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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 10:24
Published by Christophe Pluchon
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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 07:17

img479.jpgMaire de Lesneven, Jean-Yves Le Goff est aussi le président de l'association des amis du musée du Léon. C'est un peu à ce titre qu'il signe ce livre illustré d'anciennes photographies et cartes postales, car une bonne partie d'entre elles appartiennent au musée. L'ouvrage contient environ 200 clichés en noir et blanc, ainsi qu'un petit texte de présentation des manoirs et des châteaux. « Les manoirs ruraux ont été édifiés au 15è siècle par des paysans enrichis par le commerce du lin et anoblis par le Duc de Bretagne suite à leur participation à la guerre de succession du côté des Montfort, les gagnants » explique Jean-Yves Le Goff.

Le territoire du Léon a compté jusqu'à 2 500 manoirs et châteaux. Il en subsisterait seulement le tiers aujourd'hui, à l'abandon ou rénovés. « Ils ont disparu au fur et à mesure des mariages, qui ont entraîné la réunion de plusieurs domaines. On les a aussi détruit car ils gênaient le passage des grosses machines agricoles sur les terres » poursuit l'auteur. Le livre est un beau témoignage sur l'histoire et le parcours des familles bretonnes à travers les siècles. Les amoureux des belles pierres visiteront avec bonheur le manoir de Trébodennic à Ploudaniel (dont il ne reste que l'aile gauche), celui de Penhoat à Saint-Frégant (rasé en 1980) et bien sûr les plus connus, comme les châteaux de Kergroadès à Brélès et celui de Kerjean à Saint-Vougay.

 

« Châteaux et manoirs du Léon » de Jean-Yves Le Goff est publié aux éditions Alan Sutton dans la collection Mémoire en Images (21 €)

 

Christophe Pluchon

21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 07:36

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Le livre « Abers » paru à la fin de l'année dernière s'étant vendu comme des petits pains, Géorama, qui le publie, n'a pas eu d'autre choix que de le rééditer, pour le plus grand plaisir des amoureux de ce charmant coin du nord-Finistère. Les rédacteurs de l'ouvrage, l'ancien journaliste Hervé Quéméner et le photographe Jean-Yves Guillaume s'en sont visiblement donné à coeur joie pour faire connaître l'histoire et le patrimoine de ce territoire irrigué par l'Aber-Ildut, l'Aber-Benoît et l'Aber-Wrac'h. « Nous avons voulu comprendre quelle était l'identité de ce pays qui ressemble à une île, explique Hervé Quéméner. On ne passe pas dans les abers, on doit y venir, car ils ne sont pas sur les routes habituelles de visite, pour les anglais par exemple qui arrivent en ferry ».

Si Hervé Quéméner et Jean-Yves Guillaume connaissent les lieux comme leur poche, ils ont su garder un certain esprit critique, même si les superlatifs (justifiés !) ne manquent pas pour décrire la vallée des moulins, le château de Kerouartz ou pour parler de la production ostréicole dans l'Aber-Benoît. La poésie du texte complète admirablement celle qui se dégage des photos toujours très naturelles. Cet ouvrage n'est assurément pas un guide touristique au ton souvent exagéré. C'est un « beau livre », un très beau livre même, qui mérite d'avoir une place de choix dans une bibliothèque.

« Abers, dans le secret de Benoît, Wrac'h et Ildut » est publié par l'éditeur brestois Géorama. Il coûte 26 €.

 

Christophe Pluchon


20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 22:29

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Un an après la publication du récit « Eclats d'enfance », Marie Sizun signe chez Arlea son cinquième roman. L'auteur n'est pas allée bien loin pour piocher son inspiration. « Je connais bien les plages bretonnes et en particulier celles de l'Ile Tudy où j'ai une maison. Il y a toute sorte de choses à voir et à entendre. C'est un terrain d'observation extraordinaire pour mon personnage » dit-elle. Dès le début du livre, le décor est planté. Anne, une femme seule de 36 ans, doit attendre la fin de la semaine que l'homme marié avec lequel elle entretient une liaison puisse enfin la rejoindre. Sept longues journées au cours desquelles cette bibliothécaire n'a pour confidente qu'une étendue de sable, toujours la même avec ses cris d'enfants et sa marchande de beignets, et madame Quéméneur, la patronne de son hôtel qui ressemble à celui des « Vacances de Monsieur Hulot ».

Marie Sizun, remarquée par deux prix littéraires en 2007 pour « la femme de l'Allemand », a travaillé très finement son écriture. Les textes sont de toute beauté : chaque phrase ou presque évoquera au lecteur une émotion, une douleur, une personne. Ce style volontairement haché, souvent interrogatif et donc toujours très imagé, c'est sa manière à elle de le faire adhérer à l'histoire. « On m'a souvent reproché de parler du quotidien des femmes. Mais c'est aussi important pour les hommes de voir comment fonctionne l'âme féminine » confie Marie Sizun.

Ce beau roman écrit à la première personne se dévore les yeux fermés. Il est à conseiller sans aucune hésitation.

 

Christophe Pluchon


17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 07:37

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« Un tour du monde à la voile comme on en rêve sur Amzer Zo » : le couple de brestois ne pouvait pas trouver meilleur titre pour faire voyager le lecteur. A 60 ans, sitôt l'âge de la retraite sonné, Yvonne et René Le Ru décident de mener à terme leur rêve d'enfant : traverser les océans du monde à bord d'un voilier. Ils réalisent comme tant d'autres, que la vie est décidément trop courte !

Construit spécialement pour cette aventure, l'Amzer Zo (« on a le temps ») prend le large à la mi-octobre 1997. « Nous avons du attendre de recevoir un téléphone satellitaire pour correspondre avec notre famille. Notre départ, du coup, a été retardé de deux mois et nous n'avons pas pu profiter de ce qu'on appelle l'alizé portugais. Nous nous sommes retrouvés devant un chapelet de dépressions successives jusqu'au Cap Vert » raconte René Le Ru.

Le bateau jaune et bleu vogue donc d'île en île, d'un continent à l'autre, au gré du vent et des courants. Le couple, accompagné de son chien Jimmy et armé d'une santé de fer, arrive ainsi juste à temps pour le carnaval de Pointre-à-Pitre en Guadeloupe. « Nous sommes aux anges, chaque groupe est précédé de son orchestre, qui créé une ambiance endiablée » écrivent les auteurs. Yvonne et René Le Ru ne sont pas non plus avares en anecdotes sur leur visite des Gualapagos. La flore et la faune de cet archipel sont exceptionnelles, avec tout autour d'eux, des tortues, qui ont donné leur nom aux îles, mais aussi les iguanes et le jasmin sauvage. Ce tour du monde, qui a duré cinq ans, a laissé dans la mémoire du couple de voyageurs des souvenirs qu'il n'est pas près d'oublier. 

« Un tour du monde à la voile comme on en rêve sur Amzer Zo » d'Yvonne et René Le Ru est publié aux éditions La Découvrance. Tous les droits d'auteurs du livre sont reversés à la SNSM. 

 

Christophe Pluchon


30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 21:52

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Finistérienne d'adoption, Colette Vlérick s'est vite prise de passion pour la culture et les traditions bretonnes. Son premier roman historique paru en 1998, « la fille du goémonier » lui a d'ailleurs valu plusieurs récompenses. Avec « Les terres chaudes », l'auteur offre au lecteur une vision originale de l'âge d'or de la fraise à Plougastel-Daoulas. En 1903, l'une des soeurs Le Gall quitte avec son oncle, les terres vallonnées de la presqu'île pour les vastes plaines de l'ouest-canadien. Deux modes de vie, deux visions du monde s'affrontent alors.

Pour écrire ce roman, Colette Vlérick s'est beaucoup renseignée sur l'implantation de la fraise à Plougastel. L'ingénieur et botaniste Amédée-François Frézier avait ramené des plants de Blanche du Chili pour le compte du roi en 1714. Le petit fruit avait pu se développer grâce à des croisements avec la fraise des bois et du fait du climat tempéré de la presqu'île. « Ce qui m'a frappée en regardant les photographies anciennes, au temps où je situe mon histoire, c'est la bonne mine des gens, confie Colette Vlérick. On sent chez les Plougastels une élégance de bon aloi. C'est à la fraise qu'ils doivent leur prospérité ».

Tout bon roman devant contenir une part de mystère, l'histoire est conçue autour d'un secret de famille. Pèsera-t-il pour toujours ?

 

« Les terres chaudes » de Colettes Vlérick est publié aux Presses de la Cité (19 €)

 

Christophe Pluchon


1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 21:44

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Derrière les murs de l'ancienne conserverie Supergel travaille une dizaine de plasticiens, de photographes et de graveurs. Des artistes qui ont eu envie un jour, de sortir de l'isolement forcé de leur atelier. « Il fait très froid ici l'hiver. S'il y a trois personnes qui bossent, ça nous force à rester toute la journée » confie Jasmine Berder, la présidente du collectif. Cette jeune peintre, qui essaie comme ses voisins de vivre de son art, a réalisé pendant la crise de la grippe A/H1N1, une série de toiles montrant des animaux masqués. « C'est pour expliquer que l'on se protège trop et que l'on ne fait pas assez confiance à la nature » dit-elle.

Une porte métallique plus loin nous attend Marcel Larour. Ce douarneniste était déjà de l'aventure lorsque le collectif s'appelait « La Friche Mar'plij », et avant qu'il ne déménage au 43 de la rue Henri Barbusse, face au port du Rosmeur. Le sculpteur est un peu désemparé : « Il me manque 2 500 euros pour financer la mise en lumière des statuettes ». L'artiste, dont les oeuvres sont appelées à circuler dans les communes, a effectué une recherche sur l'adolescence. « Avant, les jeunes avaient plus de repères. C'est cette réflexion qui m'a incité à travailler sur ce thème. On peut voir des chaines par exemple, car les enfants ont besoin de liens et d'amour » explique Marcel Larour.

La Friche-Supergel héberge aussi une couturière, Magali Domec, qui fabrique des corsets, sorte de « sacs à mains-vêtements », avec un système de pochettes, à partir de tissu de récupération. « Dans les fripes, on trouve du coton de très bonne qualité pour un prix dérisoire. On peut faire de belles choses avec » dit-elle. Dans l'ancien garage de la conserverie expose enfin Hervé Dubault. Ses photographies, réalisées pour la plupart avec un bridge numérique et tirées en format 50x75 cm, montrent ce qui reste de deux lieux symboliques de Douarnenez, l'hôpital de la rue Monte-au-Ciel et l'école privée des Saints-Anges. « Ces endroits sont tous les deux contaminés par la destruction du temps. On y voit d'anciens lavabos, des mannequins désarticulés... L'ambiance, qui peut paraître glauque, est atténuée par les couleurs vives et le côté dynamique des images » explique-t-il.

Les artistes de l'atelier La Friche-Supergel accueillent les visiteurs du jeudi au dimanche de 11h à 13h et de 16h à 19h (avec nocturne exceptionnelle le 6 août). Vous trouverez plus de renseignements sur le site internet : www.supergel.org.

 

Christophe Pluchon


16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 22:14

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L'endroit est clair, aéré... Le musée du Léon nouvelle formule n'a plus rien à voir avec l'ancien espace qui avait ouvert ses portes en 1985. Abrité dans la chapelle des Ursulines derrière l'office de tourisme, le centre d'interprétation développe sur 250 m2 l'histoire du Léon selon plusieurs thématiques : la préhistoire, l'économie et en particulier la révolution agricole de l'après-guerre, et l'histoire culturelle. « L'ancien musée n'allait pas du tout à l'essentiel. Nous avions voulu exposer le plus d'objets possible mais il n'y avait pas de fil conducteur, explique Jean-Yves Le Goff, maire de Lesneven et président de l'association des Amis du Musée. Ce nouvel outil est plus interactif avec des films sur l'histoire de la région et la possibilité d'écouter de la musique bretonne. C'est ce que recherche les visiteurs et en particulier les scolaires ».

Les promoteurs du musée ont voulu montrer le développement du Léon depuis l'origine. Dans les vitrines sont exposés des silex découverts sur la côte à Kerlouan, et qui témoignent du passage des nomades à l'époque du paléolithique. Des vêtements en lin expliquent aussi le développement de cette culture ainsi que la richesse qu'elle a apporté à la région pour la construction d'enclos paroissiaux, de manoirs et de châteaux.

Contact : place des 3 piliers, 29260 Lesneven. Tél : 02 98 83 01 47. Le musée est ouvert du lundi au samedi de 9h30 à 12h et de 14h à 18h (sauf le jeudi, fermeture à 17h30).

 

« Le Léon de A à Z », une synthèse historique en 26 lettres


Rédigé sous la direction de Jean-Yves Le Goff par plusieurs universitaires, ce livre retrace le développement de ce territoire finistérien non pas de manière chronologique, mais selon le principe du « une lettre, un thème ». Le A se rapporte par exemple aux abers, le J désigne les Juloded, ces paysans marchands de toile, et le T est l'initiale du mot thalassothérapie, une invention roscovite. Cet ouvrage abondamment illustré est écrit de façon très pédagogique. Il s'adresse aux lecteurs qui veulent en savoir plus sur l'histoire de leur région et complète admirablement l'exposition présentée au musée du Léon.

« Le Léon de A à Z » est édité par les éditions Alan Sutton et vendu 23 €. Un ouvrage du même type sur Brest est en préparation.


Christophe Pluchon


21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 07:16

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Harpiste de talent dans le groupe Dremmwel, Marin Lhopiteau est aussi un luthier réputé. Les instruments qu'il conçoit depuis 1988 à Quimper ont séduit des artistes comme Cécile Corbel, Elisa Vellia et Cristine.

 

Ecouter l'interview diffusée sur RCF Rivages :

 

 

Début juin, Cécile Corbel a fait visiter l'atelier de Marin Lhopiteau à une équipe de la télévision japonaise. Faut-il le rappeler ? La harpiste de Pont-Croix interprète la bande originale du film d'animation « Karigurashi no Arrietty » (« Arrietty la Chapardeuse », en français) du Studio Ghibli dont la sortie est prévue pour cet été. Les journalistes du pays du Soleil Levant ne se sont pas fait prier pour venir filmer son univers, dans notre bout du monde à nous. C'est sur une harpe fabriquée par Marin Lhopitaux que la jeune artiste a écrit toutes ses chansons. A vrai dire, elle en possède deux, l'une qui l'accompagne sur les routes, et l'autre qui l'attend sagement à la maison et qu'elle utilise en studio. Cécile Corbel ne tarit pas d'éloges sur la qualité du travail de Marin l'Hopiteau. « J'ai essayé pas mal de harpes mais je n'ai pas trouvé d'instrument qui me corresponde aussi bien » dit-elle.

C'est par hasard que le luthier quimpérois découvre cet instrument. « J'avais commencé à fabriquer pour le plaisir des bouzoukis et des épinettes des Vosges, explique-t-il. Un jour, un ami dont la femme était harpiste m'a demandé d'essayer de lui faire une harpe. J'ai bien aimé et j'ai continué dans cette voie. Cela fait 22 ans que ça dure ». Marin Lhopiteau estime avoir réalisé environ deux cents harpes à raison de neuf exemplaires par an. Ses clients, tant amateurs que professionnels, doivent patienter deux années avant de pouvoir profiter de leur bel objet. Le luthier en propose deux types, l'un de 32 cordes, et l'autre de 34 ou 36 cordes. La différence de prix n'est pas énorme puisque les harpes sont commercialisées aux alentours de 3 000 euros. « Les deux modèles sont intéressants pour débuter dans la musique. Le plus cher a une meilleure qualité sonore et il est un peu plus grand » confie le luthier. Marin Lhopiteau avoue toutefois ne pas pouvoir répondre aux désirs de ses clients qui demandent à changer le rendu acoustique de leur futur instrument. « J'ai mon idéal de son, et j'essaie de m'en approcher. C'est indéfinissable en parlant. C'est pour cela que je ne peux pas produire une harpe qui aura le son souhaité par une personne ». Les seuls éléments qu'il accepte d'adapter car ils ne nuisent pas à la musicalité sont la forme du pilier (la partie frontale) et les ornementations. « A la demande, je peux ajouter des sculptures selon des dessins fournis par le client » dit-il. La chanteuse (et harpiste) finistérienne Cristine se souvient d'avoir eu le coup de coeur, pour « la forme ronde et généreuse, la colonne très courbée et cuivrée » des harpes de Marin Lhopiteau. « Je lui ai commandé une première harpe en 1992, et avec elle j'ai obtenu un Prix de Conservatoire et le Prix Carolan. Je me souviens que les membres du jury au Conservatoire de Vincennes l'avaient beaucoup admirée, reconnaissant (enfin) que la harpe celtique n'étaient pas un instrument d'étude, mais un instrument à part entière » dit-elle. Cécile Corbel, pour sa part, estime que les harpes de Marin Lhopiteau ont « une sonorité pleine et très affirmée. Les basses sont puissantes et les aigus bien présents ». Pour elle, le côté esthétique revêt une importance aussi grande que la couleur des sons. « On sent le travail sur le bois, le temps passé... En plus de son talent d'artisan-luthier, Marin a un vrai talent de sculpteur. Ses harpes sont vraiment uniques, presque vivantes. Elles sont très sensuelles, et féminines par leur forme et l'imaginaire qui y est relié ». Cristine va plus loin dans la démonstration : « La harpe est féminine parce que les sons sont transparents et aériens. Mais beaucoup d'hommes jouent de la harpe : Myrdhin, Alan Stivell, Dominig Bouchaud ou Ismaël Ledesma. Elle a quelque chose d'assez phallique, il me semble. Elle tient à la fois du glaive et du bouclier. Dans la mythologie irlandaise, la harpe devient une arme terrible, capable de tuer une assemblée toute entière... ça c'est masculin ! » dit-elle.

Marin Lhopiteau utilise le merisier comme matière première pour ses harpes, en raison de la grande résistance de ce bois à la traction. « On peut aussi prendre du frêne ou de l'érable mais mon vendeur ne me donne pas le choix » explique le luthier. Pour la table de résonance, qui est la partie la plus importante de la harpe puisque c'est elle qui transmet les vibrations, c'est un résineux, l'épicéa, qui est privilégié. Acheté « frais de sciage » et « coupé au bon moment en fonction des montées de sève », le bois est stocké pendant plusieurs années en extérieur, sous abri, le temps que cette sève soit complètement sèche. Quant aux cordes, elles sont réalisées en métal filé, en nylon et dans un alliage que l'on appelle faussement, selon Marin Lhopiteau, « fibre de carbone ». Ensuite, tout est affaire de réglage, entre la longueur vibrante des cordes et la table de résonance. La durée de vie d'une harpe, aussi bien conçue soit-elle, n''excède pas cinquante ans, en raison des tensions exercées sur ses différentes parties.

Tout luthier qui se respecte dispose dans son atelier de dizaines d'outils, les mêmes que ceux dont on se sert en ébénisterie. Marin Lhopiteau a aussi été contraint, pour les sculptures notamment, d'investir dans des scalpels de chirurgien et d'affuter des rayons de vélo. « Ca vaut le coup de perdre quelques heures à fabriquer ce genre d'outil avec ce qu'on peut récupérer à droite et à gauche. Je donne toutes sortes de formes à ces pièces d'acier, pointue, triangulaire, pour aller plus facilement dans les coins » dit-il. L'artisan possède aussi d'une dégauchisseuse et une scie à ruban... Bref, il a l'appareillage nécessaire pour donner vie à des instruments formidables et uniques. « Par rapport à il y a 300 ans, les machines sont d'une grande aide. Avec l'informatique, on peut aussi mettre les dessins à l'échelle et juger de la vibration d'une table de résonance ».

Marin Lhopiteau n'est pas à proprement parler un touche-à-tout. Si, à la demande de ses clients, il installe de petits micros sur les harpes afin qu'elles puissent être utilisées sur scène, il n'est pas question pour lui de se lancer dans la production « en série » de modèles électriques. Chacun son métier ! Ceux-ci sont pourtant appréciés des musiciens à la recherche d'un univers moins traditionnel. « J'ai fait une harpe électrique pour mon fils, qui joue dans le groupe Plantec, confie le luthier. Mais cette configuration n'est pas très intéressante, parce qu'il n'y a pas d'acoustique, juste des cordes et un cadre résistant ».

Ce n'est pas par militantisme, par volonté de défendre une région ou un peuple au plan culturel que Marin Lhopiteau s'est lancé dans la fabrication de harpes celtiques. Ce n'est pas non plus par passion « exclusive » pour cet instrument. De son point de vue, « il n'y a pas d'instrument plus noble qu'un autre. La harpe est avant tout un outil au service de la musique même si c'est vrai qu'il est agréable de ressentir les vibrations dans son corps ». Le luthier dit aimer aussi bien la flûte et la bombarde, et puis le violon, dont il exploite particulièrement bien les possibilités dans le groupe Dremmwel, en plus de la harpe.

Marin Lhopiteau aime le travail bien fait. « C'est une belle âme, un passionné de son métier, un perfectionniste » glisse Cristine, résolument admirative.


Contact : 02.98.95.82.47 ou marin.lhopiteau@orange.fr


Christophe Pluchon

 


Ecouter l'interview diffusée sur RCF Rivages :

 

3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 20:55

Du lundi au vendredi à 11h30 et à 18h30, la radio RCF Rivages, située à Brest dans le Finistère, vous invite à retrouver un magazine d'une demi-heure, relatif à l'économie, la culture, le patrimoine ou encore la santé sur tout le département.

 

Vous pouvez écouter les émissions avec le player. Certaines sont reliées à un portrait écrit (voir la liste ci-contre). 

 

En cas de bug, le temps que le fichier se télécharge, veuillez attendre quelques secondes l'extinction de la barre verte.

 

Le défilé de l'interview s'interrompra si vous quittez la page (lancez plutôt votre navigateur dans une autre fenêtre !)

Bonne écoute !

 

 

Producteur : Christophe Pluchon / RCF Rivages, 2008-2010.


 

-2010-

 

 

- Pour ou contre une centrale thermique à Guipavas (Finistère)

 

La Bretagne ne produit que 8% de l'électricité qu'elle consomme. Pour faire face à une panne générale d'électricité dans la région est envisagée la création d'une centrale de production, probablement au gaz, sur la commune de Guipavas. Cette émission a été mise en ligne en novembre 2010

 

 

 

 

- Pourquoi les compagnies aériennes low cost s'installent-elles à Brest ?

 

Après Roissy-Charles de Gaulle en juillet, la compagnie à bas coûts Easy Jet a ouvert le 5 novembre 2010 une ligne Brest-Lyon. Ces liaisons aménagent-t-elles le territoire ? Cette émission a été mise en ligne en novembre 2010

 

 

 

 

- Le château de Kerstears à Brest

 

Le château de Kerstears abrite le lycée privé Fénelon. C'est un témoin remarquable de l'histoire industrielle de Brest. Il a été ouvert au public pour les journées du patrimoine. Cette émission a été mise en ligne en septembre 2010

 

 

 

 

- Le Golf des Abers à Plouarzel (Finistère)

 

Un lieu unique, pour un moment de détente... et de sport, dont le parcours (18 trous) s'étend sur 42 hectares. Cette émission a été mise en ligne en août 2010

 

 

 

 

- La Friche-Supergel

 

Rencontre avec quelques-uns des artistes de ce collectif de Douarnenez, établi dans une ancienne conserverie de la rue Henri Barbusse. Cette émission a été mise en ligne en juillet 2010

 

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- Temps Fête sur Douarnenez 2010

 

Retour sonore sur cette grande fête maritime qui s'est déroulée du 22 au 25 juillet 2010. Cette émission a été mise en ligne en juillet 2010

 

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- Marie-Noëlle Fourn-Garnier

 

La plasticienne expose ses oeuvres jusqu'au 15 août 2010 dans la chapelle de l'Immaculée Conception de Guissény, dans le cadre du festival "l'Art dans les chapelles du Léon" (Arz Er Chapeliou Bro Leon). Cette émission a été mise en ligne en juillet 2010

 

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- Le cidre de Fouesnant

 

 Rencontre avec un "dégustateur", un producteur et une responsable du CIDREF, organisme qui défend les intérêts des cidriers finistériens. Cette émission a été mise en ligne en juillet 2010

 

 

 

 

- Visite d'Haliotika, le centre de découverte de la pêche au Guilvinec (Finistère)

 

Ouvert il y a 10 ans, Haliotika fait peau neuve. Des artistes ont travaillé sur la nouvelle scénographie qui explique de façon ludique et interactive le travail des pêcheurs. Cette émission a été mise en ligne en juillet 2010

 

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- Balade à la découverte des abers (Ildut, Benoît et Wrac'h)

 

Les abers dans le Finistère, sont un peu l'équivalent des rias ou des fjords. La mer s'incruste dans ces vallées où coulent des rivières. Les conditions sont idéales pour le développement des huîtres par exemple (Prat-ar-Coum). La région des abers compte aussi de nombreuses croix anciennes et des constructions liées à des légendes, comme le Pont du diable... Cette émission a été mise en ligne en juin 2010

 

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- L'entreprise Cellaouate à Saint-Martin-des-Champs (29)

 

Nouvellement créée, Cellaouate fait dans le développement durable puisqu'elle recycle des journaux pour en faire de la ouate de cellulose pour l'isolation des maisons. Cette émission a été mise en ligne en juin 2010

 

 

 

 

- Hervé Jaouen pour son livre "Aux armes zécolos" (Diabase)

 

Avec ce nouveau roman (que certains qualifieront de fable), Hervé Jaouen entend bien mettre en lumière un mal invisible, celui de la pollution de l'eau des rivières par les pesticides et les nitrates. Cette émission a été mise en ligne en juin 2010

 

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- Marin Lhopiteau, luthier et harpiste à Quimper

 

Marin Lhopiteau conçoit depuis de nombreuses années des harpes celtiques à Quimper. Cécile Corbel et la chanteuse Cristine figurent parmi ses clientes. Cette émission a été mise en ligne en mai 2010.   Vous pouvez aussi lire le portrait ici (attention, l'écoute du magazine s'interrompra). 

 

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- Louise Ebrel pour son nouveau CD "Ma Zad Ma Mamm"

 

Toujours vaillante, à 77 ans, la fille d'Eugénie Goadec, avec ce disque qui fleure bon le temps d'avant... Cette émission a été mise en ligne en mai 2010

 

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- Le recyclage des déchets électroniques dans le Finistère

 

   Notre quantité de déchets électroniques recyclés devrait s'élever à 10 kg par habitant et par an d'ici à 2014. Téléviseurs, micro-ondes, cartouches d'encre, piles... La filière s'organise au mieux pour éviter que toute cette production termine dans la nature. Reportage, notamment, à l'atelier Eco-Tri à Saint-Evarzec, qui démonte le matériel électronique. Cette émission a été mise en ligne en mai 2010.   Vous pouvez aussi lire le portrait d'un des acteurs de la filière, Bastien Lucas, ici (attention, l'écoute du magazine s'interrompra). 

 

 

 

 

- Année de la biodiversité : exposition "Océan de vies" à Océanopolis à Brest

 

 Le centre de découverte de la mer propose sur 700 m2, de découvrir les origines de la vie marine. L'exposition, prévue pour durer jusqu'en 2012, explique l'évolution de la notion de biodiversité depuis l'antiquité. Ce grand voyage de la mer d'Iroise à l'Antartique met aussi en lumière les dangers qui menace la biodiversité. Cette émission a été mise en ligne en avril 2010

 

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- Mehmet Yilmaz : ambassadeur de la culture turque à Quimper

 

 Mehmet Yilmaz est le nouveau président de l'association culturelle turque de Quimper. Il prépare avec la communauté la « Fête des Enfants » du 25 avril 2010, en l'honneur du fondateur de la Turquie moderne Mustafa Kemal. Cette émission a été mise en ligne en avril 2010.   Vous pouvez aussi lire le portrait d'un des acteurs de la filière, Bastien Lucas, ici (attention, l'écoute du magazine s'interrompra).

 

 

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- "Willy Ronis - Rétrospective", jusqu'au 22 mai 2010 au Quartz à Brest

 

Le Centre Atlantique de la Photographie dévoile 80 photographies en noir et blanc de Willy Ronis, des plus célèbres comme les amoureux de la Bastille aux plus confidentielles, comme ces clichés pris sur l’île Molène.
Pour nous faire visiter cette exposition, nous retrouvons le petit-fils de Willy Ronis, Stéphane Kovalsky. Cette émission a été mise en ligne en mars 2010

 

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"Les amoureux de la Bastille", 1957. Photographie W. Ronis. © Ministère de la Culture et de la Communication et Stéphane Kovalsky / dist. Agence Rapho.

 

 

- Nathalie Jégo, home-stager à Landerneau

 

Le home-staging s'implante tout doucement en France. C'est un métier en devenir, qui consiste à mettre en scène une maison ou un appartement en vue de le vendre plus vite (www.imagin-immobilier.com/). Cette émission a été mise en ligne en mars 2010.

 

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- Cristine, nouvel album : "Hors-Piste"

 

« Les chaussures », le premier album de Cristine a été récompensé en 2007 par le Grand Prix du Télégramme. La chanteuse douarneniste, auteur-interprète (et ancienne harpiste du duo Sedrenn avec Elisa Vellia), récidive avec « Hors-piste ». Ce disque à la poésie humaniste est à savourer les yeux fermés. Cette émission a été mise en ligne en mars 2010. Vous pouvez aussi lire le portrait ici (attention, l'écoute du magazine s'interrompra).

 

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Myspace : www.myspace.com/cristinechanson

 

 

- Visite du Centre en Route de la Navigation Aérienne à Loperhet (CRNA Ouest)

 

Le CRNA Ouest est la partie civile du Radar de Bretagne. Les 300 contrôleurs gèrent la navigation aérienne sur le grand ouest de la France et une partie de l'Atlantique. Cette émission a été mise en ligne en mars 2010 Vous pouvez aussi lire le portrait ici (attention, l'écoute du magazine s'interrompra).


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- Ecologique et créatif : Magali Simon crée des meubles en carton à Brest

 

Une petite étagère par ci, un fauteuil par là... Le carton épais permet de fabriquer des objets étonnemment solides, comme le mobilier de salon. Magali Simon donne des cours au centre de Kérangoff à Brest, pour permettre de se familiariser avec la technique (http://tortuedodouce.over-blog.com/). Cette émission a été mise en ligne en février 2010.


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Michel Glémarec : la biodiversité littorale vue par Mathurin Méheut (éditions Le Télégramme)

 

Il y a cent ans, Mathurin Méheut s'installait à la station biologique de Roscoff pour y peindre les milieux littoraux et leurs habitants. Le biologiste marin Michel Glémarec retrace ce séjour dans un ouvrage très bien illustré : 140 dessins représentant plus de 160 espèces d'algues, de poissons et de coquillages permettent de se faire une idée de ce patrimoine à l'heure où l'on parle de diminution des espèces.  Cette émission a été mise en ligne en février 2010.


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Chamming's, sculpteur à Edern (Finistère)

 

François Chamming's a la sculpture dans la peau. Le marbre, le bois, le bronze et le grès sont ses matières préférées. Il aime représenter les femmes et leurs attitudes. Cette émission a été mise en ligne en février 2010. Vous pouvez aussi lire le portrait ici (attention, l'écoute du magazine s'interrompra).


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- Le chantier du nouveau pont de Térénez (Finistère)

 

Cet ouvrage aux formes innovantes doit être mis en service en avril 2011 au-dessus de l'Aulne, à l'entrée de la presqu'île de Crozon. Cette émission a été mise en ligne en février 2010. Vous pouvez aussi lire le dossier ici (attention, l'écoute du magazine s'interrompra).


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- Plogoff contre la centrale, 30 ans après

 

La petite commune du Cap Sizun a rendez-vous avec sa mémoire. Le 31 janvier 1980 était lancée dans la douleur une enquête publique portant sur la construction d'une centrale nucléaire sur la falaise de Feunteun Aod. François Mitterand, élu à la tête du pays l'année suivante, a enterré ce projet qui a laissé de nombreuses cicatrices. Cette émission a été mise en ligne en janvier 2010. Vous pouvez aussi lire le dossier ici (attention, l'écoute du magazine s'interrompra).

 

 


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  (Crédit photo : revue Nukleel)

 

 

- Le tourisme solidaire

 

Découvrez grâce à ses acteurs cette forme de tourisme respectueuse des lieux et de ses habitants. Cette émission a été mise en ligne en janvier 2010.


 

 

 

 

 

 

 

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