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24 mars 2006 5 24 /03 /mars /2006 11:11

Des ateliers, une galerie, et surtout une formidable envie de créer... Pont-Aven School of Contemporary Art (PSCA) et le Centre International d'Art Contemporain (CIAC) partagent le même bâtiment, un vaste entrepôt entièrement rénové, au 10 rue de la Belle Angèle face au Bois d'Amour. Les artistes viennent des quatre coins du monde. Ils sont titulaires d'un diplôme de beaux-arts et parlent bien anglais. Depuis janvier 2005, ils sont accueillis toute l'année, pour deux sessions de formation d'une durée de treize semaines. Ils ont à leur programme des cours de sculpture, de peinture ou encore d'histoire de l'art et de langue française.

Une nouvelle promotion de douze artistes, encadrée par trois professeurs, a pris possession des lieux début février, après un petit voyage culturel à Madrid pour visiter ARCO, la foire d'art contemporain. Gwen Pacallet, chargée de la communication de l'école l'assure : « ça garantit la cohésion du groupe qui rentre du coup plein d'énergie ! »

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L'aventure débute quand Caroline Boyle-Turner, alors étudiante à Rennes, découvre Pont-Aven dans le cadre d'une thèse consacrée à Paul Sérusier. « Les gens étaient aimables, et m'aidaient beaucoup dans mes recherches, se souvient-elle. Je me suis très vite sentie comme chez moi. Alors, j'ai eu la folle idée d'y fonder une école d'art. Je voulais aussi sortir les oeuvres des galeries, montrer le côté créatif en faisant des installations dans les rues ou dans les fermes ».

PSCA voit le jour en 1993, dans l'esprit de l'école de Pont-Aven : ainsi, les étudiants sont logés chez l'habitant, et comme le revendiquait Gauguin, ils ont le droit de tout oser. Cathy Eagleson, étudiante américaine, a par exemple entamé une recherche sur la pierre, très présente en Bretagne à travers les mégalithes, tandis que Mickaël Riou, issu des Beaux-Arts de Quimper, projette de prendre des photographies aériennes de vestiges archéologiques depuis un château d'eau. « On se critique entre nous, chaque semaine, dit-il, ça fait partie de la formation. Pour ma part, j'ai appris à m'ouvrir aux autres ».

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A l'issue de la session, les étudiants de PSCA exposeront leurs oeuvres dans la galerie. Daniel Heyman, l'un des professeurs, les a devancé puisqu'il montre jusqu'au 23 avril des bois gravés selon la tradition japonaise (Moku Hanga). « Dans cent ans, mes productions seront toujours les témoins de leur époque » sourit ce pacifiste de Philadelphie qui utilise ses travaux pour dénoncer, entre autres, la guerre en Irak. Et puis, du 1er août au 1er septembre, John Melvin, ancien étudiant de PSCA, dressera le long de l'Aven, une série de panneaux translucides de dix mètres sur dix. Il revisitera ainsi la rivière grâce à des jeux de lumières originaux.


Contact : 02 98 09 10 45

internet : www.pontavensa.org

 

 

Christophe Pluchon

 

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commentaires

Pont aven 25/07/2009 20:53

C'est une superbe initiative, cela devrait faire des naitres de magnifiques artistes.