser cette action, l'ACAT demande aux participants à la Nuit des Veilleurs de s'inscrire sur le site internet, en donnant leur prénom. Il est possible de prier seul chez soi, entre 8h et 20h, mais aussi de rejoindre une chapelle, une communauté ou un temple**. Le groupe de l'ACAT de Morlaix aura une prière pour Monseigneur Wu Qinjing, évêque de Zhouzhi dans la province de Shaanxi en Chine, à qui il adresse tous les mois une lettre de soutien. Le religieux est en prison depuis trois ans, victime de la répression contre les catholiques.

 

 

Contact : ACAT Pays de Morlaix, 02 98 62 11 42

 

 

* www.acatfrance.fr

 

 

** Quelques-uns des lieux de prière ouverts à tous :

 

  • Brest, chez les Soeurs de l'Agneau de Dieu, 85 route du Vieux Saint-Marc (de 20h à 6h)

  • Carhaix, samedi 27 juin de 20h à 23h à la chapelle Sainte-Anne

  • Concarneau (Beuzec), à la communauté, 13 rue Stang ar Lin, le 26 juin de 17h à 19h

  • Morlaix, de 21h à 8h à la chapelle des Anges

  • Plouénan, de 20h à 21h30 à la chapelle ND de Kerellon

  • Plougonvelin, de 20h à 21h à l'église

  • Pluguffan, à la communauté, rue de Guengat, le 26 juin à 18h

  • Quimper, au temple protestant, rue de Kergariou, le 25 juin à 18h

  • Roscoff, à la chapelle près de l'église, de 20h30 à 22h

  • Tréboul : à l'église Saint-Joseph, le 26 juin à 20h30

 

 

 

Christophe Pluchon

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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 07:21
Depuis près de deux ans, Gwénola Corbin redonne leur cachet d'origine aux tableaux malmenés par le temps. Les musées, les comités de chapelle ou encore les particuliers font confiance à cette jeune femme de 32 ans agréée par le ministère de la culture.

La restauration de tableaux est un art exigeant, où précision et patience sont de rigueur. Ce travail implique aussi une grande responsabilité de la part de l'artisan qui travaille à chaque fois sur des pièces uniques. « Pour les musées, on discute avec nos collègues conservateurs si on a des doutes sur les techniques à employer. La collégialité est toujours appréciée » confie Gwénola Corbin. Avant toute rénovation en effet, un constat d'état est dressé, pour déterminer le traitement à effectuer en fonction de l'état de l'oeuvre.
La jeune femme appartient à la fédération française des conservateurs-restaurateurs, avec 1 500 autres collègues du textile, de la sculpture ou des métaux. Ce titre est parfois contesté par les conservateurs de musées. « Ils considèrent que nous pourrions nous contenter de l'appellation de restaurateur. Je peux le comprendre mais comme eux, nous avons une connaissance de l'histoire de l'art. Nous faisons de la conservation préventive, en contrôlant les conditions climatiques et en nous occupant du transport des tableaux. Nous faisons aussi de la conservation curative en ralentissant la dégradation des oeuvres. Enfin, nous facilitons leur lecture pour le grand public » se défend Gwénola Corbin.
C'est à Fouesnant que cette jeune diplômée de l'école supérieure des Beaux-Arts d'Avignon* a installé son atelier. La pièce, aux allures de laboratoire avec ses bocaux colorés sur les étagères, bénéficie de conditions de température et d'humidité quasi-idéales, pour ne pas détériorer encore plus les toiles. « Ce qui me plaît dans ce métier, c'est de manipuler les oeuvres de près, et de toucher les matériaux. Nous sommes au service de l'oeuvre. Nous ne laissons pas notre patte quand nous la réparons, ni notre nom au dos. Ce n'est donc pas de la création artistique pure ».
Ces dernières semaines, Gwénola Corbin s'est vue confier par un particulier une tableau représentant un paysage de forêt. Le tableau date du XIXè siècle et n'est pas signé. Il était très déchiré et la toile était oxydée. La restauratrice a du réaliser un doublage pour tendre cette toile et lui faire retrouver la planéité. Il a ensuite fallu entreprendre une opération de nettoyage, en retirant à l'aide de produits détergents dosés à différents degrés, les couches de graisse et de suie. Gwénola Corbin met en garde les particuliers tentés par les recettes de grand-mères pour se débarrasser eux-mêmes des tâches. « Les gens utilisent de la pomme de terre. C'est à éviter car l'amidon reste sur la peinture et c'est une catastrophe à enlever ».
L'opération dite de dévernissage, ensuite, vise comme son nom l'indique à retirer les couches de vernis passées au fil des ans. On utilise des produits solvants dans la plupart des cas mais pour un résultat plus précis, on se sert aussi des rayons ultra-violets. « Des laboratoires spécialisés, à Marseille, Nantes et Versailles, manipulent même les rayons X et font des analyses micro-chimiques pour dater les tableaux » explique Gwénola Corbin.
La mise en peinture et le revernissage sont aussi des opérations délicates à mener. « Les restaurations opérées par les professionnels doivent être réversibles » souligne la jeune femme. Ainsi, on devra pouvoir retirer les matériaux sans abimer l'oeuvre au moment d'une prochaine restauration, ou si l'on remarque que l'on s'est trompé. Les conservateurs-restaurateurs préparent pour chacune des oeuvres qui passe entre leurs mains, un dossier précisant les différentes étapes de la rénovation, avec des photos à l'appui. C'est pour éviter les mélanges de matière qu'on ne retouche pas à l'huile une peinture à l'huile. On évite aussi d'utiliser des pigments susceptibles de moisir, et on opte pour un châssis en aluminium quand l'oeuvre se destine à une église ou une chapelle.
Comme vernis, on peut utiliser des résines synthétiques ou des matières naturelles comme la résine dammar qui jaunit rapidement et donne un aspect plus chaleureux. « Le vernis n'attaque pas l'oeuvre. C'est une barrière de protection qui a un intérêt esthétique » dit Gwénola Corbin. Les dernières retouches sont parfois réalisées au moment de l'accrochage. Dans les musées par exemple, il peut arriver qu'une oeuvre doive retourner à l'atelier à cause d'un vernis trop « clinquant », incompatible avec la lumière des spots.
Les scalpels, les lunettes-loupes, les outils de dentistes sont autant d'ustensiles utilisés par les conservateurs-restaurateurs. On trouve aussi dans leur salle de travail des spatules chauffantes, qui permettent de ramollir les anciennes peintures pour les refixer, ainsi que des bâtis en aluminium, pour garder les toiles en extension, et des colles spéciales, comme la colle de peau de lapin.
Depuis son installation, Gwénola Corbin a beaucoup travaillé pour d'autres professionnels, en Bretagne, pour les musées de Brest et de Quimper, mais aussi en Alsace et en Bourgogne. Elle s'est aussi fait la main en rénovant des peintures murales, dans le choeur d'une église dans le sud de la France. « Nous avons mis trois mois à une équipe de six personnes » se souvient-elle. Les conservateurs-restaurateurs facturent leurs prestations entre 350 et 400 euros hors taxes la journée. Ce montant peut paraître élevé, parfois beaucoup plus que la valeur vénale du tableau lui-même, mais c'est le prix à payer pour garder en état un souvenir de famille par exemple.
Gwénola Corbin redonnera-t-elle vie un jour à une oeuvre peinte par un artiste de l'école de Pont-Aven ? C'est en tous cas l'un de ses souhaits. La jeune restauratrice avoue aussi un faible pour Rembrandt et la peinture flamande, et pour les artistes contemporains et les matériaux qu'ils utilisent, comme le caoutchouc. « Au contact de l'oxygène, le caoutchouc se dégrade très rapidement. On fait des recherches pour le consolider ». Artiste dans l'âme, Gwénola Corbin profite de ses loisirs pour coucher sur la toile ses propres ressentis. Elle s'exprime autant à l'huile qu'à l'aquarelle.

Christophe Pluchon


Contact : 06 81 26 08 03.
gwenolacorbin@hotmail.com



* quatre écoles sont reconnues par l'Etat (l'institut national du patrimoine, la Sorbonne, les écoles des Beaux-Arts de Tours et d'Avignon). Elles délivrent le diplôme de niveau master de conservateur-restaurateur d'oeuvres peintes. Ce titre permet de travailler pour les musées, les monuments historiques et les particuliers. Le diplôme passé dans les écoles privées ferme en théorie la porte des musées.

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 21:55


Installée en février 2006, la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité vise à prévenir les discriminations, et à aider les personnes qui s'en disent victimes à obtenir gain de cause en justice ou par le biais d'un médiateur. Ces discriminations concernent dans la moitié des cas, l'emploi (à cause d'un nom à consonance étrangère, l'âge, la sexualité...) et dans une moindre mesure, l'accès au logement, à la santé ou au secteur bancaire (pour obtenir un prêt par exemple).

Ancien directeur général des services de la mairie de Quimper, Michel Cornec accueille depuis le 27 mai les plaignants à Quimper, le mercredi matin, et à Brest, le mercredi après-midi (sur rendez-vous uniquement).

D'ici à la fin de l'année, un correspondant pour le Nord-Finistère prendra en charge la permanence brestoise. Jusqu'ici, les demandes devaient se faire par courrier, auprès de la Halde au niveau national.

La loi a aménagé certaines dispositions pour rendre plus facile la reconnaissance des droits pour les demandeurs. « Dans le cadre d'une recherche d'emploi, si une personne qui estime que sa candidature n'a pas été prise en compte peut fournir des éléments d'appréciation, alors la Halde intervient auprès de l'employeur et c'est à cet employeur de prouver qu'il n'a pas utilisé des critères prohibés par la loi dans son recrutement » explique Michel Cornec.  


Contact : 06 43 40 08 62 (internet : www.halde.fr)


Christophe Pluchon

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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 21:53



  Ecouter un extrait de l'interview diffusée sur RCF Rivages :



Dans son deuxième album, la jeune chanteuse originaire de Garlan fait un clin d'oeil à son ex-vie d'étudiante. Elle parle aussi d'amour, de ses rêves et de ses rencontres... A 25 ans, l'artiste avoue avoir mûri au niveau des textes et de la musique. « Nous avons rajouté un violon et une guitare électrique. Pour le premier disque, j'avais envie de concrétiser des projets personnels. Pour celui-ci, c'est le travail de tout un groupe que je veux mettre en avant ».

Comment définir l'univers de Gwladys ? « C'est de l'électro-folk-pop planante, de la musique calme au synthé avec beaucoup de moments de rupture ». L'artiste est passée par le chant choral, et elle s'est beaucoup entraînée au piano pour enfin maîtriser sa voix. Certains y verront des similitudes avec Björk, d'autant que les titres sont pour la plupart interprétés dans la langue de Skakespeare. « J'écris en français et je transpose ensuite en anglais. La musique a évolué de telle manière que je me sens plus à l'aise pour chanter en anglais » dit-elle. A l'intérieur de la pochette, vous ne trouverez aucun texte des morceaux. Gwladys et ses musiciens prennent en revanche la pose dans le chaos d'Huelgoat, pour exprimer leur univers onirique par l'image plutôt que par les mots.


L'album « Nobody else » est diffusé par Satellite Music. Pour en écouter des extraits, vous pouvez vous rendre sur le site www.myspace.com/gwladysrockpop.

Gwladys et son groupe se produiront le 20 juin à 16h30 à l'espace culturel Leclerc à Landerneau, et le soir-même en bas de la rue de Siam à Brest, à 21h, pour la Fête de la Musique.


Christophe Pluchon

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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 20:12



Ecouter un extrait de l'interview diffusée sur RCF Rivages :





« En tu all », son premier CD avait enchanté les critiques. Pour ce nouvel opus, la chanteuse finistérienne s'est adjointe le concours du guitariste et arrangeur Patrice Marzin. Un choix tout à fait évident pour la jeune femme, soucieuse de transmettre en langue bretonne « l'incroyable richesse de la musique et de la tradition chantée ». Complices, les frères Guichen font aussi une apparition sur quatre morceaux.

« C'est un disque plus empreint de recueillement, d'intériorité que le premier » explique Gwennyn. L'auteur-interprète dit avoir puisé inconsciemment son inspiration dans certains cantiques, appris par coeur lorsqu'elle était plus jeune. La chanson « Daouarn ma zad » (les mains de mon père), adaptée du texte de Naïg Rozmor, est un hommage aux anciens et à la terre, tandis que « Mammenn », « la source » en breton, développe une histoire imaginaire de la Bretagne. L'une des chansons écrites par Gwennyn nous fait aussi traverser l'Atlantique, à la rencontre du nouveau président des Etats-Unis. « 40 ans après Martin Luther King, un message de paix et d'espoir a envahi le coeur des hommes du monde entier » se félicite l'artiste. Ce nouveau disque de Gwennyn est un véritable hymne à la vie. « Comment pourrai-t-il en être autrement ? Je ne peux pas chanter autre chose ! »


L'album « Mammenn » de Gwennyn est distribué par Keltia Musique (www.gwennyn.com)


Gwennyn est en concert ce vendredi 15 mai 2009 à l'Auberge du Pont à Lannilis.



Christophe Pluchon

 

 

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 22:34

La plasticienne Annie Pennanec'h rêve encore, aujourd'hui, d'ouvrir un lieu permettant la rencontre entre les artistes et le grand public. En attendant de pouvoir mettre ce projet à exécution à Briec, elle a demandé, pour la deuxième année, le concours des commerçants de la commune. La maison de la presse, la boulangerie, ou bien encore la bijouterie ont accepté de jouer le jeu, en permettant l'accrochage des oeuvres dans les vitrines. C'est une forme de reconnaissance pour le travail accompli par la vingtaine d'artistes sélectionnés. « Ils sont rémunérés en droit de représentation publique, insiste Annie Pennanec'h. Quand on anime une ville, c'est normal d'en retirer quelque chose. Les artistes, eux aussi, ont du mal à vivre ».


Dans la vitrine de la mercerie Fil et Cadre, l'illustratrice de Pluguffan Béatrice Giffo a choisi d'exposer un dessin au fusain avec un texte de Prévert écrit à la plume, ainsi qu'une aquarelle. Elle s'est souvenue de ce poème qu'elle avait appris à l'école : « A l'enterrement d'une feuille morte. Deux escargots s'en vont... » « Jacques Prévert est un auteur qui parle à tout le monde. C'est une mine d'invention et de portes-ouvertes à toutes les fantaisies, à toutes les luttes. C'est un homme qui a touché à tout, et qui a parlé aussi bien de la vie que de la mort » justifie Béatrice Giffo.


« Les Imaginaires », une exposition autour de Jacques Prévert à voir dans les commerces de Briec-de-l'Odet jusqu'au 2 juin.


Christophe Pluchon

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