Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 20:39

On le connaît mieux par le lieu dans lequel il est implanté... Le vallon du Stangalard à Brest, un endroit idéal pour la promenade avec ses ruisseaux, ses jeux pour enfants et sa crêperie.
Depuis plus de 30 ans, le conservatoire botanique, qui s'étend sur 22 hectares au sein de ce parc public abrité des vents dominants, protège la flore du monde entier menacée d'extinction (îIe Maurice, Canaries,  Madagascar, ou plus près de chez nous en Bretagne, massif armoricain, avec l'exemple de la narcisse des Glénans).
C'est aussi cet établissement qui accueille l'Arum Titan (amorphophallus titanium), l'espèce végétale qui produit la plus grande fleur du monde. C'est une curiosité : en juin 2009, elle a atteint 1m 87 et été visitée par 4 000 personnes.
Les serres du conservatoire botanique de Brest (en accès payant) affichent en miniature toute cette diversité.

Ecouter un extrait de l'interview diffusée sur RCF Rivages. Stéphane Buord, chargé des actions internationales, vous propose une visite des serres du conservatoire botanique :




Contact : www.cbnbrest.fr/
Repost 0
22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 21:56

 

Ecouter un extrait du magazine diffusé sur RCF Rivages :


Imaginez un grand terrain, une prairie sur laquelle sont érigées des statues de granite représentant les Saints fondateurs de la Bretagne et leurs disciples. Il s'agit d'un « projet fou et à contre-courant d'une époque qui privilégie le jetable », pour reprendre les mots de Philippe Abjean, le président de l'association « la Vallée des Saints ». Aux Vè et VIè siècles, des moines venus d'Outre-Manche ont évangélisé la Bretagne, et donné leur nom à des paroisses et des communes (les Lann, les Plou...), dépositaires aujourd'hui d'une légende et d'une culture populaires. « L'idée consiste à sauver, sur plusieurs années, cet héritage, un peu comme ce qui s'est fait pour les vieux gréements » explique Philippe Abjean.

Pendant tout le mois de juillet, sept sculpteurs ont commencé à concrétiser ce projet en érigeant huit des mille statues monumentales. Olivier Levêque, de Pléneuf-Val-André dans les Côtes d'Armor, a modelé le visage de Saint-Patern, le premier évêque de Vannes. « J'ai privilégié les formes simples, le genre de modèle qu'on trouve dans les fontaines » dit-il.

Ce samedi 1er août, dès le matin, les statues seront levées, certaines mécaniquement et d'autres à main d'homme avec des cordages et des madriers. L'inauguration officielle aura lieu à 18h, puis se tiendra un fest-noz à partir de 20h30. Le lieu d'accueil définitif de la Vallée des Saints sera connu en septembre. Un appel aux mécènes, entreprises et particuliers, est lancé pour financer l'édification des statues*.


Tro Breiz : 1 500 pèlerins en quête du paradis


Philippe Abjean est aussi le président de l'association « les Chemins du Tro-Breiz » qui depuis 1994, remet au goût du jour cet ancien pèlerinage très suivi au Moyen-Age, en l'hommage des sept Saints fondateurs. A l'époque, les 800 kms de ce tour de Bretagne se parcouraient en une seule fois, sur un mois, d'un évêché à l'autre. Désormais, le Tro Breiz est fractionné en sept étapes. Les pèlerins « boucleront la boucle » en ralliant du 3 au 8 août, la cathédrale Saint-Corentin de Quimper à celle de St Pol-de-Léon.


Françoise Zahra fera partie des 1 500 personnes inscrites pour cette « randonnée bretonne ». « J'ai envie de couper avec les habitudes, de prendre du recul, dit-elle. C'est aussi pour moi une façon de m'engager davantage dans l'Eglise. Si je n'avais pas fait le Tro Breiz, je pense que j'aurais fait une retraite spirituelle ». Ce pèlerinage est aussi une manière de mieux connaître sa région et son patrimoine. Dans son livre « Tro Breiz, les chemins du paradis », Gaële de la Brosse explique qu'à l'exemple des patriarches en exil, « les marcheurs sont des étrangers et des voyageurs sur la Terre. Même s'il est Breton, le pèlerin est en effet étranger en Bretagne. Le peregrinus est celui qui a quitté sa patrie. Il lui faut donc redécouvrir son pays, modifier son regard quotidien ».

Le Tro Breiz est ouvert à tous, croyants et non-croyants. Il est toujours possible de s'inscrire auprès de l'association « Les chemins du Tro Breiz » (02 98 69 11 80 et www.trobreiz.com)


* www.lavalleedessaints.com

 

Christophe Pluchon

 

 

Lire aussi : un portrait de Gaële de la Brosse, auteur du livre "Tro Breiz, les chemins du paradis" (Presses de la Renaissance)


Repost 0
19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 14:41


Journaliste, généalogiste et aussi photographe, Cyrille Magueur ne compte pas ses heures lorsqu'il s'agit d'aller vers les autres pour « fouiller » leur passé. « Mes semaines sont très riches en relations et en émotions » dit-il. Dans son dernier livre, le temps d'avant défile à travers deux cents clichés. L'ouvrage ne comprend pas uniquement des cartes postales anciennes de l'Aven à la Laïta, mais aussi des photographies inédites prises par des particuliers. « Les plaques de verre sont très fragiles. On m'en a confié pour que je sauvegarde, d'une certaine façon, la mémoire familiale. C'est valorisant de voir tout ce patrimoine publié » explique Cyrille Magueur. Les habitants de la région retrouveront avec plaisir des scènes du passage de la Laïta entre Guidel et Le Pouldu, ou encore des images de pardon à Clohars-Carnoët à la fin du XIXè siècle.

Cyrille Magueur a aussi publié des ouvrages historiques sur Rosporden, Scaër, Bannalec et Concarneau, tous aux éditions Alan Sutton. Il prépare actuellement un livre de photographies couleur sur la presqu'île de Crozon (http://cyrille.maguer.free.fr/).



Christophe Pluchon

Repost 0
19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 11:05

« Montrer des oeuvres dans les édifices religieux rend les visiteurs plus réceptifs à l'art » estime Danièle Jollé. Cette plasticienne expose dans sa commune, Plabennec, à la chapelle Sainte-Anne de Lanorven jusqu'au 16 août. « Je peins des visages au regard fermés. On y voir de la méditation, du rêve ou de la mélancolie ».

Comme quatorze autres artistes*, Danièle Jollé participe à la 4è édition de « l'Art dans les chapelles », une initiative montée il y a quatre ans par un groupe de bénévoles et appuyée par les communes et communautés de communes pour faire vivre les chapelles et animer la région. « La première année, nous avons accueilli 8 000 visiteurs. Nous en espérons le double cet été » dit Robert Salaün, président de l'association « Arz er chapeliou Bro Leon ». Son épouse Josée a pris en charge l'exposition du père dominicain Kim en Joong, artiste mondialement reconnu et dont on peut admirer les oeuvres très lumineuses à la chapelle Saint-Maudez de Lesneven.


Les expositions se doublent de visites guidées et sont ouvertes jusqu'au 16 août de 14h30 à 18h30 (les chapelles St Maudez et St Joseph de Lesneven sont fermées les dimanches ainsi que le 15 août). Les artistes sont aussi présents à certaines heures. Renseignements au 02 98 83 31 77 et sur http://acbl.cahieraspirales.net/index.html

 

* Serge Marzin, chapelle de Kerzean à Plouescat; Jean-François Chaussepied, chapelle de Lochrist à Plonévez; Kim en Joong, chapelle St Maudez à Lesneven; Michelle Colloc, chapelle St Joseph à Lesneven; Loys Laouénan et Roger Joncourt, chapelle St Vellé au Folgoët; Laurent Mordelet, chapelle St Eloi à Ploudaniel; Marc Bernol, chapelle St Urfold à Bourg-Blanc; Jean-Pierre Dauvillier, chapelle Immaculée Conception à Guissény; Dominique Gomolet, chapelle de Pénity à Goulven; Marie Inisan, chapelle St Yves à Lannilis; Georges Bescond, chapelle Ste Marguerite à Landéda; Danièle Jollé, chapelle Ste Anne à Plabennec; Lucie Guyot, chapelle St Claude à Plouguerneau; Yvon Daniel, chapelle St Laurent à Plouguerneau; à la chapelle de Locmaria à Plabennec (chapelle-pilote) sont regroupées des toiles des quinze artistes.

 

 

Christophe Pluchon

Repost 0
17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 08:14


Après six ans d'absence, Gwénaël Kerléo retrouve le chemin des disquaires avec « Pevar », un nouvel album résolument plus festif et plus jazzy que les précédents. La harpiste brestoise, qui chante désormais en breton, est programmée aux Vieilles Charrues et au Festival de Cornouaille.

 

Ecouter un extrait de l'interview diffusée sur RCF Rivages :


 

C'est grâce à une institutrice, qui apporte sa harpe à l'école, que Gwénaël Kerléo s'intéresse à cet instrument. Ses parents, mélomanes, ne voient aucun inconvénient au fait qu'elle le pratique pendant ses études. « J'ai commencé à jouer de la harpe à 9 ans. Les sonorités et la beauté de l'instrument m'ont touchées. C'est un compagnon, mais aussi un moyen d'expression privilégié pour moi qui ne suit pas forcément très expansive » explique l'artiste. Gwénaël Kerléo travaille la composition avec Hervé Quefféléant du groupe An Triskell. « J'étais scolarisée dans un collège à horaires aménagés qui fonctionnait en partenariat avec l'école de musique. Je n'ai jamais été démotivée au point de vouloir arrêter » confie-t-elle. Puis elle rejoint le cours de Muriel Chamard-Bois, au conservatoire de musique de Brest. En 1992, elle obtient un premier prix avec la mention « Très bien ».

Gwénaël Kerléo débute sa carrière en 1996, par la sortie de « Terre Celte », son premier album. Il représente pour elle l'aboutissement d'un apprentissage, d'un apprivoisement de l'instrument. « J'ai commencé à composer après mes études de harpe. Ce disque, c'était ma façon de continuer toute seule. J'ai enregistré avec des musiciens issus du milieu traditionnel. C'est pour cela que Terre Celte avait une coloration très celtique, avec de la flûte irlandaise, du violon et de la cornemuse écossaise ». L'album est plébiscité par les médias et par le public : il s'en vend dix mille exemplaires, dont un millier rien qu'au Japon.

Trois ans plus tard paraît « Chemin de brume », disque sur lequel Gwénaël Kerléo mêle le son limpide de sa harpe aux vibrations du saxophone. Elle y ajoute de la guitare, des percussions et de l'accordéon chromatique. C'est aussi à cette période que l'artiste décide de se consacrer entièrement à la musique pour en faire son métier. Dans ce deuxième album, la jeune femme laisse une grande part d'improvisation à ses musiciens, pour la plupart issus du milieu jazz. « Je pouvais leur donner des idées sur le plan musical, mais je les laissais trouver des thèmes » explique-t-elle.

Avec « Yelen » en 2003, Gwénaël Kerléo retrouve l'atmosphère celtique de ses débuts. « Ce disque n'était pas une succession de morceaux, mais une oeuvre complète en trois tableaux pour la harpe et voix, dit-elle. J'avais de jeunes enfants et le besoin de me recentrer, seule avec mon instrument. J'avais aussi peu de temps pour les concerts. Cette création était en remaniement permanent : ce que j'avais composé au début ne collait pas toujours avec la fin, car j'avais évolué dans mon jeu de harpe entretemps ».

 

Si pendant ces six dernières années, Gwénaël Kerléo n'a pas sorti nouvel album, elle a produit dans cet intervalle un spectacle intitulé « Chemins de femmes », avec le conteur morbihannais Jean-Marc Derouen. Le nouveau disque, « Pevar », qui signifie « quatre » en breton, marque le début d'une nouvelle aventure musicale pour elle. Pour se sentir plus proche de ses trois enfants inscrits à l'école bilingue, et pour être plus en phase avec sa culture qui « colore ses musiques », l'artiste a appris la langue bretonne en immersion avec l'association Stumdi. Ses compositions sont fortement influencées par cette nouvelle étape dans sa vie. Ainsi, Gwénaël Kerléo se pose en interprète. Le premier titre est une adaptation d'un poème d'Anjela Duval, « E penn pellañ ar bed » (« une petite fleur d'ajonc parlait »). Gwénaël Kerléo reprend également dans sa voix des textes de Charlez An Dreau, de Jakez Riou et d'Yvon Le Men. « Le chant est venu naturellement. Il permet d'amener un autre public à mon univers et de m'ouvrir les portes des festivals, souvent réticents à accueillir de la musique instrumentale. Appartenant au mouvement culturel breton, ça me manquait aussi de ne pas connaître la langue. J'ai joué au Japon au printemps, et j'ai vu combien le public était curieux d'entendre les sonorités bretonnes » dit-elle. La harpiste a réuni autour d'elle des virtuoses de la nouvelle génération, pour ce disque teinté de jazz et de musique celtique : Loig Troël à l'accordéon diatonique, Yvon Molard aux percussions, Franck Fagon à la clarinette, Patrick Langot au violoncelle, Shane Lestideau au violon, Kevin Camus à la cornemuse irlandaise, et Yann Quefféléant à la guitare acoustique. « Pevar est un album que j'ai voulu plus festif que les précédents, explique Gwénaël Kerléo. Il n'y a qu'un seul morceau sur lequel je joue de la harpe en solo. Ce n'est pas très important si on la remarque moins sur quelques titres. Quant à la voix, c'est un instrument de plus ». Le dernier morceau, « Beltan » (la fête du printemps), composé entièrement par la harpiste brestoise, laisse entrevoir la couleur musicale du prochain album. Sur ce titre qui reste dans la tête et qu'on chantonne une fois le CD éteint, les instruments s'entendent et se répondent avec une politesse exemplaire. C'est la démonstration d'un talent certain, et d'une bonne entente entre les membres de la formation. « J'ai envie de pousser plus loin cette expérience, avec les mêmes musiciens, poursuit la jeune artiste. J'ai aussi le projet de sortir une compilation de mes trois premiers disques, et de multiplier les concerts car la scène me manque de plus en plus. Je prépare enfin un spectacle pour enfants avec Jean-Marc Derouen ».

Depuis un mois, un nouvel instrument s'est invité chez Gwénaël Kerléo. Il s'agit d'une harpe un peu particulière puisqu'elle permet de réaliser des effets sonores encore inimaginables il y a quelques années. « C'est la high technology de la harpe ! Elle est en fibre de carbone, donc toute légère, et on peut la sangler pour la porter sur scène au lieu de la poser sur un pied ou sur une table. Il y a un micro par corde, pour un son d'une grande précision ». Gwénaël Kerléo attend beaucoup de cet outil qu'elle n'a pas encore totalement apprivoisé. « Je suis très attachée à ma harpe en bois, dit-elle, celle avec laquelle je joue depuis mes débuts. Mais je suis aussi dans une démarche de création. C'est pour cela que je veux profiter des possibilités offertes par des instruments plus modernes si le son est de bonne qualité ».

La musique de Gwénaël Kerléo, facile à aborder, emmène en voyage toutes les générations. Inutile d'être initié pour se retrouver envoûté par la magie de la harpe ! Pour Jean-Marc Derouen, « il y a chez Gwénaël un intervalle entre les notes, un temps de latence ouvert sur l'imaginaire, une façon d'attaquer la corde qu'on ne voit et n'entend nulle part ailleurs. Elle vous entraîne alors dans des espaces sonores et visuels que vous n'auriez jamais exploré tout seul, dans des méditations paysagères, essentiellement bretonnes, dans une tranquillité profonde qui vous apaise ».

Même la petite famille a commencé à se familiariser avec certains instruments, comme la batterie. « Mon grand garçon a neuf ans, témoigne Gwénaël Kerléo. J'ai moi aussi débuté la musique à cet âge-là. Mais je ne veux pas les forcer : on a la vocation ou on ne l'a pas ».

 

Gwénaël Kerléo et ses musiciens se produisent ce vendredi 17 juillet 2009  aux Vieilles Charrues à Carhaix (au Cabaret Breton à 17h30) et au Festival de Cornouaille à Quimper (aux Jardins de l'Evêché, le 20 juillet à 20h45). Le groupe s'envolera ensuite pour l'Italie et la Russie (des mini-concerts sont également programmés en août en Bretagne. Renseignements sur www.myspace.com/gwenaelkerleo).

 

L'album « Pevar » est distribué par Coop Breizh.

 

 

Christophe Pluchon

 


Ecouter un extrait de l'interview diffusée sur RCF Rivages :


Repost 0
15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 07:39

 

Ecouter un extrait de l'interview diffusée sur RCF Rivages :


Le 15 janvier 2004, le Bugaled Breizh sombrait au sud du Cap Lizard, avec cinq hommes d'équipage à son bord. Pour l'écrivain Yann Queffélec comme pour les familles des marins, ce drame n'est pas un « aléa maritime » par exemple lié à une croche avec un objet, contrairement à ce que la justice, les autorités maritimes et le BEA Mer laissent entendre. Le livre-enquête, qui retrace « sans rien inventer » le déroulement de l'histoire avec de nombreux témoignages à l'appui, pointe ainsi plusieurs zones d'ombre.

Le jour de la disparition du chalutier de Loctudy, l'OTAN faisaient participer les sous-marins de ses pays-membres à une opération d'entraînement. Yann Queffélec estime tout à fait plausible qu'un bâtiment ait pu traverser le trait de chalut, entraînant le Bugaled Breizh vers le fond. L'écrivain aimerait « que toutes les marines acceptent de mettre les choses sur la table, et qu'elles expliquent pourquoi elles n'y sont absolument pour rien ».

L' « événement » qui a incité l'écrivain à vouloir faire la lumière sur ce naufrage, c'est d'abord son « admiration pour des gens qui vont au péril de leur vie chercher la nourriture des autres ». C'est aussi un entretien en 2004 avec le chef d'Etat Major de la Marine, l'amiral Oudot de Dainville, au cours d'un déjeuner des écrivains de Marine. Dans un chapitre (qu'il titre « Perlimpinpin »...), Yann Queffélec retranscrit des propos qui l'interrogent drôlement. « La mort n'est pas notre métier, tout militaire que l'on soit. Vous imaginez en votre âme et conscience qu'un submersible français puisse éperonner un bateau de pêche, français ou non, et filer à l'anglaise ? » Cette réponse des autorités, qu'il juge évasive et sans fondement, donne le ton du livre, incisif et bouleversant à la fois : « on peut dire au moins sa façon de penser. Eh bien, disons-là », écrit-il.

 

« Adieu Bugaled Breizh » de Yann Queffélec, aux éditions du Rocher (17 €)

 

Christophe Pluchon

Repost 0
14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 10:40

 

Ecouter un extrait de l'interview diffusée sur RCF Rivages :



Situé à l'entrée de la ville close, le musée de la pêche emmène sur 800 m2 d'exposition, le visiteur à la découverte des techniques anciennes et modernes du monde entier. « Certaines pêches primitives se pratiquent toujours, au filet et à la pirogue, au large des côtes d'Afrique, note Jean-Marie Béchu, son responsable. Il montre aussi, machines à l'appui, les métiers de la conserve de poisson, avec notamment l'exemple de la ville bleue, et présente une petite maquette de la barque ailée de Jean-Marie Le Bris. Ce concarnois d'origine réalisa l'exploit, au milieu du 19è siècle, de quitter le sol à la manière d'un oiseau, sur une plage de Ste-Anne-La-Palud. Le musée est également un lieu de débat, où l'on s'interroge sur la préservation de la ressource halieutique. La visite de l'Hémérica, un ancien chalutier arrivé au musée en 1981 et amarré au pied de la ville close, permet aux visiteurs de découvrir les conditions de vie des marins, grâce à des témoignages audio et des photos.


Jusqu'au 4 novembre, le musée de la pêche accueille une exposition temporaire d'images en relief de la ville de Concarneau, ainsi que d'anciens tirages propriété de la famille de photographes Le Merdy. On y découvre des scènes de vie entre les marins et la population, ainsi que la configuration du port au début du 20è siècle. Jean-Marie Béchu souhaiterait que les concarnois et les concarnoises apportent leurs témoignages concernant cette époque. Des portes-ouvertes seront organisées à leur intention en automne.

Le musée de la pêche reçoit 40 000 visiteurs chaque année. Il est situé 3 rue Vauban à Concarneau. Tél : 02 98 97 10 20.


Christophe Pluchon


Repost 0
23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 07:45

Une jeune femme confiée à sa Tantine raconte à la première personne les rapports difficiles qu'elle entretient avec sa mère. Connaîtra-t-elle un jour le mystère de sa propre naissance ? Dans ce roman, l'auteur de « la dame des forges » traite de manière très personnelle de son thème fétiche, celui de la famille et ses secrets. Elle utilise un style très haché, brutal. Le ton tranche littéralement avec celui auquel elle avait habitué ses lecteurs dans ses précédents romans. « Je n'avais rien à prouver, mais sans doute avais-je besoin d'écrire autre chose » dit Nathalie de Broc. L'inspiration est venue de manière inconsciente. « J'ai écrit ce livre en trois jours et je ne sais pas ce qui s'est passé. C'était de l'ordre de l'hémorragie. Quand ça arrive, c'est un beau cadeau pour un écrivain. Le manuscrit est resté de longs mois dans un tiroir avant que je me décide à le faire publier ».

 

« La tête en arrière » de Nathalie de Broc est publié chez Diabase (12 €)

 

Christophe Pluchon


Lire aussi : un portrait de Nathalie de Broc.

 

Repost 0
23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 07:44

C'est dans la ville de l'auteur que se déroule cette nouvelle enquête du capitaine Le Duigou et du lieutenant Phil Bozzi. Firmin Le Bourhis s'est attaché, comme à son habitude, à transcrire en Bretagne un fait divers qui a précédemment fait la une des journaux dans une autre région de France. « Travailler sur une affaire rouverte me tenait à coeur. Une personne a été jugée, puis condamnée. Elle clame son innocence et grâce aux nouveaux moyens d'investigation, comme les analyses ADN, on peut aujourd'hui savoir avec certitude s'il s'agit du meurtrier ou pas » explique Firmin Le Bourhis.

Pour l'aider dans le déroulé de l'enquête et surtout de la procédure suivie en cas d'affaire classée, l'auteur a pris conseil auprès du commissariat de Quimper et d'un ami, officier de police judiciaire. « Grâce au fichier national d'empreintes génétiques, on a retrouvé le véritable meurtrier. Il y a sept cas de ce type en France pour l'instant ».

 

« Concarneau, affaire classée » est paru chez Bargain (9 €)

 

Christophe Pluchon

 

 

 

Repost 0
23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 07:41


Déjà cinq disques pour le chanteur-livreur quimpérois ! Ce nouveau CD/DVD enregistré au Trousse Chemise à Langan (Ille-et-Vilaine) et au forum Léo Ferré à Ivry-sur-Scène s'intitule « Mis en quarantaine ». Le titre n'a pas été choisi au hasard. « Certains y verront mes quarante ans de carrière, d'autres qu'on veut me pousser vers la sortie. Non, simplement, j'ose avouer mon âge, je viens de fêter mes 40 ans » explique Olivier Trévidy.

Ce cadeau d'anniversaire n'en est pas pour autant morose. La précision est importante, car on sait que le cap de la quarantaine est souvent difficile à passer. Dans le disque, on retrouve certaines des chansons qui ont attiré à l'ancien délégué syndical la sympathie du public, comme « le petit jardin », « conciété d'supermation », ainsi que des chansons inédites. Trévidy reprend ainsi « une valse pour rien », du chanteur Alain Leprest. « J'ai eu la chance de faire sa première partie. Il n'est pas très connu en Bretagne, et d'ailleurs, comme pour mes reprises de François Béranger, beaucoup se demandent pourquoi je reprend des titres d'artistes aussi peu, voire moins connus que moi ».

Artisan de la chanson, bien décidé à garder le cap de la contestation pour rester libre vis-à-vis des maisons de disque et des médias, Olivier Trévidy prépare actuellement un sixième disque qui aura pour nom « au cul du camion ». Aujourd'hui, le chanteur avoue éprouver des difficultés à regrouper ses idées pour écrire ses chansons. « Avec Sarkozy, les choses vont trop vite. Les sujets sont dépassés le lendemain. Même les médias ont du mal à suivre ».

 

« Mis en quarantaine » est édité par Laure Productions (www.trevidy.fr).

Olivier Trévidy se produira à Ouessant, au bar le Ty Korn, le 14 août prochain à 21h.

 

 

 

Christophe Pluchon

 

 

Repost 0