L'auteur

  • : Paysages Bretons : photographies, portraits de Breton(ne)s, littérature et multimédia
  • christophe-pluchon
  • : Christophe Pluchon. Journaliste et photographe dans le Finistère, je parcours le département à la recherche des plus beaux paysages, naturels et patrimoniaux (tirages disponibles à la vente). Je vous propose aussi sur ce site, la lecture de quelques-uns de mes articles, parus dans l'hebdomadaire Courrier du Léon-Progrès de Cornouaille et diffusés sur la radio RCF Rivages.
  • : 28/08/2006
  • Recommander ce blog

Coup de déprime

Météo France

Texte Libre

Accueil

GUIDE PRATIQUE : ORGANISER UNE CONFERENCE DE PRESSE

J'AIDE LES JOURNALISTES A TROUVER DES SUJETS DE REPORTAGE


petiteicone-mp3-copie-1.gif LA FORMIDABLE HISTOIRE DES RADIOS LIBRES DU FINISTERE

petiteicone-mp3-copie-1.gif ECOUTER RCF RIVAGES EN DIRECT
banniererivages.jpg




LES MAGAZINES DE RCF RIVAGES EN ECOUTE








Contact mail
(je privilégie le contact par mail mais vous pouvez aussi me joindre par téléphone)
Tél : 06 99 92 98 20 (merci de solliciter directement les personnes dont les coordonnées figurent au bas des articles. Vous pouvez en revanche me téléphoner pour les expositions et les achats de photographies)


L'auteur et ses appareils

Dossier de presse

Testez votre écran pour la photo

Galeries photo
La Bretagne en couleur


TESTS D'OBJECTIFS

- Rolleicord Vb
- Rolleiflex Old Standard
- Yashica Mat 124 G
- Pentax 50 mm F1.7
- Pentax 28-70 F4 AL
- Vivitar 70-210 F2.8-4 (version 3 Komine)
- Jupiter 8M du Kiev 4
- Yashica Electro 35 GTN
- Canonet QL 17 G-III
- Ricoh GR1s
- Super Ikonta 530
- O.P.L Oplar 50mm 3.5 pour Foca***
- Minox 35 ML
- Minox 35 GT-E
- Rollei 35 S...
Presse et anciennes expos



Actualité photo, adresses

Vos expos et concours

BOUTIQUE PHOTO

offrez une photographie originale (détails ici)
N° SIRET :
497 819 490 00010




Références :
- Décoration des chambres de l'hôtel-restaurant La Butte*** à Plouider (Finistère),

- Illustration de la jaquette du CD "Vivre libre" de Philippe Drévillon pour l'association Caroline Handicap (collaboration : Jean-Luc Roudaut),

- Des particuliers...

Coque gratuite

 
OU VOIR LES PHOTOS DE COQUES ?

- Sur Itis Photo.

- Sur le site internet des éditions Luigi Castelli.

- Sur l'annuaire Viaouest.

- Sur le site
Artistes du Finistère-Les arts au Bout du Monde.

Vous surfez sur un site recommandé par le Petit Futé 2008 et 2009 (édition Brest).







logo2-copie-1.jpg

         06-04-logo-5-cm-copie-1.jpg
logo-br-bleu.gif





L'utilisation des articles et des photographies est interdite sans accord préalable.


            herm.gif

Livres en Bretagne...

(TOUS LES ARTICLES
)

              
                   herm.gif

Multimédia de Bretagne et d'ailleurs... (archivé ? C'est vous qui voyez)

(TOUS LES ARTICLES)

Syndication

  • Flux RSS des articles

Publicité

Depuis près de deux ans, Gwénola Corbin redonne leur cachet d'origine aux tableaux malmenés par le temps. Les musées, les comités de chapelle ou encore les particuliers font confiance à cette jeune femme de 32 ans agréée par le ministère de la culture.

La restauration de tableaux est un art exigeant, où précision et patience sont de rigueur. Ce travail implique aussi une grande responsabilité de la part de l'artisan qui travaille à chaque fois sur des pièces uniques. « Pour les musées, on discute avec nos collègues conservateurs si on a des doutes sur les techniques à employer. La collégialité est toujours appréciée » confie Gwénola Corbin. Avant toute rénovation en effet, un constat d'état est dressé, pour déterminer le traitement à effectuer en fonction de l'état de l'oeuvre.
La jeune femme appartient à la fédération française des conservateurs-restaurateurs, avec 1 500 autres collègues du textile, de la sculpture ou des métaux. Ce titre est parfois contesté par les conservateurs de musées. « Ils considèrent que nous pourrions nous contenter de l'appellation de restaurateur. Je peux le comprendre mais comme eux, nous avons une connaissance de l'histoire de l'art. Nous faisons de la conservation préventive, en contrôlant les conditions climatiques et en nous occupant du transport des tableaux. Nous faisons aussi de la conservation curative en ralentissant la dégradation des oeuvres. Enfin, nous facilitons leur lecture pour le grand public » se défend Gwénola Corbin.
C'est à Fouesnant que cette jeune diplômée de l'école supérieure des Beaux-Arts d'Avignon* a installé son atelier. La pièce, aux allures de laboratoire avec ses bocaux colorés sur les étagères, bénéficie de conditions de température et d'humidité quasi-idéales, pour ne pas détériorer encore plus les toiles. « Ce qui me plaît dans ce métier, c'est de manipuler les oeuvres de près, et de toucher les matériaux. Nous sommes au service de l'oeuvre. Nous ne laissons pas notre patte quand nous la réparons, ni notre nom au dos. Ce n'est donc pas de la création artistique pure ».
Ces dernières semaines, Gwénola Corbin s'est vue confier par un particulier une tableau représentant un paysage de forêt. Le tableau date du XIXè siècle et n'est pas signé. Il était très déchiré et la toile était oxydée. La restauratrice a du réaliser un doublage pour tendre cette toile et lui faire retrouver la planéité. Il a ensuite fallu entreprendre une opération de nettoyage, en retirant à l'aide de produits détergents dosés à différents degrés, les couches de graisse et de suie. Gwénola Corbin met en garde les particuliers tentés par les recettes de grand-mères pour se débarrasser eux-mêmes des tâches. « Les gens utilisent de la pomme de terre. C'est à éviter car l'amidon reste sur la peinture et c'est une catastrophe à enlever ».
L'opération dite de dévernissage, ensuite, vise comme son nom l'indique à retirer les couches de vernis passées au fil des ans. On utilise des produits solvants dans la plupart des cas mais pour un résultat plus précis, on se sert aussi des rayons ultra-violets. « Des laboratoires spécialisés, à Marseille, Nantes et Versailles, manipulent même les rayons X et font des analyses micro-chimiques pour dater les tableaux » explique Gwénola Corbin.
La mise en peinture et le revernissage sont aussi des opérations délicates à mener. « Les restaurations opérées par les professionnels doivent être réversibles » souligne la jeune femme. Ainsi, on devra pouvoir retirer les matériaux sans abimer l'oeuvre au moment d'une prochaine restauration, ou si l'on remarque que l'on s'est trompé. Les conservateurs-restaurateurs préparent pour chacune des oeuvres qui passe entre leurs mains, un dossier précisant les différentes étapes de la rénovation, avec des photos à l'appui. C'est pour éviter les mélanges de matière qu'on ne retouche pas à l'huile une peinture à l'huile. On évite aussi d'utiliser des pigments susceptibles de moisir, et on opte pour un châssis en aluminium quand l'oeuvre se destine à une église ou une chapelle.
Comme vernis, on peut utiliser des résines synthétiques ou des matières naturelles comme la résine dammar qui jaunit rapidement et donne un aspect plus chaleureux. « Le vernis n'attaque pas l'oeuvre. C'est une barrière de protection qui a un intérêt esthétique » dit Gwénola Corbin. Les dernières retouches sont parfois réalisées au moment de l'accrochage. Dans les musées par exemple, il peut arriver qu'une oeuvre doive retourner à l'atelier à cause d'un vernis trop « clinquant », incompatible avec la lumière des spots.
Les scalpels, les lunettes-loupes, les outils de dentistes sont autant d'ustensiles utilisés par les conservateurs-restaurateurs. On trouve aussi dans leur salle de travail des spatules chauffantes, qui permettent de ramollir les anciennes peintures pour les refixer, ainsi que des bâtis en aluminium, pour garder les toiles en extension, et des colles spéciales, comme la colle de peau de lapin.
Depuis son installation, Gwénola Corbin a beaucoup travaillé pour d'autres professionnels, en Bretagne, pour les musées de Brest et de Quimper, mais aussi en Alsace et en Bourgogne. Elle s'est aussi fait la main en rénovant des peintures murales, dans le choeur d'une église dans le sud de la France. « Nous avons mis trois mois à une équipe de six personnes » se souvient-elle. Les conservateurs-restaurateurs facturent leurs prestations entre 350 et 400 euros hors taxes la journée. Ce montant peut paraître élevé, parfois beaucoup plus que la valeur vénale du tableau lui-même, mais c'est le prix à payer pour garder en état un souvenir de famille par exemple.
Gwénola Corbin redonnera-t-elle vie un jour à une oeuvre peinte par un artiste de l'école de Pont-Aven ? C'est en tous cas l'un de ses souhaits. La jeune restauratrice avoue aussi un faible pour Rembrandt et la peinture flamande, et pour les artistes contemporains et les matériaux qu'ils utilisent, comme le caoutchouc. « Au contact de l'oxygène, le caoutchouc se dégrade très rapidement. On fait des recherches pour le consolider ». Artiste dans l'âme, Gwénola Corbin profite de ses loisirs pour coucher sur la toile ses propres ressentis. Elle s'exprime autant à l'huile qu'à l'aquarelle.

Christophe Pluchon


Contact : 06 81 26 08 03.
gwenolacorbin@hotmail.com



* quatre écoles sont reconnues par l'Etat (l'institut national du patrimoine, la Sorbonne, les écoles des Beaux-Arts de Tours et d'Avignon). Elles délivrent le diplôme de niveau master de conservateur-restaurateur d'oeuvres peintes. Ce titre permet de travailler pour les musées, les monuments historiques et les particuliers. Le diplôme passé dans les écoles privées ferme en théorie la porte des musées.

Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 12 juin 2009
- Communauté : Les Bretons sont dans la place
Retour à l'accueil

Rechercher

C'est le nombre de visites reçues depuis la création du site, le 28 août 2006. A toutes et tous, un grand merci !

A QUOI CA SERT, LES STARS ?
6 novembre 2009.
   Dans un sondage publié par le Journal du Dimanche, on apprend qu'Harry Roselmack et Marie Drucker sont les deux journalistes préférés des français. J'ai du respect pour mes collègues, mais une défiance vis-à-vis des stars. Je ne pouvais donc pas passer à côté de cette information débile.
   Ce sondage a-t-il été commandé pour satisfaire le besoin qu'ont les moutons vivant dans notre société, de s'identifier à une personne connue pour exister ? (ce qui prouverait encore une fois que Gilles Servat a raison quand il clame : "pour vous rendre muets, on vous donne des stars" dans sa chanson "Chantez l'amour, la vie et la mort").
   Dans mes sujets de reportage, je m'abstiens le plus possible de mettre en avant les gens qui ont déjà une certaine célébrité. Je laisse au contraire la parole aux nombreuses personnes qui font des choses formidables et que l'on n'applaudit rarement !

  
Médias de tous poils, faites de même, élevez le niveau, bon sang !!!
(et arrêtez de faire peur à tout le monde avec la grippe H1N1. La route est plus dangereuse : dites plutôt aux automobilistes de mettre leurs clignotants dans les ronds-points, et d'arrêter de frimer avec les feux de brouillard... quand il n'y a pas de brouillard)

Christophe

Stylo et magnéto...

LES MAGAZINES DE RCF RIVAGES EN ECOUTE
(la libération de Brest, la maladie d'Alzheimer, les logiciels libres dans le Finistère...)
 
(
TOUS LES ARTICLES
) 
  LES MAGAZINES DE RCF RIVAGES EN ECOUTE
(le Château du Taureau en baie de Morlaix, les artistes de Camaret, l'histoire des radios libres du Finistère...)
 
             herm.gif 

La tête et les jambes...

(TOUS LES ARTICLES)                 herm.gif

Musique en Bretagne...

(TOUS LES ARTICLES
)


 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés