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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 21:55

 

Ce petit appareil, qui tient dans une main, est un compact autofocus dit "de luxe". Il entre en concurrence avec le Nikon 28 TI, et le Contax T3 ou le Leica Minilux (voire les Minox ou Rollei), équipés, eux, d'une focale de 35mm.

Le Ricoh, en effet, possède un objectif de 28 mm et il faut aimer photographier des paysages déformés (voir le test avec un autre 28 mm au bas de cette page). En revanche, c'est le top en reportage, ou pour les photos de famille.

Avec un prix d'achat fleurtant les 700 euros (il y a une dizaine d'années, quand même), ce petit compact autofocus était censé en mettre plein la vue. Alors nous allons voir ce que vaut son objectif...

 

   

Conditions des tests :

Pellicule : Ilford FP4+ (125 ISO), développée dans le révélateur Ilford Ilfosol-3 à dilution 1+14 pendant 7 mn.

Prise de vue par temps gris mais assez lumineux. Mise au point sur l'infini.

Scan : scanner Epson Perfection 4180, "chauffé" pendant une demi-heure, à 4800 DPI en TIFF et en 8 bits gris, avec le pilote Epson Scan. Contraste et luminosité dans Photofiltre et aucune accentuation. Redimensionnement des détails des images à 250x250 pixels. Enregistrement final en Jpeg qualité maximale.

Je vous propose de lire mes résultats des prises de vue (détails) pour les ouvertures suivantes : 2.8, 4, 5.6, 8, 11 et 16.

Pour chaque diaphragme, les résultats au bord et au centre de l'image sont comparés. Traditionnellement, pour la majorité des objectifs, les images sont meilleures au centre et à des ouvertures de diaphragmes intermédiaires. Qu'en est-il pour le Ricoh GR1s ?

 

 

Pour mieux voir les détails, veuillez adopter une résolution d'écran 800 x 600 ou inférieure.

 

 

Image test :

 

 

Ouverture à 2.8 (bord gauche/centre) :

 

 

Ouverture à 4 (bord gauche/centre) :

 

 

Ouverture à 5.6 (bord gauche/centre) :

 

 

Ouverture à 8 (bord gauche/centre) :

 

 

Ouverture à 11 (bord gauche/centre) :

 

 

Ouverture à 16 (bord gauche/centre) :

 

 

Rien à redire, ou presque, sur la qualité optique de cet appareil sauf, peut-être, un vignetage  trop présent à mon goût  (et pas seulement à pleine ouverture). C'est indigne pour un appareil de cette classe.

Excepté à l'ouverture 2.8, les résultats en terme de piqué sont homogènes dès F4 (au bord et au centre) et donc très convaincants. Le rendu est, comme le Rollei 35 S, relativement doux. On peut toutefois noter une très légère chute du piqué à F16.

Le Ricoh GR1s reste un excellent petit compact pour les vacances. Il faudra quand même faire attention aux déformations.

En effet, si l'on compare cette 1ère vue, prise avec le Ricoh GR1s à F4, et cette 2è vue prise avec le Pentax 28-70 F4 (à l'ouverture F4 également), on n'obtient pas les mêmes résultats... Voyez l'église, à droite, bien plus penchée avec l'objectif du Ricoh, ainsi que la forme de la maison au 1er plan. En revanche, avec le Ricoh, le balcon est droit :


 

 

Tous les tests d'objectifs


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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 21:43

Après les courses cyclistes et les fêtes traditionnelles bretonnes, le photographe humaniste Pascal Pérennec montre jusqu'au 8 mars 2009 le fruit d'une année de prises de vue sur le thème des adolescents. Il les a suivi au sein de huit structures d'animation jeunesse, à la demande du Conseil Général du Finistère et des communes de l'Ouest Cornouaille.


Sur 50 000 clichés en noir et blanc, Pascal Pérennec a retenu une cinquantaine d'images. « Il fallait montrer les jeunes sous un jour positif, explique-t-il. Il y a eu beaucoup d'attente car il fallait se faire accepter et faire oublier l'appareil photo ». Les photographies expriment l'insouciance, par exemple avec ce garçon et cette fille qui s'amusent à se lancer de l'eau en courant avec des bouteilles. « On l'a tous fait quand on était ado. Ca me rappelle mon enfance quelque part. Ca a sans doute joué au moment de la prise de vue ».

Pascal Pérennec attrape le virus du déclenchement il y a 14 ans en exerçant comme pigiste-photographe dans des journaux locaux. « Je suivais des rencontres sportives. Déjà les gens m'intéressaient. Il fallait être très rigoureux. La presse écrite, c'est une très bonne école » dit-il.

L'exposition « Des adolescences » présentée dans le vieux phare de Penmarc'h sera montrée dans d'autres villes de l'Ouest Cornouaille durant l'année 2009. Ce travail fait également l'objet d'une brochure (www.pascalperennec.com)


Christophe Pluchon (mis à jour le 30/01/09)

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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 21:58
Depuis 1964, la cité du Ponant est jumelée avec la ville de Kiel en Allemagne. Geneviève Champeau-Bréhier a contribué au développement des relations entre les deux ennemis d'hier. Responsable du centre culturel franco-allemand, elle occupe aussi la fonction de consule honoraire d'Allemagne.



Entre Geneviève Champeau-Bréhier et l'Allemagne, ce n'est rien de plus qu'une histoire d'amour. Et quelle histoire ! Si ses racines sont bien ancrées dans la région brestoise, elle a pour ce pays une attirance toute particulière qui lui vient de son enfance.
Au sortir de la seconde guerre, son père, marin, est muté au bord du Rhin, dans la zone d'occupation française. Pendant dix ans, elle fréquente les enfants de son quartier, dans la ville de Spire, de la manière la plus naturelle qui soit. « Nous habitions un logement qui appartenait à des Allemands. Je jouais avec les petits Allemands. Je ne faisais aucune différence. Pourtant à cette époque, il y avait beaucoup de préjugés. Quand on me parlait des sales Boches, je répondais que je ne connaissais pas les mêmes personnes » raconte Geneviève Champeau-Bréhier.
Devant le malentendu persistant, elle se met en tête de montrer aux Français qui sont vraiment les Allemands. Elle s'intéresse de plus près, à son retour en Bretagne, aux relations établies entre les villes de Brest et de Kiel par le biais du jumelage qui ne touche alors que les élèves d'une poignée d'établissements. « Je voulais développer la culture, le social, l'universitaire, l'hébergement pour les jeunes et aussi la voile, et créer des contacts dans ces domaines » dit-elle.
Un club voit le jour, pour accueillir les Allemands de passage et les étudiants, organiser des voyages et donner des cours de langue. Puis, en 1983, face à l'augmentation des activités proposées et de la fréquentation, le club franco-allemand devient une Maison de l'Allemagne, un centre culturel affilié à la fédération des associations franco-allemandes. Cet organisme est présidé par des représentants des deux pays. « Français et Allemands peuvent venir nous voir pour trouver les bons interlocuteurs dans chacun des pays, explique-t-elle. Nous voulons montrer qu'un tel centre culturel ne s'adresse pas aux seuls germanistes. Il en va aussi de l'image de la Bretagne car il y en a peu en France ».
Sollicitée par l'ambassade, Geneviève Champeau-Bréhier accueille comme une « reconnaissance pour le travail accompli » le poste de consule honoraire d'Allemagne qui lui est offert en 2003. Si cette deuxième casquette lui donne plus de travail, elle l'oblige aussi à plus de rigueur car il en va de l'image du pays qu'elle représente. « Il n'est pas nécessaire d'être Allemand ou d'avoir la double nationalité pour occuper une fonction consulaire. L'important est de bien connaître le pays ». Geneviève Champeau-Bréhier vient en aide aux ressortissants allemands, pour des problèmes de papiers mais également de pertes d'objets, de maladie ou de divorce. Elle est aussi de toutes les manifestations officielles, comme les commémorations pour le 40è anniversaire du cimetière militaire allemand de Ploudaniel-Lesneven, l'été dernier, ou les réceptions pour les journées nationales franco-allemandes chaque 22 janvier. « Officiellement, je ne peux pas être juge et partie en cas de conflit entre les deux pays. Je me dois d'être fidèle à l'Etat que je représente. Je tiens le même discours que la chancelière Angela Merkel » assure-t-elle.  
Le 9 novembre 1989 reste pour Geneviève Champeau-Bréhier une date forte en émotions, gravée à jamais dans sa mémoire. Avec l'effondrement du Mur de la honte, c'est un nouveau chapitre de l'histoire de l'Europe qui s'écrit. Des dizaines de milliers d'Allemands de l'Est passent en force à l'Ouest, sous le regard dépité des policiers. « Ce qu'on apprend aujourd'hui sur la vie en RDA, c'est par des gens qui l'ont vécue. C'était le mystère, la peur. J'ai rencontré des étudiants qui ont fait de la prison pour avoir manifesté dans la rue. Leurs parents leur reprochaient de s'être rebellés » raconte, un peu amère, Geneviève Champeau-Bréhier. A partir de 1983, la Maison de l'Allemagne organise des Rencontres franco-allemandes à Berlin-Ouest. Le temps d'une journée, des étudiants français se rendent de l'autre côté du Mur. « Je leur demandais de prendre des précautions, de ne pas amener d'écrits et de cartes postales, afin qu'on sache le moins de choses sur eux, se souvient Geneviève Champeau-Bréhier. Quand nous passions de bons moments avec la population, quoi de plus normal de lui rendre la pareille en l'invitant à venir nous voir, en France ? Malheureusement, avec nos réflexes d'occidentaux, nous avions oublié que la population Est-Allemande ne pouvait pas sortir du pays, qu'elle était privée de cette liberté... »
Après la chute du Mur, la Bretagne se jumelle avec d'anciens länder ex-allemands comme la Saxe. C'est le début d'une nouvelle ère, le retour à l'unité pour ce peuple séparé 28 ans plus tôt pour cause de guerre froide. Depuis, l'Allemagne réunifiée a su relever la tête. Alors pourquoi, finalement, la connaît-on si mal ? Et, autre situation qui interroge, pourquoi la langue allemande est-elle toujours si peu apprise à l'école ? Pour Geneviève Champeau-Bréhier, « on a toujours mis dans la tête des enfants et des parents que c'était une langue difficile. Cela a joué un tour aux enseignants ». Le groupe allemand Tokio Hotel a-t-il inversé cette tendance ? « On m'a dit que dans certaines classes, on apprenait l'allemand grâce à leurs textes, avec beaucoup de plaisir ! »
Depuis les années 90, de plus en plus de personnes voyagent en Europe et s'intéressent à la culture et à la langue allemandes. Les hommes d'affaires, par exemple, sont très attentifs aux débouchés possibles dans ce pays. L'Allemagne, qui reste notre premier partenaire économique, est pourtant réputé comme étant très difficile à aborder. Question de mentalité, sans doute ? « Pour éviter les malentendus, il faut savoir comment l'autre fonctionne, explique Geneviève Champeau-Bréhier. Les Allemands sont très ponctuels, au contraire des Français en général, et quand ils s'engagent, ils ne reviennent pas leur décision. Il y a beaucoup de points communs entre les Allemands et les Japonais de ce point de vue-là ».
Celle qui a « appris l'allemand dans la rue » garde finalement un peu cet esprit. Pour la consule honoraire d'Allemagne à Brest, il ne faut jamais laisser tomber quand on a une idée en tête. « Mon père m'a toujours dit que quand tu as promis, tu dois aller jusqu'au bout » s'amuse-t-elle à rappeler. Raison de plus lorsque les intérêts d'un pays qu'on aime sont en jeu. Chez Geneviève Champeau-Bréhier, femme de conviction mais aussi de simplicité évidente, si la passion n'a pas de frontière, elle ne prend pas non plus de vacances...


Contact : Maison de l'Allemagne : 105 rue de Siam, 29200 Brest (02 98 44 64 07, site internet : www.mda.infini.fr) et consulat (02 98 43 32 53, à la même adresse).



Geneviève Champeau-Bréhier et son équipe préparent un grand événement pour marquer, à l'automne prochain, le 20è anniversaire de la chute du Mur de Berlin.


Christophe Pluchon
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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 21:59

Du lundi au vendredi à 11h30 et à 18h30, la radio RCF Rivages, située à Brest dans le Finistère, vous invite à retrouver un magazine d'une demi-heure, relatif à l'économie, la culture, le patrimoine ou encore la santé sur tout le département.

 

Vous pouvez écouter les émissions avec le player. Certaines sont reliées à un portrait écrit (voir la liste ci-contre). 

 

En cas de bug, le temps que le fichier se télécharge, veuillez attendre quelques secondes l'extinction de la barre verte.

 

Le défilé de l'interview s'interrompra si vous quittez la page (lancez plutôt votre navigateur dans une autre fenêtre !)

Bonne écoute !

 

 

Producteur : Christophe Pluchon / RCF Rivages, 2008-2010.

 


-2008-



- La formidable histoire des radios libres du Finistère

Première partie : Brest et sa région. Radio Paradis, Radio Brest Atlantique... Vous vous souvenez de la libération des ondes à Brest en 1982 ? Les témoins, anciens animateurs, racontent... 

 

 

 

 

Deuxième partie : les radios du centre et du sud-Finistère. Il reste peu de radios aujourd'hui. Radiocéan m'a ouvert ses portes. Dans ce magazine, il est aussi question de radio Poher, qui retransmettait en direct les séances du conseil municipal de Carhaix...

 

 

 


Ces deux émissions ont été mises en ligne en novembre 2008.

 

 

 

 

 

 

Vous avez aimé un magazine ? Aidez financièrement RCF Rivages en faisant un don (sommes déductibles de vos revenus pour les impôts). Découvrez la radio en cliquant sur le logo.

 

 

LES MAGAZINES DE RCF RIVAGES EN ECOUTE

2010

2009

2008 

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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 21:32
Déjà à l'origine d'un bel ouvrage de photographies sur la Bretagne (« Finistère sauvage »), Jean-Louis Potier vient de faire paraître un coffret dans lequel il montre deux visions différentes de Brest.



L'une, en noir et blanc, offre grâce au Rolleiflex, divers panoramas du port. Certains de ces lieux sont d'ailleurs interdits aux flâneurs du dimanche, depuis que la chambre de commerce et d'industrie a fermé au public une partie du site.
L'autre livre propose des images plus extraordinaires, cette fois en couleur. Elles ont été prises avec un Holga, un appareil en plastique fabriqué en Chine. S'il nécessite aussi de la pellicule 120, censé apporter une meilleure qualité aux images, c'est tout le contraire qui se produit. « J'ai choisi cet appareil basique qui produit des images bizarres, avec des défauts géométriques et des tâches sur une partie de l'image à cause des fuites de lumière. En fin de compte, les photographies ont souvent beaucoup de charme » constate Jean-Louis Potier. L'auteur a voulu se démarquer de la carte postale en proposant avec le Holga, un travail sur l'architecture brestoise.
Ancien enseignant d'arts plastiques et de photographie, Jean-Louis Potier vit à Saint-Pabu. Il est membre du Centre Atlantique de la Photographie, à Brest, depuis 1998. Il prépare actuellement un ouvrage d'images panoramiques sur l'Irlande.

« Finistère Sauvage » est paru chez Rue des Scribes Editions, et le coffret « Brest le port » et « Brest avec Holga » aux Editions Cloître.

Christophe Pluchon
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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 22:33

Présente dans six régions françaises, cette association travaille avec les services sociaux pour aider les propriétaires et les locataires à réhabiliter leur logement. Installée sur Brest depuis quelques semaines, elle a ouvert des chantiers de formation sur les quartiers de Saint-Martin, Recouvrance et Keredern. « L'idée, c'est que les gens se réapproprient leur maison ou appartement. Nous leur apprenons à repeindre une pièce par exemple. Mieux vivre dans son logement, c'est aussi ne plus avoir peur d'ouvrir sa porte. C'est donc mieux vivre dans son quartier » explique Frédéric Macé, l'un des trois employés de l'antenne brestoise.

Ce projet des Compagnons Bâtisseurs a été construit avec différents partenaires comme la ville de Brest, Brest Métropole Océane, le CCAS, le Conseil Général et les services de l'Etat, dans le cadre du Contrat Urbain de Cohésion Sociale. L'association est également financée par plusieurs fondations. Elle recherche actuellement des bénévoles pour dispenser les formations. Celles-ci s'adressent à tous les publics, malgré le caractère résolument social du projet.


Contact : 13 rue Danton, 29200 Brest. Tél : 09 65 00 56 21.


 


Christophe Pluchon


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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 20:31
La célébration de la naissance de Jésus-Christ a laissé la place au marketing et au commerce. Pour preuve, les catalogues de jouets abondent nos boîtes aux lettres dès la Toussaint ! Chez les Chrétiens, le 25 décembre doit avant tout être considéré comme un temps de retrouvailles et de partage. Histoire de redonner un vrai sens à cette fête...


Noël, symbole d'espérance pour les paroissiens du Relec.


Les laïcs de l'ensemble paroissial Notre-Dame du Relec, le père Christian Bernard, curé doyen de Morlaix-Trégor, et les responsables de l'ancienne abbaye cistercienne du Relec à Plounéour-Ménez ont mis sur pied une série d'animations pour Noël. Les visiteurs peuvent admirer une crèche dans l'église. Une partie des santons a été réalisée par de jeunes catéchistes.
Pour Elisabeth Vallas, coordinatrice de l'ensemble paroissial, « c'est à Noël qu'on se ressource, qu'on a une ouverture en terme d'écoute, de charité. C'est un moment où l'on ne parle pas de compétition, d'arrivisme. Les cadeaux ne sont pas à exclure dans la mesure des moyens de chacun, car Noël est synonyme de partage. Mais ça peut être aussi un regard, une attention, un sourire » dit-elle. Le père Christian Bernard partage cet avis. Pour lui, « l'essentiel du message n'est pas dans les vitrines, les lampions et les beaux rubans colorés. Il se trouve dans la crèche, illuminée le 24 décembre au soir, et dans la manière dont notre coeur accueille la venue du Sauveur ».
Les laïcs jouent un rôle indéniable dans la préparation de Noël. Pour Christian Bernard, « ils ne sont pas des aides aux prêtres mais des personnes qui, au titre de leur baptême, de leur confirmation, de leurs convictions, mettent leur charisme et leur don au service de l'Eglise. Les laïcs sont des sentinelles de l'invisible ». Le religieux raconte avec émotions ses Noëls d'antan. « Ils sentaient bon le riz au lait et le froid, et la messe à la cathédrale de Quimper ou à Guengat, mon village d'origine. Petits et grands, nous avions toujours la joie de nous retrouver. Il était agréable de voir les yeux des enfants s'illuminer quand on rentrait avec les surprises qui étaient modestes à l'époque ». Et le père Bernard de poser la question : « peut-on dignement fêter Noël sans célébrer Noël ? »

Deux messes seront célébrées, l'une le 24 décembre, à 19h en l'église de Pleyber-Christ, et le lendemain jour de Noël, à 10h en l'église de Plounéour-Ménez. La crèche est visible dans l'ancienne église abbatiale du Relec jusqu'au 4 janvier. En parallèle est proposée une exposition-vente de produits réalisés dans les abbayes et monastères de la région.



Une crèche vivante en presqu'île de Crozon.


Pas moins de quarante acteurs et des animaux vivants seront mobilisés ce week-end pour animer la 6è crèche vivante du bout du monde. Le spectacle, d'une durée d'une heure, sera donné au Fret, à la chapelle de Tal Ar Groas. Les décors et les costumes ont été réalisés par les bénévoles de l'association pour la sauvegarde du patrimoine maritime du Fret (ASPMF).
L'histoire raconte bien évidemment la naissance de Jésus-Christ. « Nous retracerons l'arrivée de Marie et de Joseph à Bethléem, avec l'âne, explique Danièle Bervas, animatrice de l'association. Nous installerons une étable au milieu de la chapelle pour que Marie s'y repose ». Les musiques, pour la plupart religieuses ou traditionnelles, ont été choisies avec soin. Une chorale locale interprètera notamment « la marche des rois mages ». « Nous avons une prédilection pour le vrai Noël, religieux, loin du coté commercial. Ce genre de féérie attire du monde » se félicite Danièle Bervas. D'autant que les effets spéciaux seront de la partie... Les chrétiens de la presqu'île (et d'ailleurs) seront comblés.

Le spectacle sera joué samedi 20 et dimanche 21 décembre à 16h et 18h, et lundi 22 décembre à 18h. Tarifs : 1€ jusqu'à 12 ans, 4€ pour les adultes.
 


Saint Divy : 800 personnes attendues à la veillée de Noël.


Depuis quatre ans, l'ensemble paroissial Saint-Divy-La Forêt-Landerneau-Saint-Thonan organise une veillée dans la salle omnisports de Saint-Divy. Ce rendez-vous draine énormément de monde, « dont beaucoup ne sont pas du secteur » se félicite le prêtre, Clet Méner. La préparation de ce temps fort mobilise une centaine de personnes, pour transporter et installer les chaises, mais aussi pour décorer le gymnase et animer la célébration qui commencera dès 19h.
Pour préparer la veillée sur le thème « changer son regard », Brigitte Lorrain et les autres membres de l'ensemble paroissial sont partis d'un texte de Jean Debruynne (« le secret qui fait lever le jour ») et d'une chanson de Patrick Richard. « Nous sommes constamment inondés de mauvaises nouvelles. Nous voulons montrer que dans le monde, il y a aussi de jolies choses. Nous pouvons regarder ce qui est beau, faire lever cette lumière et changer notre regard » explique Brigitte Lorrain. Pour elle, ce thème doit amener à réfléchir à plus de solidarité entre les êtres, et à nous convaincre de mettre en valeur des actes pleins d'humanité.


Temps de partage à Quimperlé avec la Mission Ouvrière.

La Mission Ouvrière du Sud-Finistère, qui regroupe la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, l'Action Catholique Ouvrière, l'Action Catholique des Enfants ainsi que des diacres et des prêtres ouvriers, organise ce samedi 20 décembre un moment de partage autour du message de Noël. Ce temps fort se déroulera à partir de 19h salle du Coat Kaer à Quimperlé. « Ce lieu n'a pas été choisi par hasard car il rappelle les luttes ouvrières récentes pour la défense de l'agroalimentaire sur le pays de Quimperlé » explique le diacre permanent de ce secteur, Patrick Vaineau.
Le thème choisi pour cette année 2008 est le suivant : « c'est de nuit ». Les 50 à 80 participants attendus à cette célébration se verront proposer des chants et des temps de réflexion en carrefours autour de ce message. Il sera décliné comme suit : « c'est au bout de la nuit, à l'aurore de l'amour, que nous connaissons l'Espérance ».
De l'avis de Patrick Vaineau, « c'est à Noël que beaucoup de chrétiens se rassemblent, notamment ceux qui fréquentent le moins souvent l'Eglise. Il est important d'écouter le message sur la venue de Jésus-Christ, et de voir qu'il y a autre chose que la course à la consommation. Nous avons besoin de nous retrouver autour de valeurs spirituelles ».


« Gwerz Nedeleg » : Ar Vro Bagan revisite la Nativité.


Ce samedi 20 décembre à 20h30 et ce dimanche 21 décembre à 16h30, la troupe conduite par Goulc'han Kervella se produit sur ses terres, en l'église de Plouguerneau. Le spectacle musical et théâtral « Gwerz Nedeleg » a vu le jour il y a quatre ans. C'est toujours avec le même plaisir que Strollad Ar Vro Bagan le présentera au public, en français et en breton, accompagné par l'ensemble Bann-Heol et la chorale KDM, sur des musiques de René Abjean et de Michel Scouarnec.
« Nous nous inspirons des évangiles de Saint-Luc et de Saint-Mathieu, ainsi que des calvaires bretons, explique le metteur en scène. Avec la « Fuite en Egypte », c'est l'occasion de mettre l'accent sur les souffrances du monde ».
Goulch'an Kervella se souvient avec nostalgie de ses Noëls d'antan. « Je suis né en 1951. C'était le petit Jésus qui nous donnait une orange et un morceau de chocolat. Le Père Noël est venu après. Après la messe de minuit nous avions un petit goûter. Le lendemain, il y avait un repas et les enfants de choeur venaient chanter à la porte. Tout cela est devenu un commerce. Le spectacle aide à revivre ces bons moments ».
Goulch'an Kervella n'omet pas de parler de la crèche qu'il installe avec son épouse à chaque Noël au pied du sapin, pour faire plaisir à leur fils Egareg. Et les cadeaux ? « C'est pour marquer le coup, lance-t-il, car aujourd'hui les enfants ont déjà beaucoup de choses ».

Tarifs : 5 à 10 euros, gratuit pour les moins de 12 ans. Renseignements et réservations au 02 98 04 70 93 ou au 02 98 04 50 06.



« Arrêtons l'hyper-Noël, faisons la paix avec la terre ».

Vingt-trois associations et mouvements d'église, parmi lesquels l'Action Catholique des Enfants, la Fédération Protestante de France et le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement se mobilisent depuis quatre ans à l'occasion des fêtes. Leur message ? « Appeler au respect de l'environnement par un changement de nos modes de vie ».
La période de Noël est souvent l'occasion de dépenses importantes, mais pour le finistérien Jean-Michel Lastennet, responsable du CCFD au niveau Bretagne et Pays-de-Loire, elles ne sont pas toujours justifiées. « Notre consommation ne concerne plus aujourd'hui nos besoins vitaux, mais le paraître. On devient ce qu'on achète. Nous devons revenir à plus de valeurs humaines, de convivialité et de solidarité. En tant que citoyens et de consommateurs, nous pouvons par nos achats infléchir la politique des industriels ». Jean-Michel Lastennet cite volontiers ces paroles révélatrices issues d'une chanson de Jean-Jacques Goldman : « Je prie les choses, elles comblent ma vie. C'est plus je pense, mais j'ai, donc je suis ».
Le responsable du CCFD n'est pas dupe non plus quand il parle de développement durable. « Quelle terre voulons-nous laisser à nos enfants ? Le développement durable est un argument de vente repris par les grandes surfaces. Il faut lui redonner son sens premier, à savoir faire en sorte de ne pas épuiser les ressources, et donner aux humains les capacités de vivre ensemble ».
Les organisateurs de cette campagne baptisée « Noël autrement » invitent donc les consommateurs-citoyens à aider les peuples en développement et à ne pas mettre en danger la planète par des actes irréfléchis. « Il n'y avait pas de place pour Jésus et sa famille à l'auberge. Aujourd'hui cette question est posée à chacun d'entre nous » écrivent-ils. La baisse du pouvoir d'achat incitera-t-elle à plus de retenue ?

Pour en savoir plus sur cette campagne : www.noel-autrement.org



A la maison d'arrêt de Brest, la radio, ça rapproche.


« Au moment des fêtes, l'ambiance est pesante pour les détenus. On mesure les conséquences de leur séparation de l'ensemble de la société. Ils ont envie que ce soit vite passé ». L'aumônerie de la prison de Brest, dont est membre depuis cinq ans le diacre permanent Pierre Blanc, se veut être un lieu d'écoute visant à montrer aux détenus qu'ils ont encore leur place dans la société. Ce service d'église les aide à exercer leur culte à l'intérieur de la maison d'arrêt et favorise leur réinsertion. « L'aumônerie de la prison et l'administration pénitentiaire sont parvenus à établir une relation de confiance et de loyauté. Nous sommes des partenaires, pas un contrepoids » se félicite Pierre Blanc.
Le 25 décembre, l'évêque de Quimper et Léon, Mgr Jean-Marie Le Vert, présidera la messe de Noël avec les détenus. La célébration sera animée par une chorale de Plouguerneau. Pendant les fêtes, l'administration pénitentiaire permettra aussi aux détenus de recevoir des colis de leurs familles. « Ordinairement, on ne peut leur envoyer que des lettres, et ils doivent acheter la nourriture et divers objets par un système qu'on appelle la cantine » explique le diacre. Les détenus auront aussi le droit à un repas amélioré le jour de Noël. Tous les dimanches, c'est par la voie des ondes que la population carcérale échange avec sa famille. Entre 10h30 et 11h45, les laïcs de l'aumônerie de la prison lisent les messages des détenus sur l'antenne de la radio RCF Rivages*, tandis que leurs familles et amis interviennent en direct par téléphone. « L'émission du 28 décembre aura une connotation particulière. Nous attendons beaucoup d'appels pour les fêtes de Noël » pressent Pierre Blanc.
L'aumônerie de la prison s'occupe régulièrement d'environ 10% de la population incarcérée à Brest. Elle oeuvre avec d'autres associations comme War Zao et la Croix-Rouge.

Fréquence sur Brest : 89 mhz. Liste complète sur le site internet : www.rcf.fr.



La Nativité, une découverte pour beaucoup d'enfants.


A l'école maternelle et primaire Saint-Joseph de Gouesnou, la préparation de Noël a pris la forme d'une célébration sur le thème de la lumière de Bethléem, mardi dernier. Ce symbole d'espoir et de lutte contre toutes les formes de haine et d'égoïsme était arrivé deux jours avant à Brest. « Noël, c'est d'abord une fête chrétienne » tient à dire le directeur, Fanch Hénaff, un peu désabusé que les enfants de l'école aient si peu de repères religieux. Pour pallier ce déficit, tout au long de l'année, les enseignants parlent de la Bible à leurs élèves. « C'est une manière de les éveiller à la foi et aux valeurs chrétiennes » ajoute-t-il.
Dans la classe de moyenne section de Marie-Christine Caër, décorée du traditionnel sapin, les élèves (moyenne d'âge 4 ans) ont fait des exercices pratiques autour de l'histoire de Jésus. Ils ont repris à leur manière la poésie « dans Paris il y a une rue... » pour l'adapter à la naissance du Christ. Puis ils ont modelé l'âne, Joseph, Marie, la mangeoire, pour les placer dans la crèche. « Pour beaucoup d'entre eux, ce moment de notre histoire est une découverte, explique l'enseignante. Les cadeaux, c'est la première représentation que donnent beaucoup de mes élèves. C'est dommage ».
Ce vendredi 19 décembre, jour des vacances de Noël, les enfants se verront offrir une après-midi festive avec goûter, au centre Henri Queffélec. Puis ils recevront un « cadeau collectif » pour leurs classes respectives. L'association de parents d'élèves de l'école Saint-Joseph de Gouesnou met à la disposition des enseignants quelques dizaines d'euros afin qu'ils achètent un jeu ou des livres utiles à tous les élèves. « Nous avons pensé qu'un tel geste était suffisant car les enfants ont déjà beaucoup de cadeaux avec leur famille » justifie Fanch Hénaff.


Christophe Pluchon

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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 20:27

Le vol de cette Vierge de Pitié dans l'église Saint-Onneau en 1980 avait fait couler beaucoup d'encre.


Il s'agit d'une statue de 63 cm de haut en albâtre, datant du XVè siècle. Elle est classée à l'inventaire des monuments nationaux depuis 1934, et inscrite au catalogue de sculptures religieuses protégées au titre des monuments historiques.

L'oeuvre, qui montre le Christ mort sur les genoux de sa mère, a été localisée de manière fortuite en 2004 au Chili, chez un collectionneur d'objets religieux. La commune d'Esquibien, propriétaire de l'église, ainsi que la paroisse, nourrissent l'espoir de récupérer chez cet homme maintenant très âgé la statue, au vu du testament qu'il a rédigé. « Il indique qu'après sa mort, il en fera don à une église ou à une chapelle. Malheureusement, il ne dit pas laquelle... » explique le père Yves Le Clech, curé de l'ensemble paroissial du Cap Sud. L'argument du prêtre, comme quoi « les gens avaient l'habitude de se recueillir devant cette Vierge de Pitié quand ils avaient des proches à l'article de la mort » fera-t-il mouche chez le collectionneur chilien ?

L'ancienne municipalité avait déjà noué des contacts pour rapatrier la statue, mais sans succès. Le dossier est maintenant entre les mains du Ministère de la Culture. Pour le faire avancer, la paroisse et la commune ont lancé une pétition, disponible à la mairie et dans les paroisses du Cap Sizun. Vous pouvez aussi la télécharger sur le site internet : www.esquibien.fr.


Christophe Pluchon


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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 11:18
Cette année encore, le Père Noël Vert sera appelé en renfort du Père Noël Rouge (le vrai) pour l'aider à passer dans tous les foyers. Ce vendredi 19 décembre 2008, mais aussi lundi et mardi prochains, plusieurs centaines de familles suivies par le Secours Populaire du Finistère se verront remettre des produits de fêtes, comme des chocolats et du saumon fumé, afin de passer un bon réveillon. Ils repartiront aussi avec des bons d'achat valables dans plusieurs commerces, cela pour permettre aux parents d'offrir eux-mêmes des cadeaux à leurs enfants.
Avec la crise financière, les foyers déjà affaiblis ont encore plus de difficultés à boucler les fins de mois. « De 455 familles aidées l'an dernier à Noël, nous sommes passés à près de 800, soit pratiquement le double » analyse Martine Elies, secrétaire départementale du Secours Populaire.
A l'image du Secours Catholique et des Restos du Coeur, le Secours Populaire reçoit de plus en plus de femmes seules avec enfants, de travailleurs précaires et de retraités. Ces deux dernières catégories représentent chacune 12% des aidés. Martine Elies tire aussi la sonnette d'alarme concernant les dons, en diminution. « Avec la baisse du pouvoir d'achat, les donateurs les plus fidèles nous disent aujourd'hui préférer faire jouer la solidarité au sein de leur famille » dit-elle.

Christophe Pluchon
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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 10:47
En 1993, Handicap International avait eu l'idée de lancer son sac à sapin, pour financer plusieurs types d'actions en faveur des personnes handicapées.

« A l'époque, ce produit était le plus souvent relégué au rayon des sacs poubelles » se souvient Yasmine Silem, chargée de communication. Depuis, les grandes surfaces et les jardineries ont accepté de jouer le jeu et de mettre en valeur cette initiative bonne pour l'environnement et pour l'insertion professionnelle.
Le sac à sapin est conditionné en établissement de service d'aide par le travail (ESAT). « C'est un produit pratique et malin pour protéger le sol des aiguilles et emballer proprement les sapins qui mesurent jusqu'à deux mètres de haut. Le sac à sapin est fabriqué à base de céréales. Il est 100% biodégradable et compostable ».
Le sac à sapin est vendu au prix de 5 €. Sur cette somme, 1 € 30 est reversé au profit d'actions humanitaires. Handicap International espère en vendre 500 000 cette année.

Christophe Pluchon

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