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21 juillet 2007 6 21 /07 /juillet /2007 23:28

Comment les moines venus de l'abbaye de Bégard (Côtes d'Armor) au 12è siècle ont-ils réussi à maîtriser l'élément liquide si utile à leur survie, dans ce fond de vallée visité par la rivière Queffleuth ? C'est à cette question que tente de répondre l'exposition « Les frères de l'eau », visible depuis début juillet dans le bâtiment d'accueil de l'abbaye du Relec à Plounéour-Ménez.

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« Les moines, qui devaient rester cloîtrés, ont imaginé un système d'adduction d'eau et de drainage, explique Claire Prijac, chargée de mission culturelle. Ils ont creusé un étang pour avoir une réserve d'eau et de poissons, et pour faire fonctionner des moulins. On sait aussi qu'ils ont entouré les jardins de douves pour les assainir et éviter que les animaux sauvages y accèdent ». Le long du mur sud de l'église, on peut apercevoir de profondes rigoles tapissées d'ardoises. « Ce système de drainage favorisait l'écoulement du trop plein d'eau, et évitait à l'humidité de remonter. Nous l'avons remis en état, ce qui a permis d'assainir l'église ».

Du bassin versant à la fontaine en passant par le moulin, le visiteur a la possibilité de suivre le cheminement de l'eau de manière schématique avec l' « Aqua Machina », une grande maquette constituée d'aquariums. Il peut aussi, grâce à un panoramique photo géant, visualiser d'un mouvement de tête le territoire occupé par l'abbaye. Détruite en partie par un ouragan au 18è siècle et désertée après la Révolution, il n'en reste aujourd'hui que très peu d'éléments. Dans l'église, on peut toutefois admirer le retable de l'époque baroque, rénové il y a quelques années, et dans une moindre mesure, les ruines du cloître, de la salle capitulaire et de la sacristie.

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L'accès au site de l'abbaye du Relec est libre ainsi que l'exposition. Seules les visites guidées et les concerts sont payants. Le vendredi 10 août sera placé sous le signe de la musique baroque avec l'ensemble Circé pour ses « leçons de Ténèbres du jeudi » (auparavant, randonnée contée avec les frères Cornic à partir de 20h15).

Renseignements au 02 98 78 05 97 ou www.abbayedurelec.com.


Christophe Pluchon

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19 juillet 2007 4 19 /07 /juillet /2007 22:10

 

Ecouter un extrait de l'interview diffusée sur RCF Rivages :




A Riec-sur-Bélon, tout le monde ou presque connaît Jean-Bernard Huon et Laurence Hennecart, à la ferme de Penprat. Leur manière de vivre et de travailler soulève même des interrogations. Ils ont toujours privilégié la force motrice des chevaux et des boeufs pour labourer leurs champs, au détriment du tracteur. Pourquoi ? A une époque où l'on cherche par tous les moyens à intéresser les jeunes aux métiers de la terre, qu'ont donc à nous apprendre ces amoureux de la nature avec leurs gestes d'antan ? Plus de choses que vous ne le pensez...

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S'il est un troupeau que Jean-Bernard Huon a toujours accepté de suivre et de respecter, c'est bien le sien. L'agriculteur de Riec-sur-Bélon occupe les quinze hectares de la ferme familiale de Penprat avec sa compagne Laurence Hennecart, arrivée de Normandie au début des années 80 pour y suivre un stage dans le milieu agricole. « Ce qui m'a séduite, se souvient-elle, c'était la vie au calme, le travail rythmé par les saisons et les rapports avec les animaux. J'avais déjà vécu une expérience dans ce domaine avec quelques chèvres et un peu de maraîchage. Je n'étais pourtant pas formée à cela car j'avais fait une école de secrétariat ». Depuis, Laurence Hennecart ne regrette pas son choix, même si le travail ne manque pas, surtout à l'approche des beaux jours.

C'est en 1904 que le grand-père, venu de Moëlan-sur-Mer, s'installe à Penprat. Jean-Bernard Huon commence à y travailler à l'âge de quinze ans. L'endroit a peu changé depuis, du moins dans l'esprit puisque les poules se baladent toujours librement dans la cour. « C'est important, quand on est bien dans un environnement, que ça reste pareil, soutient le paysan qui fête ses soixante ans cette année. Les animaux et les gens cohabitent comme autrefois et j'ai voulu garder cette façon de vivre. Aujourd'hui dans les exploitations agricoles, les bêtes ont toutes des numéros. Chez moi, elles ont aussi des petits noms ».

La ferme dispose de trois chevaux, Dragon, Cybelle et Léone, issus du métissage, au XIXè siècle, d'étalons anglais du Norfolk roadster et de juments du Léon. Si pendant longtemps, ils ont été sollicités pour tirer la charrue, Jean-Bernard utilise aujourd'hui un peu plus les bovins pour ce type d'exercice. « Enfant, j'ai toujours travaillé avec les chevaux, se rappelle le paysan. Mais mon pas devient lourd avec l'âge. Avec les boeufs, c'est plus facile ». Par amour par les animaux, Jean-Bernard Huon et Laurence Hennecart ont toujours refusé de répondre par la positive aux sirènes du progrès. Pas de tracteur, donc, même s'il faut parcourir près de cinquante kilomètres au cul des bêtes pour labourer un hectare de terre, ni même de voiture. Ils vendent une partie de leur production directement à la ferme, comme le cidre par exemple, et pas sur les marchés. L'agriculteur a toujours été très lucide sur sa condition par rapport à ses anciens camarades qui, à dix-huit ans révolus, se dépêchaient de passer leur permis et d'acheter une automobile. « Cela ne m'intéressait pas, même si le progrès peut faciliter la vie. Nous avons été obligés d'avoir le téléphone par exemple ».

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Les journées commencent vers 7h-7h30 à la ferme de Penprat. « Ce n'est pas très tôt, diront certains, mais on reste tard le soir ! justifie Jean-Bernard Huon. Nous trayons les vaches à la main, nous leur donnons du foin et après nous prenons notre petit déjeuner ». C'est au son de la radio que nos deux agriculteurs s'informent, à ce moment-là, de l'actualité. Là aussi, rien ne presse : « on n'a pas besoin d'être au courant tout de suite. On le sera toujours par les gens qui viendront nous voir dans la journée ». Et du monde, il en passe régulièrement, à commencer par les stagiaires qui, à l'image de Laurence précédemment, veulent renouer avec les traditions. Jean-Bernard Huon sourit aussi à l'évocation des dizaines d'enfants des écoles et des centres aérés qui se posent des questions par rapport à cette drôle de manière de vivre et de travailler la terre. « C'est sale ! C'est la première chose qui leur vient à l'esprit. Mais quand ils voient les animaux, ils sont attirés vers eux et ils changent d'attitude ».

Petit à petit, l'agriculteur a aménagé la ferme de Penprat, ou plutôt il l'a rénové, oh, très modestement ! Sa plus grande fierté, c'est certainement d'avoir refait le toit de la maison qui menaçait de tomber. L'agriculteur a remplacé les vieilles ardoises par du chaume. Il en a appris les techniques auprès d'un couvreur professionnel, dans le Morbihan. Cette masure en terre battue, qui fait office de lieu de vie, a conservé son charme d'antan. Tout y est : le lit-clos, la veille horloge et la grande table rustique, sans oublier la cheminée que Jean-Bernard a bâtie de ses mains. « C'est agréable d'y faire une bonne flambée quand on rentre des champs, c'est mieux que la télé ! »

De cette vie au grand air dans une ferme traditionnelle bretonne a germé l'idée de monter une exposition. Vu la richesse du sujet, le projet a finalement pris la forme d'un livre de photographies. Dans « une ferme d'hier au XXIè siècle », Laurence Tondu et Christine Guillemot (et Célestine Postic pour les textes) reviennent en 144 pages et 130 images en noir et blanc, sur les principaux moments de la vie à la ferme de Penprat en Riec-sur-Bélon : les rapports avec les animaux, la traite et la fabrication du beurre, le passage du maréchal-ferrant (appelé aujourd'hui « podologue équin »), les labours, le battage du seigle et la participation de Jean-Bernard et Laurence à la fête du goémon au Pouldu. « Quand nous sommes venues pour la première fois, raconte Laurence Tondu, nous avons eu le coup de foudre pour cette ferme. Personnellement, la basse-cour en liberté, la petite chèvre qui grimpe sur le dos de sa mère et les vaches qui ne sont pas stressées, ça me plaît bien. On ne voit plus ça ailleurs. Il y a un certain équilibre avec la nature ». Le recueil de photographies, à mi-chemin entre le reportage et la poésie, n'est pas sans rappeler certaines images prises au début du siècle dernier. Il fleure le bon vieux temps, en quelque sorte.

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Jean-Bernard Huon et Laurence Hennecart, s'ils ne sont pas labellisés, estiment produire leurs oeufs, leur fromage et leurs légumes de manière biologique, dans le respect de l'environnement. « Beaucoup d'écolos parlent d'écologie sans trop savoir, poursuit Laurence Tondu. Pas eux. Leur manière de résister au progrès montre qu'avec la société de consommation à outrance, on est allé trop loin. Et puis, c'est la preuve qu'on trouve beaucoup de produits à côté de chez soi ». Nos deux agriculteurs vivent dans une forme d'autarcie. Ils vont très rarement se ravitailler au bourg de Riec-sur-Bélon. Cela ne les empêche pas d'être très ouverts sur le monde.

Le livre « une ferme d'hier au XXIè siècle » est publié chez Liv'Editions (30 euros). Il est en vente en librairie, dans les maisons de la presse et chez Jean-Bernard et Laurence Huon (tél : 02-98-06-46-89). Tous deux participeront à la Fête des Fleurs d'Ajoncs, à Pont-Aven le 5 août prochain.


Christophe Pluchon


Ecouter un extrait de l'interview diffusée sur RCF Rivages :



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17 juillet 2007 2 17 /07 /juillet /2007 21:54

La ferme d'Eden, c'est un peu le paradis sur terre pour Joseph Le Deunff et son épouse. Les chèvres du monde entier, mais aussi les moutons, les canards, les dindons, les chevaux et même un lama y ont élu domicile. La majeure partie de ces races sont en voie de disparition ou mal connues comme le cheval Fjord. C'est aussi le seul parc de France à montrer des moutons de Hongrie.

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Si la ferme a pu voir le jour, c'est bien parce que la passion l'a emportée sur les difficultés. « A l'origine, c'était la plus grande exploitation de Saint-Vougay, raconte Joseph Le Deunff. Elle a été divisée et nous en avons récupéré une partie il y a huit ans. Nous avons défriché la partie humide, nous l'avons drainée, nous avons semé, pour enfin pouvoir ouvrir au public il y a deux ans ».

Le résultat fut à la hauteur des espérances : le parcours qui s'offre aux visiteurs s'étale sur 3,5 kilomètres. Près de 200 animaux domestiques s'y côtoient et on peut même entrer dans les enclos pour les caresser. « Ils sont habitués à voir passer du monde. Avec les bêtes à cornes, on ne risque rien non plus. Ils sont tellement câlins » s'émerveille Joseph Le Deunff, qui voudrait bien faire venir l'année prochaine des animaux domestiques d'un autre genre, comme des chameaux ou des dromadaires.

Parmi les bêtes devant lesquels les visiteurs y vont de leurs commentaires, citons aussi le lama et l'alpaga. Avec leurs poils longs et leurs deux couleurs, c'est vrai qu'ils se ressemblent. Joseph Le Deunff fait pourtant bien la distinction. « Le lama a les oreilles en banane et le dos bien plat, tandis que l'alpaga a les oreilles droites et le dos rond, comme un gros mouton ». Et à ceux qui pensent que le lama crache systématiquement quand il est en colère, tout est affaire d'éducation paraît-il. « Si on l'apprivoise, il deviendra méchant, et alors il crachera » explique Joseph Le Dunff.
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La ferme d'Eden à Saint-Vougay est ouverte jusqu'à 21 heures pendant l'été. De la restauration sous forme de pierrade viande est servie le midi et le soir. Des jeux bretons permettent à toute la famille de bien s'amuser le temps du goûter par exemple.

Contact : 02 98 29 55 80 ou www.ferme-eden.fr


Christophe Pluchon

 
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16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 22:18

Pas moins d'une quinzaine de journalistes, pour la plupart bénévoles, ont été embauchés pour suivre, caméra au point, le 84è festival de Cornouaille qui se tient jusqu'à dimanche à Quimper. Ce rendez-vous est orchestré depuis onze ans maintenant par l'équipe d'An Tour Tan, créateur du Cyber Fest Noz qui rapproche les Bretons du monde entier grâce au web. « Nous nous relayons depuis le matin, jusque tard dans la soirée pour rendre compte des événements de la journée, que ce soit pendant les stages ou les concerts » explique Nicolas Gonidec, webmaster d'An Tour Tan.
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www.festival-cornouaille.com est conçu pour proposer aux visiteurs un accès direct aux éléments multimédias enregistrés et rédigés pendant le festival. Ils sont maintenant au même niveau sur une même page d'accueil, alors qu'il y a trois ans, les photos et vidéos venaient en complément des articles. Le système de mise en ligne a aussi été automatisé depuis l'année dernière dans un souci d'efficacité. « Le redimensionnement des photos se fait tout seul » ajoute Nicolas Gonidec. Pour les journalistes du site, c'est une aubaine car il y a, mine de rien, beaucoup de travail en aval des tournages. « Pour une vidéo d'une demie-heure, il faut compter une bonne heure et demie de montage, sachant qu'on en gardera cinq ou six minutes. C'est le temps nécessaire pour obtenir de la qualité et être réactif ». Pendant le festival de Cornouaille, An Tour Tan gère aussi la diffusion des spectacles joués place de la Résistance, sur deux grands écrans et au club VIP installé derrière l'espace Gradlon.

Le site www.festival-cornouaille.com entend donc bien jouer dans la cour des grands. C'est pourquoi l'équipe de journalistes se suffit à elle-même selon Nicolas Gonidec. On peut pourtant se demander pourquoi aucun espace n'est prévu pour accueillir les images et commentaires des visiteurs du festival, à l'image des blogs par exemple. « Il y aurait trop de disparité si les gens mettaient tout et n'importe quoi, réagit le webmaster d'An Tour Tan. Il nous faudrait beaucoup trop de temps pour tout contrôler. Le site incite à visionner plus qu'à donner son avis ». Après le festival, les images et vidéos produites seront diffusées aux médias qui en feront la demande.

L'an dernier, www.festival-cornouaille.com avait été visité par 180 000 personnes. Cette audience importante ne peut qu'inciter An Tour Tan à remettre le tapis à l'occasion du Cyber Fest Noz, le 21 septembre (avancé d'un jour). Ce grand rendez-vous musical organisé simultanément au Zénith de Paris (à l'occasion de la Breizh Touch) et au Pavillon de Penvillers à Quimper pourra être suivi, comme tous les ans, sur internet, depuis les quatre coins du monde (www.antourtan.org).


Christophe Pluchon

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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 09:39

L'auteur installé à Quimper signe aux éditions Alain Bargain son quatrième roman. C'est son deuxième à paraître dans la collection Pol'Art, une collection qui permet de remonter l'histoire et mieux connaître le milieu de la peinture en Bretagne grâce aux enquêtes policières.
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Dans « Toiles de fond à Concarneau », Stéphane Jaffrézic avait choisi de mettre en scène Paul Gauguin, quelque temps après sa fameuse bagarre avec des marins de la ville bleue, en 1894. Cette fois-ci, les gendarmes Clet Moreau et Blaise Furic, en permission agricole pour rénover un penty, doivent élucider une étrange disparition à Châteauneuf-du-Faou. Ils entretiennent une relation privilégiée avec Paul Sérusier qui y travaille. Là encore, Stéphane Jaffrézic se base sur un fait réel pour transformer en drame un moment de quiétude. « J'ai lu qu'en 1893, Sérusier était tombé follement amoureux d'une critique littéraire polonaise. Quand elle le quitte deux ans plus tard, il est démoralisé ».

Les états d'âme du peintre et sa manière de fabriquer une oeuvre (l'huile sur toile « le pardon de Notre-Dame des Portes ») ou encore le voyage mouvementé en diligence de Concarneau à Châteauneuf-du-Faou (via Pont-Aven) plongent habilement le lecteur dans l'univers de l'art. Il n'est pas nécessaire d'être fin connaisseur pour aller au bout des 250 pages du livre.


Christophe Pluchon

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6 juillet 2007 5 06 /07 /juillet /2007 07:46

D'après l'IREP (Institut de Recherche et d'Etudes Publicitaires), les dépenses nettes des annonceurs sur internet ont augmenté de 42% l'an dernier en France. Le web est ainsi devenu en quelques années le support publicitaire le plus dynamique après la presse gratuite d'information. Sa part de marché a dépassé celle des quotidiens nationaux, et il a supplanté l'affichage traditionnel en grand format. Cette année, les recettes publicitaires devraient être multipliées grâce à internet. L'indicateur MPG, filiale du groupe Havas, table sur une croissance de 3,5%, malgré un premier trimestre sur des chapeaux de roue (1% de hausse).

Pour être lu sur Internet, pas de mystère, il faut être vu. Une bonne communication passe par des messages attrayants et l'un des supports privilégiés est la bannière. L'EIAA (European Interactive Advertising Association) a récemment rendu public une enquête portant sur les bannières les plus utilisées sur les sites internet. Il en résulte que d'un pays à l'autre, les webmasters n'optent pas, globalement, pour les mêmes types de formats, question de culture sans doute... Cette étude a été menée par l'EIAA sur les sites de ses membres (qui font 79% de l'audience internet en Europe), mais aussi sur ceux de l'OPA (Online Publishers Association).

Sur la toile, la bannière dite « classique » (468x60 pixels) est la plus ancienne. Celles qui lui ont volé la vedette au fil des années sont la bannière verticale (120x600), le skycraper (160x600), la bannière rectangulaire (180x150), la bannière rectangulaire moyenne (300x250) et la super-bannière (728x90).

C'est justement la super-bannière qui est la plus répandue sur les sites des membres de l'EIAA, suivi du rectangle moyen. Entre le 1er et le 2è trimestre 2006, l'usage de la super-bannière a progressé de 25% et celui du rectangle moyen de 22%. Chez les membres de l'OPA, ces deux types de bannière totalisent 86% des affichages.

La France n'est pas en reste puisque le rectangle moyen (300x250 pixels, rappelons-le) représentait 38% de parts de marché au second trimestre de l'an dernier. Les annonceurs allemands et italiens plébiscitent également ce type de format. En Allemagne, le rectangle moyen a progressé, en part de marché, de 225% entre les deux semestres de 2006. Au Royaume-Uni et au Danemark en revanche, c'est la super-bannière qui a les faveurs des publicitaires.

Qu'en est-il enfin du contenu des bannières et de leur cohérence avec leur support de parution ? Les études citées plus haut ne traitent pas de ces aspects. Pour Yann Débois, responsable de l'agence de développement web Adrenalis à Brest, si la surface évoque la qualité, un peu comme le grammage en communication papier, l'originalité est un point crucial à ne pas négliger. « Le côté sapin de Noël peut devenir excessif et agacer l'internaute, prévient-il. Si vous optez pour une bannière animée, choisissez de préférence un rythme assez lent avec si possible des transitions douces ».


Christophe Pluchon

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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 10:52

Ce roman paru ces jours derniers aux Presses de la Cité est le deuxième que l'auteur situe en Bretagne, après « le Bonsaï de Brocéliande ». Cette fois-ci, Pascal Martin envoie l'un de ses « coureurs de nuit » à l'île de Sein. « Foch, fondateur de l'Oeuvre, se sert de ces Coureurs de Nuit, des orphelins et des sortis de prison, pour ramasser l'argent d'héritages non-revendiqués ou de récompenses diverses, explique-t-il. On ne sait pas ce qu'il fait du magot ».
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Dans son livre, Pascal Martin explore l'une des légendes courant sur le phare de Tévennec. S'il n'est pas originaire de la région, l'auteur avoue une tendresse particulière pour ces monuments. « Les phares pour moi, c'est en Bretagne et nulle part ailleurs, et la Bretagne c'est magique quand vous rêvez d'aventure ! »

Pascal Martin a travaillé pour l'émission Envoyé Spécial pendant dix ans, et il est aujourd'hui responsable de la série documentaire « Dans le secret de... ». Ce journaliste d'investigation reconnaît s'être servi des gens rencontrés au cours de ses reportages, avec toutefois un bémol. « Je pensais être libre de faire ce que je voulais des notaires véreux par exemple, mais ce n'est pas tout à fait vrai car les personnages ont tous une ligne directrice ».

Pascal Martin dédicacera « la malédiction de Tévennec » samedi prochain 30 juin à l'Espace Culturel Leclerc à Quimper, aux côtés de Nathalie de Broc, auteur de « la tresse de Jeanne », un roman sur le thème de l'identité et l'histoire des Johnnies de Roscoff.


Christophe Pluchon

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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 22:17

L'école n'est pas terminée pour tous les élèves qu'il faut déjà les préparer à aborder en toute sérénité la rentrée de septembre ! De nombreux sites se sont lancés sur le créneau des révisions assistées par ordinateur, durant l'année et pendant la période d'été. En France, 12 millions d'élèves (sans compter leurs parents, soucieux et attentifs) sont potentiellement concernés par les révisions pendant les vacances, histoire de ne rien oublier de ce qui a été appris.

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Maxicours.com est édité par le fondateur d'Alapage.com, Patrice Magnard, dont le père Roger, il faut le savoir, inventa en 1933 le concept des cahiers de vacances. Maxicours.com propose des révisions du cours préparatoire à la terminale dans de nombreuses matières, mathématiques, français ou anglais, mais aussi latin, géographie et électronique. L'enfant et l'adolescent peuvent établir un planning de révision et définir ainsi les périodes de temps pendant lesquelles ils sont les plus disponibles pour revoir leurs cours par internet, depuis chez eux ou sur leur lieu de vacances.

Le e-cahier de vacances mis en oeuvre par Maxicours.com propose des vidéos pédagogiques, des animations, des exercices interactifs et l'accès à divers dictionnaires, encyclopédies, calculatrices et outils de traçage. Les programmes sont conformes à ceux établis par l'Education Nationale et rédigés par une équipe de plus de trois cents professeurs.

9 000 cours et 42 000 exercices interactifs sont en ligne. L'abonnement « liberté » coûte 9,95 euros par mois (99,95 euros l'année) et donne un accès illimité à tous les cours du niveau choisi. Il permet en outre de comparer les cours de la classe précédente et ceux de la classe à venir, et pour les redoublants, de reprendre les leçons de l'année passée. Cette formule peut-être contractée pour les deux mois d'été et résiliée à tout moment sans préavis. Les animateurs de Maxicours.com entendent bien faire progresser les élèves auxquels ils s'adressent puisque l'abonnement bénéficie d'une garantie « réussite ou remboursé », en cas d'échec à l'examen malgré un travail régulier sur le site (au moins trois connexions mensuelles) et dans le cas d'un abonnement au 30 juin.

Et vous, vous souvenez-vous de vos cahiers de vacances ? Malgré l'arrivée du multimédia, les Nathan Vacances et Hachette Passeport restent incontournables, et il s'en vend encore beaucoup. Les congés d'été ne peuvent-ils pas être l'occasion de laisser de côté le clavier et la souris ? Patrice Magnard est confiant : « d'ici peu de temps, dit-il, il sera peut-être courant de réviser à la plage ou en voyage grâce à un accès Wi-fi ! ». Si c'est pour l'avenir de nos jeunes...


Lien : www.maxicours.com


Christophe Pluchon

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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 09:43

Yves Goulm est membre du jury du salon du livre insulaire d'Ouessant et critique littéraire. Son premier roman, « l'Apparition » (paru chez l'éditeur corse Albiana), raconte la survie miraculeuse d'un enfant dans un charnier, dans un camp de concentration pendant la seconde guerre mondiale. L'auteur a basé son récit sur l'histoire d'Isaac Celnikier, juif polonais lui-même déporté qui a réalisé de nombreuses gravures et peintures sur la Shoah.
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« Cela peut paraître une banalité, mais ma passion pour la littérature remonte à toujours ». Yves Goulm est un peu à l'image du personnage central de son livre. Piotr, le peintre, sauvé du trou par le soldat Puils pendant la seconde guerre, et qui décide de se cacher pour accomplir une oeuvre unique et « clore » son destin. L'ancien directeur du feu Musée des Champs de Saint-Ségal, l'amoureux des mots, aura attendu l'âge de 45 ans, la moitié d'une vie diront les aficionados des statistiques, pour publier son premier roman, et quel roman ! « Par le passé, j'ai écrit beaucoup de poésie et divers textes littéraires. Avec « l'Apparition », j'apporte ma réflexion sur le sens de l'existence » confie-t-il.

Yves Goulm a une vingtaine d'années quand il commence à s'intéresser de près à la littérature concentrationnaire. « Ce n'était pas lié à mes études car j'ai quitté l'école à seize ans. J'ai lu les écrits des condamnés à mort sous l'occupation nazie. La question du mal, de la gifle a alors émergé ». En 1995 à Quimper, il assiste au vernissage d'une exposition de gravures d'Isaac Celnikier, la partie de son oeuvre qui s'appelle la Mémoire Gravée. L'artiste, né en 1923 dans une famille juive de Varsovie, est déporté vingt ans plus tard. En avril 1945, les Américains le retrouvent vivant parmi les cadavres, dans un camion. « Peut-il y avoir un miracle en enfer, c'est presque le résumé de mon livre, explique Yves Goulm. De mon point de vue, la réponse est oui, car sinon, aucune espérance n'est possible ». Le soir du vernissage, il se retrouve à la même table qu'Isaac Celnikier, à l'invitation d'un cercle d'amis. « Il nous a dit ce qu'il n'avait raconté jusqu'ici que par ses toiles et ses gravures » se souvient, ému, l'auteur de « l'Apparition ».

Il faudra dix années à Yves Goulm pour « digérer » cette rencontre, et huit mois pour y mettre des mots. Ce fut très difficile. « Je savais que j'allais faire quelque chose de ce témoignage, confie-t-il. J'avais aussi en tête l'histoire du peintre Alexandre Ivanov qui va tout lâcher pour partir dans un monastère orthodoxe peindre une apparition du Christ aux pèlerins d'Emmaüs. Il n'achèvera jamais cette oeuvre. J'ai voulu accoler les deux histoires. Je pense que j'aurais sombré dans une espèce de folie si je n'avais pas écrit ce bouquin ».

« L'Apparition » décrit donc l'horreur de l'univers concentrationnaire, à la troisième personne, et Yves Goulm en est le témoin indirect. « Il ne s'agit pas de faire de l'esthétique mais de la poésie. Le 20è siècle, le siècle des camps stigmatise la mort de la pensée des Lumières. Un des cris essentiels a été : où est Dieu ? Je pose aussi une autre question : où est l'Homme ? C'est trop facile que les gens de la pensée des Lumières prennent Dieu à partie, et qu'ils ne se regardent pas par rapport à la monstruosité qu'ils ont installé. Il restait l'histoire et l'art, qui sont les deux autres catégories essentielles d'un individu. C'est par l'art que l'on peut réintégrer la pensée et la foi. La beauté permet la réconciliation dans le cas de la confrontation de l'individu au mal. La poésie est peut-être la condition essentielle pour se sortir de l'univers concentrationnaire ».

Le texte d'Yves Goulm fait immédiatement tilt dans l'esprit d'Isaac Celnikier quand il le reçoit et le lit. « Il m'a dit que s'il avait eu les mots, c'était ce qu'il aurait écrit, se souvient l'auteur. En revanche, sur la deuxième partie, nous avons longtemps discuté car il ne voulait pas de mon « chemin de croix ». Dans une lettre datée du 13 janvier 2005, le peintre et graveur polonais lui fait cette réponse émue dans différents paragraphes : « Je retrouve facilement, non seulement des éléments importants de mon œuvre, mais aussi de ma vie, comme si par moment vous étiez derrière moi à me scruter... », ou encore « Ma pensée est hésitante dans ma réponse à votre magnifique texte. C’est d’ailleurs une intuition, une révélation qui s’est forgée chez vous dix ans après mon exposition et cet entretien entre nous. Et c’est aussi quelque chose d’invraisemblablement profond… » et enfin « Tout ce merveilleux cheminement, digne parfois d’un Tolstoï… »jaquette-l-apparition.jpg

Par ses phrases longues, ses multiples descriptions, son style haché et quelques reproductions de gravures d'Isaac Celnikier, Yves Goulm a essayé en un peu plus de cent trente pages, de se rapprocher le plus possible du trait graphique de l'ancien déporté. « C'est un livre qui doit apporter du dérangement au lecteur, lui donner une impression de malaise. Les images que son imaginaire fabriquent ne sont pas des images de premier mai avec du muguet à la boutonnière, mais plutôt des étoiles jaunes, des traces et des meurtrissures. Les répétitions syllabiques peuvent l'entraîner dans une espèce de spirale. Des amis m'ont dit que par endroits, le texte était insoutenable ».

En voici un extrait, qui relate à la page 38 la décision du soldat Puils d'inspecter tous les corps avant de « recouvrir de remblai le monstrueux amas ». « Elles agonisaient depuis tellement longtemps ces gueules sans plus aucun éclat d'émail, d'or et d'argent. Au moment où la jonction allait s'opérer, Puils s'interposa entre la machine et les tas faisant signe au conducteur de stopper tout, d'éteindre le rugissement vorace des moteurs. Il ordonna à ses hommes d'installer le silence, de tout faire taire autour d'eux. [...] Corps par corps, corps après corps, ils devaient préalablement à les mettre en fosse, s'assurer qu'une vie n'était sauvable et porter un signe au cadavre ».

Baptisé à trente ans en la cathédrale de Quimper « par Monseigneur l'Evêque lui-même », catholique pratiquant, Yves Goulm résume sa philosophie de la vie par la maxime « Carpe diem en respectant l'autre et tu trouveras Dieu » (se donner du plaisir en respectant autrui). L'un de ses amis, le graveur de Pont-l'Abbé Philippe Migné, en atteste : « Yves est quelqu'un de généreux. Il a toujours des rapports très simples avec les gens ».

Le critique littéraire travaille actuellement à la rédaction d'un deuxième roman, beaucoup plus épais que « l'Apparition ». « Matins » sera une longue réflexion sur inspiration, un thème qui forcément stimule son imagination et qui devrait paraître dans quelques mois chez Albiana. Dostoïevskien convaincu, Yves Goulm coordonne aussi « l'Archipel des Lettres », la nouvelle revue littéraire du salon du livre insulaire d'Ouessant. Pour ce rendez-vous qui aura lieu du 22 au 26 août et dont il est membre du jury depuis trois ans, il est tenu de dévorer quelque quatre-vingt ouvrages pendant l'année ! Yves Goulm poursuit également sa collaboration avec la revue littéraire corse « A Pian d'Avretu » : sentir le parfum de l'île de Beauté est nécessaire à son équilibre, c'est pourquoi il s'y rend fréquemment en villégiature.


Yves Goulm dédicacera « l'Apparition » le 29 juin à la librairie Ar Bed Keltieg à Brest (entre 16h et 19h).


Christophe Pluchon

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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 14:01

« Histoires en villages » est le résultat de rencontres sur la communauté de communes de Pleyben. Isabelle Elizéon et Nicolas Hergoualc'h exposent tout l'été de manière itinérante les ressentis de seize habitants par rapport à leur attachement à leur lieu de vie, sous la forme de photographies et d'un DVD. « Tout est parti d'une conversation avec une personne qui racontait sa vie à la ferme après la guerre d'Algérie, se souvient Isabelle Elizéon. Les mairies nous ont donné des listes de noms d'habitants à contacter. Nous voulions mettre en valeur leur richesse par rapport à leur âge et à leurs activités. La photographie a permis de rendre accessible notre travail ethnographique car dans la tête des gens, c'est plutôt réservé aux chercheurs et aux étudiants ».

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Chacun des interviewés a posé devant l'appareil photo de Nicolas Hergoualc'h avec un objet qui lui est cher. Robert Quéré a par exemple choisi un chêne centenaire, et André Péron son carnet de bord (il fut marin pendant la guerre). Sophie Jamelot, de Gouézec, a préféré se placer devant la porte d'entrée de sa maison, acquise et rénovée il y a huit ans. « Je suis originaire de la région de Tours et mon mari de Rennes, confie-t-elle. Nous avons le coup de coeur pour cette bâtisse. C'est important de se dire que des générations s'y sont succédées. A notre arrivée à Gouézec, j'ai rejoint l'association de parents d'élèves de l'école et mon mari le comité des fêtes. Les bretons sont très accueillants à condition qu'on y mette du sien. Dernièrement, un voisin nous a dit qu'il avait l'impression qu'on avait toujours vécu ici ».

L'exposition « Histoires en villages » est visible du 30 juin au 6 juillet à la maison du patrimoine de Pleyben, du 8 au 13 juillet salle de la Roche du Feu à Gouézec, du 18 au 24 juillet à la salle polyvalente de Lennon, du 4 au 8 août à la salle polyvalente de Lothey, du 11 au 14 août à la salle polyvalente de Lannédern, et du 17 au 23 août à la salle polyvalente du Cloître-Pleyben. Le DVD sera vendu sur place et dans les mairies des communes. Renseignements au 02 98 80 10 33.


Christophe Pluchon

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