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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 07:39


Dans son premier livre, paru il y a deux ans, Anne Dumas avait témoigné de la maladie d'Alzheimer à travers l'histoire de son père. Cette fois-ci, et dans un tout autre genre, elle relate le parcours de Saint-Carantec, ce fils de roi né dans le Ceredigion qui refuse de prendre la suite de son père, Ceredig.

Anne Dumas a utilisé le conte pour raconter la fuite de Carantec depuis les Bretagnes, son voyage semé d'embuches et sa vie d'ermite. Elle a situé cette histoire sur deux cents ans, entre le Vè et le VIIè siècle. « Quand on lit les manuscrits, on découvre qu'il y a plusieurs Carantec. Au Moyen-Age, les copistes piochaient dans la vie d'autres saints pour faire en sorte que le leur soit le plus illustre » explique l'auteure.

Ce livre est la suite logique du travail de mémoire réalisé par Anne Dumas, dans le cadre d'un DEA. Elle s'est intéressée à la tradition pénitentielle en Bretagne.

 

« Les aventures de Carantec, le moine pérégrin » est édité chez Bénévent (13 €)

 

 

Christophe Pluchon

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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 21:40

A l'occasion de la journée internationale de soutien aux victimes de la torture, l'Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture organise une nuit de prière, du 27 au 28 juin. Catriona Mc Hale a rejoint il y a 4 ans l'ACAT du pays de Morlaix pour exprimer ses convictions.


ACAT. Derrière ces quatre lettres agit un mouvement né en 1974 à Versailles, à l'initiative de deux femmes membres de l'Eglise réformée, Hélène Engel et Edith du Tertre. Elles parviennent à mobiliser des chrétiens du monde entier (orthodoxes, protestants, catholiques et quakers), considérant que le message de l'Evangile est incompatible avec la torture.

Catriona Mc Hale a rejoint l'ACAT du Pays de Morlaix il y a quatre ans. « J'étais au chômage. J'avais envie d'être utile, de donner un sens à ma vie » se souvient-elle. A 36 ans, la jeune femme d'origine franco-écossaise est la benjamine du groupe. « Elle nous aide beaucoup grâce à ses connaissances en informatique pour faire des affiches par exemple » se félicite Claudine Avril, correspondante départementale du mouvement qui compte quatre groupes locaux (Pays de Morlaix, Quimper-Cornouaille, région brestoise et Carhaix-Poher) et une centaine de membres.

Depuis son arrivée à l'ACAT, Catriona Mc Hale a gravi les échelons en devenant membre de l'équipe d'animation régionale. Ses ainés la sollicitent souvent pour intervenir dans les classes de collège et de lycée. « Plus jeune, je me destinais à devenir enseignante mais j'ai coupé net en me disant que jamais je ne pourrais parler devant des élèves. Finalement, j'ai pris goût. J'ai besoin de transmettre des idées, des valeurs, et ça me fait du bien de me retrouver à l'ACAT avec trois générations de personnes de confessions différentes » dit-elle. Catriona Mc Hale n'appartient à aucune autre association, et elle se dépense sans compter pour le mouvement. « Je me suis réinvestie dans mes études, mais l'ACAT reste une priorité. Cet engagement m'apprend la persévérance, on relativise le temps aussi, en pensant aux détenus dans les prisons du monde entier. J'ai l'impression de recevoir plus que je ne donne et de me découvrir. Ca me structure au plan personnel ».

Très bien documenté, le site internet de l'ACAT* donne plusieurs définitions de la torture. Il se réfère à la Convention des Nations-Unies adoptée le 10 décembre 1984, et à la Convention interaméricaine pour la prévention et la répression de la torture. La torture est un acte volontaire, programmé et répété, à la différence d'un coup de colère ou d'une bavure. Mise en oeuvre par un bourreau, sous la responsabilité des autorités officielles, elle vise à obtenir par la pression, des aveux de la part de la victime, ou de la punir d'un acte commis par elle ou par un groupe auquel elle appartient. La torture a aussi pour but d'intimider ou de terroriser la personne, en brisant sa personnalité. Elle se concrétise par des souffrances physiques et/ou mentales aigües (violences sexuelles, mutilations, ingestion de produits chimiques, privation de sommeil, obligation d'assister au viol de ses proches, femme ou enfants...) qui laissent des séquelles à vie.

La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme indique dans son article 5, que « nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ». Pourtant, selon l'ACAT, la torture est pratiquée par les autorités de près d'un pays sur deux, du Togo à la Syrie en passant par le Mexique et par la Chine. Les Etats-Unis sont aussi montrés du doigt à propos du camp de Guantánamo. En novembre dernier, le nouveau président des Etats-Unis Barack Obama a indiqué son intention de fermer ce centre de détention d'ici janvier 2010. Il a signé un ordre en ce sens au début de l'année. L'ACAT du Pays de Morlaix croise les doigts pour que cette décision soit réellement suivie des faits. « Nous avons expédié de nombreux courriers pour obtenir du gouvernement français qu'il accueille des prisonniers de Guantánamo » explique Marie-Hélène Le Brun, une autre membre du mouvement. Pour l'ACAT, « certains détenus, 60 sur les 244 encore présents ne peuvent retourner dans leur pays car ils risqueraient d’y être torturés. S'ils étaient libérés aux Etats-Unis, ils seraient soumis à une suspicion et à un harcèlement systématique ». Nicolas Sarkozy, en avril, a indiqué que notre pays pourrait effectivement prendre en charge un détenu algérien de Guantánamo.

La France, si elle ne pratique pas de manière officielle la torture, est montrée du doigt par les associations de lutte à propos de ses conditions de détention dans les prisons. La surpopulation carcérale et le défaut d'intimité sont souvent cités. « Ne pas avoir suffisamment d'espace vital dans une maison d'arrêt, c'est une forme de torture car ça déshumanise la personne. Dans notre pays, il y a un manque de volonté politique de faire changer les choses » explique Catriona Mc Hale. Grâce au cinéma, et des films comme « Welcome » qui traite de la situation des clandestins à Calais, le grand public a pris conscience des traitements indignes infligés à certaines catégories de population, en raison de leur origine ethnique, sociale ou de leurs convictions religieuses.

Au niveau local et selon les causes à défendre, l'ACAT du Pays de Morlaix milite avec d'autres associations et collectifs, comme Amnesty International, la Ligue des Droits de l'Homme, le Mouvement de la Paix et Morlaix Libertés. La Nuit des Veilleurs, relayée depuis quatre ans dans le monde entier, est organisée entièrement par elle. L'action a lieu autour du 26 juin, date de la journée internationale de soutien aux victimes de la torture décrétée par l'ONU en 1997. Dans la nuit du 27 au 28, les chrétiens sont invités à prier pour les victimes de la torture autour du thème « prends-les dans ta main ». « C'est la main du Seigneur qui protège, qui sauve, qui délivre, explique Marie-Thérèse Grall, de l'ACAT du Pays de Morlaix. L'homme est à l'image de Dieu et pour nous chrétiens, défigurer un être humain n'est pas compatible avec notre foi. Par la prière, nous demandons que la main de Dieu fasse ce que la main de l'homme n'arrive pas à réaliser ».

Pour matérialiser cette action, l'ACAT demande aux participants à la Nuit des Veilleurs de s'inscrire sur le site internet, en donnant leur prénom. Il est possible de prier seul chez soi, entre 8h et 20h, mais aussi de rejoindre une chapelle, une communauté ou un temple**. Le groupe de l'ACAT de Morlaix aura une prière pour Monseigneur Wu Qinjing, évêque de Zhouzhi dans la province de Shaanxi en Chine, à qui il adresse tous les mois une lettre de soutien. Le religieux est en prison depuis trois ans, victime de la répression contre les catholiques.

 

 

Contact : ACAT Pays de Morlaix, 02 98 62 11 42

 

 

* www.acatfrance.fr

 

 

** Quelques-uns des lieux de prière ouverts à tous :

 

  • Brest, chez les Soeurs de l'Agneau de Dieu, 85 route du Vieux Saint-Marc (de 20h à 6h)

  • Carhaix, samedi 27 juin de 20h à 23h à la chapelle Sainte-Anne

  • Concarneau (Beuzec), à la communauté, 13 rue Stang ar Lin, le 26 juin de 17h à 19h

  • Morlaix, de 21h à 8h à la chapelle des Anges

  • Plouénan, de 20h à 21h30 à la chapelle ND de Kerellon

  • Plougonvelin, de 20h à 21h à l'église

  • Pluguffan, à la communauté, rue de Guengat, le 26 juin à 18h

  • Quimper, au temple protestant, rue de Kergariou, le 25 juin à 18h

  • Roscoff, à la chapelle près de l'église, de 20h30 à 22h

  • Tréboul : à l'église Saint-Joseph, le 26 juin à 20h30

 

 

 

Christophe Pluchon

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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 07:21
Depuis près de deux ans, Gwénola Corbin redonne leur cachet d'origine aux tableaux malmenés par le temps. Les musées, les comités de chapelle ou encore les particuliers font confiance à cette jeune femme de 32 ans agréée par le ministère de la culture.

La restauration de tableaux est un art exigeant, où précision et patience sont de rigueur. Ce travail implique aussi une grande responsabilité de la part de l'artisan qui travaille à chaque fois sur des pièces uniques. « Pour les musées, on discute avec nos collègues conservateurs si on a des doutes sur les techniques à employer. La collégialité est toujours appréciée » confie Gwénola Corbin. Avant toute rénovation en effet, un constat d'état est dressé, pour déterminer le traitement à effectuer en fonction de l'état de l'oeuvre.
La jeune femme appartient à la fédération française des conservateurs-restaurateurs, avec 1 500 autres collègues du textile, de la sculpture ou des métaux. Ce titre est parfois contesté par les conservateurs de musées. « Ils considèrent que nous pourrions nous contenter de l'appellation de restaurateur. Je peux le comprendre mais comme eux, nous avons une connaissance de l'histoire de l'art. Nous faisons de la conservation préventive, en contrôlant les conditions climatiques et en nous occupant du transport des tableaux. Nous faisons aussi de la conservation curative en ralentissant la dégradation des oeuvres. Enfin, nous facilitons leur lecture pour le grand public » se défend Gwénola Corbin.
C'est à Fouesnant que cette jeune diplômée de l'école supérieure des Beaux-Arts d'Avignon* a installé son atelier. La pièce, aux allures de laboratoire avec ses bocaux colorés sur les étagères, bénéficie de conditions de température et d'humidité quasi-idéales, pour ne pas détériorer encore plus les toiles. « Ce qui me plaît dans ce métier, c'est de manipuler les oeuvres de près, et de toucher les matériaux. Nous sommes au service de l'oeuvre. Nous ne laissons pas notre patte quand nous la réparons, ni notre nom au dos. Ce n'est donc pas de la création artistique pure ».
Ces dernières semaines, Gwénola Corbin s'est vue confier par un particulier une tableau représentant un paysage de forêt. Le tableau date du XIXè siècle et n'est pas signé. Il était très déchiré et la toile était oxydée. La restauratrice a du réaliser un doublage pour tendre cette toile et lui faire retrouver la planéité. Il a ensuite fallu entreprendre une opération de nettoyage, en retirant à l'aide de produits détergents dosés à différents degrés, les couches de graisse et de suie. Gwénola Corbin met en garde les particuliers tentés par les recettes de grand-mères pour se débarrasser eux-mêmes des tâches. « Les gens utilisent de la pomme de terre. C'est à éviter car l'amidon reste sur la peinture et c'est une catastrophe à enlever ».
L'opération dite de dévernissage, ensuite, vise comme son nom l'indique à retirer les couches de vernis passées au fil des ans. On utilise des produits solvants dans la plupart des cas mais pour un résultat plus précis, on se sert aussi des rayons ultra-violets. « Des laboratoires spécialisés, à Marseille, Nantes et Versailles, manipulent même les rayons X et font des analyses micro-chimiques pour dater les tableaux » explique Gwénola Corbin.
La mise en peinture et le revernissage sont aussi des opérations délicates à mener. « Les restaurations opérées par les professionnels doivent être réversibles » souligne la jeune femme. Ainsi, on devra pouvoir retirer les matériaux sans abimer l'oeuvre au moment d'une prochaine restauration, ou si l'on remarque que l'on s'est trompé. Les conservateurs-restaurateurs préparent pour chacune des oeuvres qui passe entre leurs mains, un dossier précisant les différentes étapes de la rénovation, avec des photos à l'appui. C'est pour éviter les mélanges de matière qu'on ne retouche pas à l'huile une peinture à l'huile. On évite aussi d'utiliser des pigments susceptibles de moisir, et on opte pour un châssis en aluminium quand l'oeuvre se destine à une église ou une chapelle.
Comme vernis, on peut utiliser des résines synthétiques ou des matières naturelles comme la résine dammar qui jaunit rapidement et donne un aspect plus chaleureux. « Le vernis n'attaque pas l'oeuvre. C'est une barrière de protection qui a un intérêt esthétique » dit Gwénola Corbin. Les dernières retouches sont parfois réalisées au moment de l'accrochage. Dans les musées par exemple, il peut arriver qu'une oeuvre doive retourner à l'atelier à cause d'un vernis trop « clinquant », incompatible avec la lumière des spots.
Les scalpels, les lunettes-loupes, les outils de dentistes sont autant d'ustensiles utilisés par les conservateurs-restaurateurs. On trouve aussi dans leur salle de travail des spatules chauffantes, qui permettent de ramollir les anciennes peintures pour les refixer, ainsi que des bâtis en aluminium, pour garder les toiles en extension, et des colles spéciales, comme la colle de peau de lapin.
Depuis son installation, Gwénola Corbin a beaucoup travaillé pour d'autres professionnels, en Bretagne, pour les musées de Brest et de Quimper, mais aussi en Alsace et en Bourgogne. Elle s'est aussi fait la main en rénovant des peintures murales, dans le choeur d'une église dans le sud de la France. « Nous avons mis trois mois à une équipe de six personnes » se souvient-elle. Les conservateurs-restaurateurs facturent leurs prestations entre 350 et 400 euros hors taxes la journée. Ce montant peut paraître élevé, parfois beaucoup plus que la valeur vénale du tableau lui-même, mais c'est le prix à payer pour garder en état un souvenir de famille par exemple.
Gwénola Corbin redonnera-t-elle vie un jour à une oeuvre peinte par un artiste de l'école de Pont-Aven ? C'est en tous cas l'un de ses souhaits. La jeune restauratrice avoue aussi un faible pour Rembrandt et la peinture flamande, et pour les artistes contemporains et les matériaux qu'ils utilisent, comme le caoutchouc. « Au contact de l'oxygène, le caoutchouc se dégrade très rapidement. On fait des recherches pour le consolider ». Artiste dans l'âme, Gwénola Corbin profite de ses loisirs pour coucher sur la toile ses propres ressentis. Elle s'exprime autant à l'huile qu'à l'aquarelle.

Christophe Pluchon


Contact : 06 81 26 08 03.
gwenolacorbin@hotmail.com



* quatre écoles sont reconnues par l'Etat (l'institut national du patrimoine, la Sorbonne, les écoles des Beaux-Arts de Tours et d'Avignon). Elles délivrent le diplôme de niveau master de conservateur-restaurateur d'oeuvres peintes. Ce titre permet de travailler pour les musées, les monuments historiques et les particuliers. Le diplôme passé dans les écoles privées ferme en théorie la porte des musées.

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 21:55


Installée en février 2006, la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité vise à prévenir les discriminations, et à aider les personnes qui s'en disent victimes à obtenir gain de cause en justice ou par le biais d'un médiateur. Ces discriminations concernent dans la moitié des cas, l'emploi (à cause d'un nom à consonance étrangère, l'âge, la sexualité...) et dans une moindre mesure, l'accès au logement, à la santé ou au secteur bancaire (pour obtenir un prêt par exemple).

Ancien directeur général des services de la mairie de Quimper, Michel Cornec accueille depuis le 27 mai les plaignants à Quimper, le mercredi matin, et à Brest, le mercredi après-midi (sur rendez-vous uniquement).

D'ici à la fin de l'année, un correspondant pour le Nord-Finistère prendra en charge la permanence brestoise. Jusqu'ici, les demandes devaient se faire par courrier, auprès de la Halde au niveau national.

La loi a aménagé certaines dispositions pour rendre plus facile la reconnaissance des droits pour les demandeurs. « Dans le cadre d'une recherche d'emploi, si une personne qui estime que sa candidature n'a pas été prise en compte peut fournir des éléments d'appréciation, alors la Halde intervient auprès de l'employeur et c'est à cet employeur de prouver qu'il n'a pas utilisé des critères prohibés par la loi dans son recrutement » explique Michel Cornec.  


Contact : 06 43 40 08 62 (internet : www.halde.fr)


Christophe Pluchon

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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 21:53



  Ecouter un extrait de l'interview diffusée sur RCF Rivages :



Dans son deuxième album, la jeune chanteuse originaire de Garlan fait un clin d'oeil à son ex-vie d'étudiante. Elle parle aussi d'amour, de ses rêves et de ses rencontres... A 25 ans, l'artiste avoue avoir mûri au niveau des textes et de la musique. « Nous avons rajouté un violon et une guitare électrique. Pour le premier disque, j'avais envie de concrétiser des projets personnels. Pour celui-ci, c'est le travail de tout un groupe que je veux mettre en avant ».

Comment définir l'univers de Gwladys ? « C'est de l'électro-folk-pop planante, de la musique calme au synthé avec beaucoup de moments de rupture ». L'artiste est passée par le chant choral, et elle s'est beaucoup entraînée au piano pour enfin maîtriser sa voix. Certains y verront des similitudes avec Björk, d'autant que les titres sont pour la plupart interprétés dans la langue de Skakespeare. « J'écris en français et je transpose ensuite en anglais. La musique a évolué de telle manière que je me sens plus à l'aise pour chanter en anglais » dit-elle. A l'intérieur de la pochette, vous ne trouverez aucun texte des morceaux. Gwladys et ses musiciens prennent en revanche la pose dans le chaos d'Huelgoat, pour exprimer leur univers onirique par l'image plutôt que par les mots.


L'album « Nobody else » est diffusé par Satellite Music. Pour en écouter des extraits, vous pouvez vous rendre sur le site www.myspace.com/gwladysrockpop.

Gwladys et son groupe se produiront le 20 juin à 16h30 à l'espace culturel Leclerc à Landerneau, et le soir-même en bas de la rue de Siam à Brest, à 21h, pour la Fête de la Musique.


Christophe Pluchon

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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 20:12



Ecouter un extrait de l'interview diffusée sur RCF Rivages :





« En tu all », son premier CD avait enchanté les critiques. Pour ce nouvel opus, la chanteuse finistérienne s'est adjointe le concours du guitariste et arrangeur Patrice Marzin. Un choix tout à fait évident pour la jeune femme, soucieuse de transmettre en langue bretonne « l'incroyable richesse de la musique et de la tradition chantée ». Complices, les frères Guichen font aussi une apparition sur quatre morceaux.

« C'est un disque plus empreint de recueillement, d'intériorité que le premier » explique Gwennyn. L'auteur-interprète dit avoir puisé inconsciemment son inspiration dans certains cantiques, appris par coeur lorsqu'elle était plus jeune. La chanson « Daouarn ma zad » (les mains de mon père), adaptée du texte de Naïg Rozmor, est un hommage aux anciens et à la terre, tandis que « Mammenn », « la source » en breton, développe une histoire imaginaire de la Bretagne. L'une des chansons écrites par Gwennyn nous fait aussi traverser l'Atlantique, à la rencontre du nouveau président des Etats-Unis. « 40 ans après Martin Luther King, un message de paix et d'espoir a envahi le coeur des hommes du monde entier » se félicite l'artiste. Ce nouveau disque de Gwennyn est un véritable hymne à la vie. « Comment pourrai-t-il en être autrement ? Je ne peux pas chanter autre chose ! »


L'album « Mammenn » de Gwennyn est distribué par Keltia Musique (www.gwennyn.com)


Gwennyn est en concert ce vendredi 15 mai 2009 à l'Auberge du Pont à Lannilis.



Christophe Pluchon

 

 

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 22:34

La plasticienne Annie Pennanec'h rêve encore, aujourd'hui, d'ouvrir un lieu permettant la rencontre entre les artistes et le grand public. En attendant de pouvoir mettre ce projet à exécution à Briec, elle a demandé, pour la deuxième année, le concours des commerçants de la commune. La maison de la presse, la boulangerie, ou bien encore la bijouterie ont accepté de jouer le jeu, en permettant l'accrochage des oeuvres dans les vitrines. C'est une forme de reconnaissance pour le travail accompli par la vingtaine d'artistes sélectionnés. « Ils sont rémunérés en droit de représentation publique, insiste Annie Pennanec'h. Quand on anime une ville, c'est normal d'en retirer quelque chose. Les artistes, eux aussi, ont du mal à vivre ».


Dans la vitrine de la mercerie Fil et Cadre, l'illustratrice de Pluguffan Béatrice Giffo a choisi d'exposer un dessin au fusain avec un texte de Prévert écrit à la plume, ainsi qu'une aquarelle. Elle s'est souvenue de ce poème qu'elle avait appris à l'école : « A l'enterrement d'une feuille morte. Deux escargots s'en vont... » « Jacques Prévert est un auteur qui parle à tout le monde. C'est une mine d'invention et de portes-ouvertes à toutes les fantaisies, à toutes les luttes. C'est un homme qui a touché à tout, et qui a parlé aussi bien de la vie que de la mort » justifie Béatrice Giffo.


« Les Imaginaires », une exposition autour de Jacques Prévert à voir dans les commerces de Briec-de-l'Odet jusqu'au 2 juin.


Christophe Pluchon

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 20:38
La célèbre goélette, ambassadrice de la ville de Brest, sera immobilisée de décembre à février prochain pour son grand carénage. Cette opération d'entretien, réalisée à intervalles réguliers, donnera lieu cette fois au remplacement des joints de pont, mais aussi du système de motorisation et d'éclairage. Il s'agit, pour la SOPAB, qui gère le bateau pour le compte de la collectivité, de réaliser jusqu'à 30% d'économie de carburant. « Nous allons refaire la salle machine et nous équiper en ampoules à led » explique Jean-Hervé Cozanet, capitaine de la Recouvrance.
Lancée le 14 juillet 1992 pendant les fêtes maritimes brestoises, le bateau affiche selon ses promoteurs, une excellente santé. Son programme de navigation est chargé pour cette saison. La Recouvrance participera du 19 au 24 mai à la Semaine du Golfe, dans le Morbihan, puis ira sur les Côtes Normandes pour effectuer une visite de courtoisie à la bisquine la Granvillaise, sortie du chantier début mai après des problèmes de mérule dans son bois. La Recouvrance déploiera aussi ses voiles pendant le Festival Interceltique de Lorient, entre le 31 juillet et le 8 août. En septembre, la goélette devrait se rendre à Santander, en Espagne, puis participer au départ de la Transat Jacques Vabre en novembre au Havre. Quand elle n'est pas affrétée par des sociétés ou des comités d'entreprise, la Recouvrance accueille le public en individuel, le temps d'une journée en mer par exemple. Il en coûte 90 euros pour découvrir les charmes de la navigation à l'ancienne.

Vous pouvez vous renseigner au 02 98 33 95 401 ou sur le site : www.larecouvrance.com

Christophe Pluchon
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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 07:28

Chloé et Matthieu Violleau ont ouvert en 2005 les Ecuries de Kerrous, à Bodilis. Le centre équestre reçoit un public composé de débutants et de cavaliers confirmés. Un groupe de personnes handicapées suit aussi chaque semaine une séance d'initiation à la conduite de l'animal.


« Nos premiers clients sont aujourd'hui nos meilleurs cavaliers » ne se lasse jamais de confier Matthieu Violleau. La satisfaction se lit sur son visage : avec son épouse Chloé, la trentaine comme lui, il reprend il y a quatre ans les bâtiments et les terrains d'une ancienne exploitation spécialisée dans l'allaitement de veaux. « Nous nous sommes rencontrés au moment du monitorat, le brevet d'état d'éducateur sportif premier degré en activités équestres, dit-il. Nous avons été salariés pendant cinq ans avant d'arriver à Bodilis. Je suis originaire de Vendée. Chloé a des racines bretonnes puisqu'elle vient du Faou ». C'est grâce à sa mère que Matthieu Violleau s'est pris de passion pour les chevaux. « Elle montait quand elle était jeune mais elle n'avait pas eu l'occasion de poursuivre. Elle s'y est remise avec moi à mon adolescence ».

Aux Ecuries de Kerrous, les chevaux ne se nomment pas Starlight ou Comanche, comme dans la série TV « Grand Galop », mais plutôt Far West, Vera et Jumper. Les deux dirigeants du centre ont chacun leur spécialité. Chloé a développé les concours de dressage. Son mari, lui, s'intéresse plutôt aux épreuves d'obstacle. Le couple participe régulièrement aux championnats organisés en région. « Nous avons reçu des prix. C'est important pour l'image du club, et pour voir comment on se situe par rapport aux autres. L'un de nos objectifs, c'est d'assoir cette renommée » dit Matthieu Violleau. Le centre équestre possède quarante-quatre chevaux et poneys, et garde une douzaine d'équidés en pension. Il n'a ni chevaux purs sang, ni AQPS (« autres que pur sang ») capables de disputer des courses hippiques, mais uniquement des équidés de la race Selle Français et des grands poneys. Le club pratique aussi la reproduction : trois poulains y sont nés et l'une des juments est à nouveau pleine. Le couple envisage de mettre prochainement un terme à cette activité d'élevage. « Nous sommes en phase de stabilisation, par manque de place et de temps pour nous occuper convenablement des animaux » dit Matthieu Violleau.

Régulièrement, le club fait appel à des stagiaires, comme Marianne Breton, en première année de BEPA Elevage à la Maison Familiale de Landivisiau. « Je sors les chevaux, je nettoie les box, je fais les soins. J'utilise divers outils comme des cure-pieds pour enlever les cailloux des sabots, et des brosses plus ou moins dures pour nettoyer le poil » explique-t-elle. Ce jeudi de mars, la jeune femme doit seller des chevaux pour trois résidentes du foyer du Petit Lannouchen de Landivisiau, qui dépend de l'association Les Genêts d'Or. Une fois par semaine dans le manège, ce hangar de 700 m2 spécialement dédié à l'initiation, Virginie, Caroline et Florence font des tours avec leur monture. Cette « heure de cheval » est toujours très attendue par les personnes handicapées intellectuelles. « Les filles aiment toucher les animaux et leur parler. Elles changent souvent de main, cela leur permet de ressentir différemment l'équilibre. Le cheval les berce, les calme et leur donne de nouvelles sensations. Elles sont aussi plus concentrées et ont l'impression de maîtriser quelque chose » confie leur éducateur, Alexandre Fustec. De son point de vue, les chevaux et les poneys sont gentils avec les enfants et les personnes handicapées, même si l'on n'est jamais à l'abri d'un accident. « Les filles savent qu'elles peuvent circuler sans danger dans les écuries. Mais elles savent aussi qu'elles peuvent tomber de leur selle si elles ne suivent pas les consignes. C'est déjà arrivé, mais sans gravité. Elles sont surprises, et après elles font attention » dit-il. L'équitation est pour les résidentes un loisir à part entière, au même titre que la piscine, le bricolage ou les balades. Cette activité ne rentre pas dans le champ de l'équithérapie car le cheval n'est pas utilisé pour aider à soigner les problèmes psychiques.

Outre les personnes handicapées, un public fidèle depuis l'ouverture, le centre équestre reçoit des enfants du secteur de Landivisiau, ainsi que des adultes, dont beaucoup montent sur le tard. Matthieu Violleau juge les Bretons fortement motivés par la pratique du cheval. « Nous accueillons beaucoup de femmes, âgées de 20-25 ans, propriétaires de leur animal. Elles veulent être mieux armées pour faire de la compétition » explique-t-il. D'autres clients des Ecuries de Kerrous viennent le soir, pour se détendre, ou pour apprendre à maîtriser l'animal pour la balade. En tout, 150 personnes fréquentent le centre équestre chaque semaine. Les cavaliers qui s'inscrivent pour de l'initiation n'ont pas de cheval attitré. « C'est bien qu'ils tournent car chaque animal a un caractère différent. C'est à chacun de s'adapter pour en tirer le maximum » affirme Marianne Breton. Aux personnes tentées par l'équitation mais qui ont peur de monter sur un cheval, la jeune femme se veut rassurante. « Il faut le caresser, lui parler car il sait quand la personne a peur. Pour l'impressionner, le cheval va faire tout un cinéma ou se mettre au fond du box. Le cavalier doit se placer au niveau de son corps pour ne pas qu'il puisse le toucher avec ses membres postérieurs ».

Entretenir un cheptel coûte cher, à commencer par l'alimentation de l'animal. Viennent ensuite l'amortissement du matériel et les soins. A moins de onze euros le cours collectif d'une heure, les tarifs pratiqués par les Ecuries de Kerrous se veulent compétitifs. La pratique du cheval n'est donc pas réservée à un public aisé comme on l'a longtemps supposé. L'équitation est synonyme de contact avec la nature et avec nos racines rurales, et ce sport olympique, le troisième pratiqué en France, donne vraiment aux enfants la possibilité de prendre des responsabilités, lorsqu'il faut préparer sa monture par exemple. Il les oblige aussi à bien se comporter en groupe et à développer leurs capacités psychomotrices. Le Finistère compte une centaine de clubs, soit un pour trois communes. Un million de personnes pratique l'équitation en France.

 

Contact : Ecuries de Kerrous, Kerrous, 29400 Bodilis. Tél : 02 98 24 65 30 ou 06 25 39 75 72.

Internet : http://ecurie-de-kerrous.skyrock.com/.

La liste des centres équestres finistériens est affichée sur le site de la fédération française d'équitation (www.ffe.com)

 

Christophe Pluchon

 

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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 22:07

Après dix années à la direction du Petit Futé de Brest, Yvette Doria s'en va vers d'autres horizons. Elle revient en réalité à ses premiers amours : l'organisation d'événements avec une touche des plus personnelles.


Tout le monde (ou presque) connaît le Petit Futé. Ce guide rempli de bonnes adresses est un ouvrage précieux pour celui qui veut découvrir une ville ou une région, qu'il y habite ou qu'il doive s'y rendre pour les vacances ou pour affaires. Le 23 mars, Yvette Doria lançait l'édition 2009 du Petit Futé de Brest*, devant une brochette d'invités. Une soirée durant laquelle commerçants, artistes et institutionnels purent faire plus ample connaissance avec Fortuné Pellicano. La direction nationale du guide a en effet choisi celui que l'on connaît surtout comme homme politique pour lui succéder. « Au bout d'un moment, je pense qu'il ne faut pas faire le match de trop, explique Yvette Doria. Je connais pratiquement toutes les rues et les magasins du Pays de Brest. Quand on fait dans la routine, il n'y a plus d'objectif ».

Née de parents enseignants, originaires des Côtes d'Armor, Yvette Doria se passionne très tôt pour les langues et les voyages. Elle étudie au Canada, dans un lycée anglais, avant de rejoindre la faculté de lettres de Rennes où elle apprend le russe. Elle travaille pendant les vacances à l'institut de thalassothérapie de Quiberon, sous la direction de l'ancien cycliste Louison Bobet. « Il m'a embauchée pour ouvrir une compagnie aérienne pour les clients de l'établissement, l'un des premiers en France, raconte-t-elle. Nous allions au Bourget chercher des stars, et nous leur offrions un survol du golfe du Morbihan ».

Dans les années 70, on ne réalise pas encore la nécessité de bien promouvoir le tourisme en France. Yvette Doria, elle, y croit fermement. Elle organise des séjours pour attirer une clientèle en Bretagne. A Saint-Brieuc, elle dirige une agence de voyages spécialisée dans le « réceptif », puis, en 1981, elle est nommée responsable du développement de l'aéroport de Rennes Saint-Jacques. Elle multiplie alors les lignes régulières et les charters vers Moscou, Tel Aviv, le Portugal et l'Andalousie.

Chargée de mission à Saumur de 1985 à 1987, Yvette Doria met toute son énergie au service d'une quinzaine économique, gastronomique et culturelle à l'hôtel Hilton Fifth Avenue de New York. Elle prend de plus en plus goût aux réceptions, et étoffe encore son carnet d'adresses. Elle relève quelques défis, de taille, comme par exemple trouver des échalotes pour permettre aux chefs français de confectionner une sauce au beurre blanc... Puis elle enseigne le tourisme au GRETA du Saumurois, et dirige une agence de voyages spécialisée dans les colloques clé-en-main. « J'avais le souci du détail, dit Yvette Doria. Ca compte beaucoup, un beau bouquet sur une scène, ou un animateur qui connaît parfaitement son sujet ». En 1990, elle prend en charge la direction commerciale du nouveau palais des congrès de Beaune, en quête de clients. « Je connaissais les responsables d'Elf et de Total, je leur ai dit où j'exerçais désormais et tout le monde m'a suivi ! »

Après quelques années en free-lance, à réaliser des études touristiques pour le compte de tour-operators, d'hôtels et même de l'Automobile Club de l'Ouest, Yvette Doria accepte en 2000 le poste de responsable d'édition du Petit Futé de Brest. Elle prend cette décision après avoir voulu lancer son propre business. « Je souhaitais monter une agence mais je me suis rendue compte que la ville n'avait pas de vrai palais des congrès, dit-elle. Le Quartz était surtout occupé par le spectacle vivant et le parc des expositions de Penfeld était vétuste. Il fallait développer le tourisme d'affaires, c'est bon pour les hôtels quand les participants arrivent la veille et repartent le lendemain ».

En une décennie, au prix de grands travaux, la ville est devenue plus accueillante et de plus en plus dynamique. Le port du château, le futur tramway et l'ouverture prochaine de trois nouveaux hôtels témoignent de cette vitalité. Yvette Doria aurait pu prendre une retraite bien méritée, mais son tempérament en a décidé autrement. Son projet ? Organiser de nouveau des événements de type réception ou congrès, à orientation moyen voir haut de gamme. Quand les piles sont encore neuves, pourquoi ne pas continuer à faire fonctionner la machine, après tout ? « Je suis animée par les forces de là-haut. Il y a tellement de choses à faire. Il faut aller de l'avant, ne pas se décourager quand on croit qu'un projet est bon ! » dit celle que l'on surnomme parfois « TGV » ou « Mère Térésa ».

Yvette Doria la battante est extrêmement généreuse. Grâce à ses relations, elle a souvent permis à des « petits jeunes découragés », comme elle dit, de trouver du travail. « Quand j'étais petite, mes parents m'ont appris à aider les autres. Je n'attends pas qu'ils me le rendent pour vivre. Je le fais de bon coeur ». Elle soutient ainsi plusieurs mouvements, comme l'Orphelinat Mutualiste de la Police Nationale. Chaque année, une partie des bénéfices de la vente du Petit Futé de Brest est aussi reversée aux Sauveteurs en Mer. Yvette Doria projette d'organiser un grand gala de type concert des Enfoirés pour soutenir l'association. Elle a reçu l'an dernier la médaille d'honneur de la SNSM des mains de son délégué départemental, l'amiral Pierre Le Duc. Yvette Doria rêve également de mettre en place un jumelage avec la ville de Tanger au Maroc, qui, comme Brest, a son festival du film court. « Le directeur est aussi impliqué dans le festival international du film de Marrakech, et il est responsable d'une chaîne de télévision, explique-t-elle. Cela peut-être positif pour Brest ». Comme toutes les propositions sont bonnes à prendre pour faire parler d'une ville, c'est aussi Yvette Doria qui a eu l'idée de faire préparer et déguster en janvier dernier en mairie de Brest, « le plus grand kouign amann du monde », pour l'avant-première du film « King Guillaume ». Toute la presse en a parlé, même à l'étranger !

Dans sa vie bien remplie, Yvette Doria parvient à garder du temps pour elle et pour sa famille. Si elle aime le golf, la peinture et les voyages, elle ne renoncerait pour rien au monde à deux autres plaisirs : les produits du terroir et... le karaoké. « J'interprète Piaf et Barbara, et mon mari c'est plutôt Lama et Aznavour. Nous chantons surtout pendant les séjours à l'étranger » dit-elle.

La vie en rose, c'est la ligne de conduite que s'est tout naturellement fixée « la petite futée brestoise », du nom de son blog (http://yvette.blog.mongenie.com/). Elle y parle de tout, de l'arrivée du printemps, de ses rencontres, et elle met régulièrement en ligne des photos de ses voyages. Yvette Doria, qui n'a jamais le sourire dans sa poche, reprend même cette citation de Julien Green sur le bonheur : « heureux d'être. D'être quoi ? D'être simplement ». « Les gens sont tristes, dit-elle. On parle de la crise mais j'aimerais qu'on prenne le temps de rire, de passer du bon temps ».

 

  * Vendu dans les maisons de la presse et les librairies au prix de 6,95 euros. Les guides Quimper, Finistère et Bretagne sont également disponibles.

 

 

Christophe Pluchon

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