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20 avril 2006 4 20 /04 /avril /2006 15:27

Qui sont les internautes bretons ? Quel usage font du web les entreprises et les communes ? Le Conseil Régional vient de rendre publique une étude réalisée l'an dernier par le groupement d'intérêt scientifique M@rsouin, portant sur nos habitudes en matière de technologies de l'information et de la communication.

53% des personnes sondées ont utilisé internet au moins une fois pendant l'année 2004 (elles étaient 36% en 2002). 24% des bretons avouent utiliser l'outil presque tous les jours, d'abord depuis leur domicile, ensuite au bureau, chez des amis ou des voisins, et dans les points d'accès publics à internet (fréquentés par 7% des bretons, soit 12% des internautes).

Cette enquête nous en dit plus aussi sur le profil des surfers : 19% des utilisateurs sont des étudiants ou des scolaires, 61% des salariés, 12% des demandeurs d'emplois, et 8% des retraités.

Si internet sert beaucoup pour s'informer (64% des utilisateurs ont mis en avant cette fonction au cours des trois derniers mois précédent l'enquête) et à communiquer (80% des internautes, via le mail), les bretons sont aussi de plus nombreux à s'approprier le réseau des réseau pour réaliser des opérations bancaires (41%), écouter la radio ou télécharger des fichiers de musique.

Concernant les achats en ligne, ils ont concerné le tiers des internautes bretons, d'abord pour l'aspect pratique, ensuite pour le prix jugé plus avantageux. Les biens culturels de grande consommation arrivent en tête (films, livres, informatique, voyages...).

Si 73% des foyers bretons disent posséder au moins un téléphone mobile, ce même pourcentage avoue détenir au moins un équipement numérique, et 15% d'entre eux au moins quatre appareils. 56% des foyers déclaraient utiliser un ordinateur à la maison fin 2004 (c'était 12 points de moins un an plus tôt). 70% d'entre eux disposaient d'une connexion internet.

Les entreprises suivent aussi la tendance : en 2004, 79% des sociétés bretonnes étaient équipées en matériel informatique, soit 18% de plus que l'année précédente, et 48% disposaient d'un accès en ADSL. 18% des entreprises reliées à internet déclaraient que leur personnel avait été formé à son utilisation. 21% avaient créé un site, et 68% des entreprises utilisaient internet pour informer et prospérer des clients.

Enfin, en qui concerne les communes, 81% des sondées sont présentes sur le web, mais seulement à 37% par le biais d'un site officiel. 27% de ces sites proposent par exemple de télécharger des formulaires administratifs. 21% mettent en ligne leurs appels d'offres.

La terre natale du Minitel, qui porte le pôle Images et Réseaux, un pôle de compétitivité à vocation mondiale, peut se féliciter, d'après Jean-Yves Le Drian, président de la région Bretagne, « de son appropriation des TIC, notamment en comparaison avec d'autres régions françaises ou européennes ». Il reste que, d'après le groupement d'intérêt scientifique M@rsouin, la Bretagne est « plutôt en retard dans l'utilisation du téléphone mobile, et plutôt dynamique dans l'appropriation d'internet. La Bretagne n'est pas une fashion-victim des TIC, mais cherche à en avoir une vision pragmatique et reconnaît l'utilité de certains équipements. Il suffit de voir la mobilisation des communes pour obtenir une couverture ADSL ». L'étude parle de « fracture numérique » (40% des bretons n'intègrent pas l'ordinateur dans leur univers) et pose la question de la communication autour du bien-fondé de cet outil multimédia.


Pour en savoir plus :


www.marsouin.org

www.region-bretagne.fr


Christophe Pluchon

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14 avril 2006 5 14 /04 /avril /2006 22:17
Le pouvoir de l'économie, la malbouffe, l'intolérance raciale, et les histoires d'amour qui finissent mal... Sur ce deuxième album (à sortir le 20 avril), on constate qu'il n'a toujours pas mis sa langue dans sa poche. Quand Olivier Trévidy pousse la chansonnette, ça ébranle le patronat et ça réconforte l'ouvrier ! Normal : à 37 ans, le lauréat 2003 du prix du disque Produit en Bretagne et du meilleur album pour son premier CD « Et si un jour » marche avec une grande élégance verbale sur les pas de Renaud (génération « Hexagone »), Brel, Ferrat et Brassens.

Jean Ferrat est un peu l'ami de la famille. « Mon père passait souvent ses chansons » se souvient Trévidy avec une once de nostalgie dans la voix. C'est cette même nostalgie qui d'ailleurs, l'encourage à aller toujours plus loin dans l'écriture. « Ma mère, ajoute-il, c'était plutôt Mike Brant. Mais Ferrat, j'aimerais vraiment le rencontrer... Pendant mon adolescence, quand j'étais heureux, j'écoutais aussi Brel. C'est lui qui m'a donné l'envie d'écrire mes propres textes. J'avais alors quinze ans. Un an plus tard, j'ai commencé à jouer de la guitare. Et quand je suis devenu plus triste, du fait des hasards de la vie, je me suis mis à écouter Brassens. C'est un génie : ses textes, quand on les décortique, c'est de la folie ! » Révolté jusqu'au bout des ongles, Trévidy reprend d'ailleurs à la guitare, « Misogynie à part », du célèbre poète sétois (« ell' m'emmerde, ell' m'emmerde... »), épaulé par la contrebasse de Gildas Scouarnec. « J'ai écrit « les confessions d'un con » après le départ de ma femme, avoue le chanteur. J'estimais alors que j'étais le seul responsable de cette séparation. Après deux ans, je me suis dit que non. Quoi de mieux que « misogynie à part » pour dire que je ne méritais pas ça ? C'est sans doute ce qu'on appelle « la quarantaine rugissante » ! Je me suis confié, car je pense que des situations comme celles-là arrivent à des tas de gens. Je ne suis pas mécontent de la vie que j'ai aujourd'hui, du métier que je fais. C'est pas mal d'écrire des chansons, de les interpréter devant un public. C'est un formidable défouloir ».

Le quotidien de l'ancien délégué CFDT (licencié « avec son accord » de son entreprise de livraison, entre les deux disques), c'est donc encore et toujours la chanson, et la contestation. Olivier Trévidy refuse le qualificatif d'artiste engagé. Il estime qu'on utilise trop souvent la formule sans bien en connaître le sens. « Je ne fais que dénoncer, explique-t-il. Les chanteurs ne sont pas là pour apporter des réponses. Et qu'on arrête de nous faire rentrer dans le moule de la nouvelle chanson française. Brassens doit se retourner dans sa tombe, comme si pour lui, on parlait de vieille chanson française. C'est de la chanson, c'est tout. Bénabar, par exemple, n'a trouvé qu'une chose à critiquer : les mégots de cigarette dans les boites à pizza !  »

Quant on proteste, difficile de ne pas flirter avec la chose publique. Le titre qui sera le plus joué en radio, à la sortie de l'album, s'appelle « y'a plus d'pavés ». Si la référence à mai 68 est évidente, elle l'est aussi pour les événements actuels liés au CPE. Pourtant, le texte fut écrit l'été dernier. « Il était temps que les gens descendent dans la rue, clame Trévidy. Ce ne sont pas les syndicats, avec qui je n'ai finalement pas une grande affinité, ce ne sont pas non plus les politiques qui vont les y pousser, car ils ne font que récupérer le mouvement. Dans « y'a plus d'pavés », j'accuse les éléphants de faire du tire-fesses... Villepin est responsable de ces remontées mécaniques, ils peuvent lui dire merci car ils n'ont fait que suivre les jeunes ! » Et l'artiste d'appeler, non pas à la simple révolte, mais à la révolution... « Faire de la politique ? Ce qui se passe au sommet de l'Etat m'intéresse, mais je ne veux pas : je suis chanteur ! » répond simplement Trévidy avec une grosse pointe d'audace.

Pourtant, il a de quoi dire, sur la xénophobie par exemple, dans « Poumpapon », quand il fait « rimer son pays avec nazi, intolérance, homophobie ». « C'est un peu fort, convient-il, mais il faut des phrases choc pour que les gens écoutent et comprennent ». Sur ce titre, l'énergie de l'accordéon, emmené par la championne du monde 2001 Gwénola Maheux, fait écho à sa hargne. Le mélange est détonnant. « J'adore l'accordéon chromatique, réagit Trévidy, c'est très populaire. J'aurais bien voulu apprendre à en jouer, mais c'est compliqué ». Idem pour la harpe dans « Kleuzioù brug » : le chanteur s'est offert le concours du musicien paraguayien Ismael Ledesma, et la puissance vocale de Gilles Servat. « C'est ma manière de défendre la langue régionale, même si je ne la parle pas, clame le chanteur. Patrice Marzin, qui a réalisé l'album, m'a beaucoup aidé dans le choix des artistes invités ». « Kleuzioù brug » est une adaptation, en breton, d' « un talus de bruyère », déjà joué sur le premier album, et qui dénonce la course à la productivité au détriment de la protection de l'environnement.

Dans le même ordre d'idées, Trévidy prend en grippe les supermarchés. La société de consommation, il la surnomme avec ironie la « conciété d'supermation » ! Sur ce titre au rythme pourtant très entraînant, c'est à reculons qu'il pousse le caddie avec sa fille Margot. En voici le refrain :


Conciété d'supermation

Un esprit d'compétition

Il s'agit de plumer un pauvre

Et quand il est enfin cuit

Pour que l'honneur soit sauf

Le croupion sera pour lui...


« J'ai écrit cette chanson pour les caissières, explique Trévidy. Elles ont un salaire de misère pour vivre, pendant que d'autres, les capitalistes, s'en mettent plein les poches sur leur dos. Et en plus, elles se sentent obligées de faire leurs courses dans le magasin dans lequel elles travaillent ! Je suis à la fois le consommateur et le croupion. J'y vais parce que c'est moins cher, parce que je n'ai pas les moyens d'aller aux halles de Quimper où la nourriture proposée par les petits artisans est meilleure, mais il faut avoir plus de moyens. Aujourd'hui, les pauvres sont de plus en plus gros, et les riches de plus en plus sveltes. A une époque, c'était le contraire... »

L'avenir de Trévidy se décidera-t-il plutôt à Paris qu'à Quimper ? « Nous avons engagé un attaché de presse, se félicite le chanteur-livreur. Patrick Boyer démarche les salles de spectacle de la capitale. J'espère même passer à la télé, chez Fogiel ! C'est comme ça aujourd'hui. Pour se faire connaître chez soi, il faut monter à Paris. Je fais de la chanson française, mais pas de la chanson bretonne, je parle de ce qui se passe en France, je réagis à ce que je lis dans le journal. Parler plus de la Bretagne pour percer ici, non ! Il faudrait que ça me vienne naturellement et ce n'est pas le cas... »

En tout cas, vivre de sa passion, la musique, c'est son rêve à Trévidy. Oui, appelez-le simplement par son nom de famille ! « On ne dit pas Christophe Miossec, alors on peut dire Trévidy ! » plaisante l'artiste.

Christophe Pluchon

 


Le CD de 14 titres « les confessions d'un con » est produit par Laure Prod et distribué par Avel Ouest.
Site :
www.trevidy.fr
Forum : http://membres.lycos.fr/laureprod/phpBB2/

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14 avril 2006 5 14 /04 /avril /2006 07:31

Le timbre est une invention britannique. Les postes royales anglaises l'émettent pour la première fois en 1840. La petite vignette, représentant la reine Victoria, vaut alors un penny. Ce nouveau système permettant de prouver que l'expéditeur d'un pli a bien acquitté le coût d'acheminement est adopté par la France neuf ans plus tard.

L'avènement du téléphone, et plus près de nous, celui d'internet, ont donné beaucoup de frissons aux postiers. Fin février à Concarneau, 2 000 personnes ont pourtant déambulé dans les allées du Centre des Arts et de la Culture, à l'occasion de la Fête du Timbre, organisée partout en France par l'administration postale avec le soutien, dans notre département, de l'amicale philatélique de la ville. « Depuis 1999, pour fidéliser les collectionneurs et intéresser les jeunes, la Poste met en avant des personnages de bande dessinée » expliquait alors Jean-Claude Nineven, président de l'association. Cette année, Spirou fut décliné à travers une exposition, et le public eut la possibilité d'acheter des timbres avec la mention « Premier Jour ».

Pour les amateurs et les collectionneurs, le web est un formidable outil de recherche (historique, cotation, achat et vente...). Les sites consacrés aux timbres sont très nombreux, mais les services proposés valent-ils ceux qui sont rendus par les commerces ayant pignon sur rue ? Pour Colette Petit, responsable du magasin Brest-Philatélie, il n'est pas question d'acheter sur internet. « J'utilise cet outil pour prendre des renseignements, dit-elle, mais je me fournis grâce à un réseau de négociants qui me garantissent une qualité. Si un client n'est pas satisfait, il peut venir réclamer et se faire rembourser facilement. Sur les sites de vente aux enchères, comment expliquer que des timbres se vendent à un prix beaucoup moins élevé que ce qu'ils cotent ? Internet est entré en concurrence avec nous, mais les sites sur la philatélie nous apportent aussi des clients, des personnes qui ont découvert le timbre par ce biais-là ».


Si Colette Petit refuse également de vendre par le biais d'un site internet ses timbres délicatement choisis, ce n'est pas le cas pour son collègue Philippe Roby qui a pris les devants depuis longtemps. Le web a sauvé son commerce installé dans le vieux Mans, préfecture de la Sarthe. « La rue était devenue difficile d'accès en raison de travaux, explique-t-il. Internet représente 70% des ventes. Sans lui, en décembre dernier, le magasin aurait du fermer ». Philippe Roby avoue passer plus de cinq heures par jour, à traiter les commandes en ligne. « Les clients peuvent prendre leur temps pour choisir, dit-il. Nous en avons attiré 4 000 nouveaux depuis l'ouverture de Philatelie 72, il y a huit ans ».

Phil-ouest.com est un autre site tenu par un ancien directeur de la Poste pour la Bretagne, les Pays-de-Loire et la Basse-Normandie. Bernard Le Lann a voulu présenter ces régions à travers les timbres, que ce soient les monuments, les personnalités ou les traditions. « J'ai aussi souhaité sensibiliser les internautes à l'aspect artistique, dit-il. Les timbres sont des oeuvres d'art en miniature, notamment ceux réalisés en gravure en taille-douce ». Preuve que le sujet passionne : Phil-ouest.com est visité par plus de dix mille internautes chaque jour, mais Bernard Le Lann ne fait aucun commerce de cette activité.

Christophe Pluchon

Liens :

www.philatelie72.com.

www.phil-ouest.com.

Brest Philatélie, 18 rue de Lyon, 29200 Brest.

Amicale Philatélique Concarnoise, Roz Coz, 29 910 Trégunc. Tél : 02 98 97 64 10.

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10 avril 2006 1 10 /04 /avril /2006 07:47

Comme l'affirmaient Julien Eperon et Francesco Devittori, deux étudiants de l'école polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse) dans leur mémoire en février 2005, les mal-voyants et les aveugles pourraient passer pour les parents pauvres du développement du multimédia. «La cécité induit une limitation à l'accès à l'information, à la communication, remarquaient-ils. En outre, le handicap visuel produit plusieurs problèmes en ce qui concerne la mobilité ».

Pourtant, fabricants de matériel et concepteurs de logiciels informatiques travaillent beaucoup pour rendre les nouvelles technologies accessibles aux handicapés visuels. « La synthèse vocale est sans doute l'outil qui a le plus changé le quotidien des personnes aveugles désirant accéder à l'informatique, écrivaient encore les deux étudiants. Un logiciel qui lit ce qui est affiché à l'écran permet d'utiliser la plupart des applications couramment installées sur un ordinateur personnel ».

Le logiciel de synthèse vocale Jaws (lecture d'écran) est le plus couramment installé, par exemple au cyberespace de Landerneau, qui a adapté l'un de ses postes informatiques pour les personnes souffrant de déficiences visuelles. Dans son article paru sur le site a-brest le 3 juin dernier, Gaëlle Fily explique comment, « grâce à des raccourcis du clavier, l'utilisateur peut lancer la lecture d'un document. La synthèse vocale combinée à un scanner dernière génération autorise la lecture de documents papier ».

L'association brestoise Défi-visu.com utilise aussi le logiciel de reconnaissance vocale Jaws, ainsi que Zoom Text pour agrandir les caractères, et dispose d'une imprimante braille BASIC. Evelyne Barrer, l'une des responsables de la structure, se félicite du chemin accompli en matière d'informatique adaptée, même si tout n'est jamais gagné d'avance. « Il faut compter trois mois, à raison d'une après-midi par semaine, pour que les personnes sachent utiliser l'outil. Toutes ont un ordinateur à la maison » dit-elle.

En 2000, l'association Handicapzéro, qui milite pour l'accès des personnes aveugles et malvoyantes à des services adaptés, avait mené une enquête pour connaître leur réalité quotidienne et leurs attentes. Six ans après, une nouvelle étude a permis de se rendre compte que « l'outil informatique, lorsqu'il est parfaitement maîtrisé, permet à la population déficiente visuelle d'accéder à plus d'informations ». Si 57% des personnes interrogées possèdent un ordinateur (contre 45% de la moyenne nationale), c'est bien la preuve de l'intérêt de l'outil informatique pour cette population. Friands d'internet, 71% des sondés disposent d'un accès, mais avouent beaucoup de difficultés à naviguer sur les pages en raison de contenus incompréhensibles (quand ils accèdent en « mode loupe » sur une page conçue pour être rapidement lue), ou de couleurs non-adaptées et de mauvaise répartition des contrastes à l'écran. L'enquête de l'association Handicapzéro met le doigt, entre autres, sur une forte attente des utilisateurs en matière de numérisation des oeuvres littéraires, d'accès simplifié aux parcours et horaires des trains, et aux titres de la presse quotidienne.


Association Défi-visu.com, chiens guides d'aveugles 29 : 10 rue du Vannetais, 29200 Brest. Tél : 02 98 01 31 49, email : defi-visu.com@tiscali.fr.


Christophe Pluchon

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1 avril 2006 6 01 /04 /avril /2006 15:20

L'économie touristique a pris un nouvel élan mercredi : le comité départemental du tourisme a lancé ce nouvel outil destiné à rendre plus lisibles les différentes offres proposées par les prestataires finistériens (hôtels, gîtes, meublés, campings, mais aussi parcs de loisirs, offices de tourisme, syndicats d'initiatives et pays touristiques).

Accessible depuis le site web du CDT, il donne aux internautes désireux de séjourner dans la région la possibilité de réserver (ou de pré-réserver) depuis leur ordinateur. Il leur suffit de remplir un panier virtuel avec, par exemple, un type d'hébergement et une destination. Les avantages, c'est qu'ils sont informés en tant réel des disponibilités, et qu'ils peuvent payer grâce à un système sécurisé. Attention toutefois : « la plate-forme n'est pas d'une centrale de réservation, précise Laurence Quinquis, responsable informatique et multimédia au Comité Départemental du Tourisme. Elle joue le rôle d'interface entre deux parties : d'une part le demandeur, et d'autre part le prestataire vers le site de qui elle renvoie ».

Ce qui a motivé la filière touristique finistérienne à se lancer dans l'aventure, c'est bien évidemment la place qu'a pris le média internet dans notre vie de tous les jours. « Les futurs vacanciers veulent l'accès le plus rapide et le plus complet à l'information » explique Laurence Quinquis. Et comme le résume Annick Le Loch, présidente du CDT, « nous ne devions pas rester à la traîne, car tous les départements sont en concurrence ».

Les responsables de la structure ont pris le pouls de ce qui se faisait déjà dans d'autres départements comme la Drôme, le Vaucluse et l'Ardèche, mais aussi en Bretagne, sur le site du Comité Régional du Tourisme. Un cahier des charges commun aux trois autres CDT bretons est aussi en cours de réflexion pour qu'ils mettent en place ce type d'outil.

La plate-forme a séduit pour le moment soixante-dix propriétaires de locations de vacances, une quinzaine de loueurs de chambres d'hôtes, une quarantaine de campings et autant d'hôtels. Hubert Jan, président de l'Union des Métiers des Industries de l'Hôtellerie (UIMH 29), reconnaît que le web a dopé le marché, et compte sur cette interface pour développer encore l'activité des prestataires finistériens. « 99,9% des hôtels classés tourisme sont sur internet, dit-il. Les grandes chaînes ont toutes leurs centrales de réservation. Ce qui se faisait par courrier se fait aujourd'hui en ligne, en toute confiance. C'est l'évolution de la société. Nous devons être suffisamment présents et attractifs. La plate-forme va dans le bon sens ».

Les étrangers, très friands de ce genre d'instrument, devraient se passer l'adresse en toute logique. Une version en anglais et en allemand sera bientôt lancée.



Site du Comité Départemental du Tourisme :

www.finisteretourisme.com



La plateforme sera présentée ce mardi 11 avril à la CCI de Morlaix, pendant le colloque « technologies de l'information et de la communication : des services et usages innovants pour les collectivités publiques » organisé par « un monde d'avance », le pôle régional de diffusion des TIC.



Christophe Pluchon
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24 mars 2006 5 24 /03 /mars /2006 11:11

Des ateliers, une galerie, et surtout une formidable envie de créer... Pont-Aven School of Contemporary Art (PSCA) et le Centre International d'Art Contemporain (CIAC) partagent le même bâtiment, un vaste entrepôt entièrement rénové, au 10 rue de la Belle Angèle face au Bois d'Amour. Les artistes viennent des quatre coins du monde. Ils sont titulaires d'un diplôme de beaux-arts et parlent bien anglais. Depuis janvier 2005, ils sont accueillis toute l'année, pour deux sessions de formation d'une durée de treize semaines. Ils ont à leur programme des cours de sculpture, de peinture ou encore d'histoire de l'art et de langue française.

Une nouvelle promotion de douze artistes, encadrée par trois professeurs, a pris possession des lieux début février, après un petit voyage culturel à Madrid pour visiter ARCO, la foire d'art contemporain. Gwen Pacallet, chargée de la communication de l'école l'assure : « ça garantit la cohésion du groupe qui rentre du coup plein d'énergie ! »

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L'aventure débute quand Caroline Boyle-Turner, alors étudiante à Rennes, découvre Pont-Aven dans le cadre d'une thèse consacrée à Paul Sérusier. « Les gens étaient aimables, et m'aidaient beaucoup dans mes recherches, se souvient-elle. Je me suis très vite sentie comme chez moi. Alors, j'ai eu la folle idée d'y fonder une école d'art. Je voulais aussi sortir les oeuvres des galeries, montrer le côté créatif en faisant des installations dans les rues ou dans les fermes ».

PSCA voit le jour en 1993, dans l'esprit de l'école de Pont-Aven : ainsi, les étudiants sont logés chez l'habitant, et comme le revendiquait Gauguin, ils ont le droit de tout oser. Cathy Eagleson, étudiante américaine, a par exemple entamé une recherche sur la pierre, très présente en Bretagne à travers les mégalithes, tandis que Mickaël Riou, issu des Beaux-Arts de Quimper, projette de prendre des photographies aériennes de vestiges archéologiques depuis un château d'eau. « On se critique entre nous, chaque semaine, dit-il, ça fait partie de la formation. Pour ma part, j'ai appris à m'ouvrir aux autres ».

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A l'issue de la session, les étudiants de PSCA exposeront leurs oeuvres dans la galerie. Daniel Heyman, l'un des professeurs, les a devancé puisqu'il montre jusqu'au 23 avril des bois gravés selon la tradition japonaise (Moku Hanga). « Dans cent ans, mes productions seront toujours les témoins de leur époque » sourit ce pacifiste de Philadelphie qui utilise ses travaux pour dénoncer, entre autres, la guerre en Irak. Et puis, du 1er août au 1er septembre, John Melvin, ancien étudiant de PSCA, dressera le long de l'Aven, une série de panneaux translucides de dix mètres sur dix. Il revisitera ainsi la rivière grâce à des jeux de lumières originaux.


Contact : 02 98 09 10 45

internet : www.pontavensa.org

 

 

Christophe Pluchon

 
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21 mars 2006 2 21 /03 /mars /2006 15:17

La 9è fête de l'internet, qui se déroule jusqu'à la fin de la semaine, est l'occasion pour la mairie brestoise et ses partenaires, de lancer ce nouvel outil coopératif qui permet de mettre en ligne une multitude d'informations concernant le territoire du Pays de Brest. Il est inspiré de Wikipédia, et se veut complémentaire de cette encyclopédie libre que rédigent de nombreux bénévoles à travers le monde. « Raconter des tranches de vie, comme des anecdotes sur l'histoire des pêcheurs kerhorres, faire connaître les sites qui parlent de la musique à Brest..., ces thèmes ont leur place dans Wiki-Brest » souligne Michel Briand, adjoint à la citoyenneté et aux nouvelles technologies à la mairie. L'outil permet de rendre accessible la mémoire aux générations actuelles ». Le souhait, ce n'est donc pas de ne pas se limiter à l'écrit encyclopédique, mais d'aborder des formes plus journalistiques, de donner à voir et à entendre. « On se rend compte que quand on ouvre un espace en libre accès et où tout le monde peut écrire, ça marche. Alors nous nous sommes dit : pourquoi ne pas le faire sur le Pays de Brest ? » poursuit l'élu.

Ce samedi, au Fourneau situé au port de commerce, et au Cyberespace de Landerneau installé à la Maison Pour Tous, est proposée une journée de collecte de photographies et de textes. Chacun peut venir avec ses images, ses articles, ses souvenirs pour poser une à une les pierres de ce nouvel édifice. Cela n'empêchera pas plus tard, de les télécharger directement sur le site pour enrichir les différentes rubriques. « Les journaux de quartier, par exemple, seront numérisés et accessibles en ligne, explique Michel Briand. Comme pour Wikipédia, beaucoup de gens relisent, ce qui réduira le risque d'erreurs si des témoignages ou des articles manquent de précision ou prêtent à confusion. Nous allons aussi proposer de publier sous licence Creative Commons*, et créer un comité de rédaction ».

Après la récente mise en ligne d'une photothèque collaborative, l'ouverture du 77è PAPI (Point d'Accès Public à Internet) à la résidence Ker Diguemer, la diffusion d'un CD Rom Free OS (contenant des logiciels libres, et distribué à 13 000 exemplaires), et cette encyclopédie libre Wiki-Brest, la ville et ses partenaires ne comptent pas en rester là. Les différents acteurs projettent d'ouvrir en juin une médiathèque collaborative pour, dans le même esprit que la photothèque, déposer et partager des vidéos tournées dans le pays de Brest.



Lien :
www.wiki-brest.infini.fr


* Les documents peuvent être réutilisés à condition de citer leur auteur, et pour un usage non-commercial.



Christophe Pluchon

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18 mars 2006 6 18 /03 /mars /2006 09:48
Intimement liée à celle de DCN, l'histoire de la construction et de la réparation navale brestoise regorge d'anecdotes passionnantes, de « plans de charge assurés pour les prochaines années », mais aussi de nombreux coups durs, de grèves longues qui ont laissé des traces dans l'inconscient collectif. On se souvient par exemple de la grande manifestation « Brest Debout », en 1997, en réaction au plan Millon de restructuration des industries de la Défense. Place de la Liberté, 25 000 personnes, dont de nombreux élus, avaient fait corps pour réclamer au gouvernement des mesures de soutien. Les salariés de la métallurgie avaient même fait le siège de la mairie durant quatre jours. Les beaux discours ont laissé place au désarroi : une vingtaine d'entreprises, employant 1 200 personnes, fut contrainte de mettre la clé sous la porte...

Aujourd'hui, la page n'est pas tournée, puisque le port ne cesse de perdre des effectifs. Entre cinq cents et mille ouvriers de la sous-traitance travaillent actuellement pour l'arsenal en fonction des chantiers, alors que la Sobrena (ex-AFO et ex-ARNO), surtout présente dans la réparation navale civile, emploie 250 personnes.

D'anciens métallos, qui ont pour la plupart cessé leur activité en raison des mesures amiante, se sont promis de récolter, puis de rassembler les témoignages de cette vie ouvrière en vue de transmettre cette mémoire, leur mémoire. Régulièrement, ils se retrouvent au 14 de la rue Amiral Troude, au port de commerce, dans les locaux de la caisse à clous.

L'association regroupe des structures qui veulent développer le lien social. Avenir aide les salariés victimes de licenciements, tandis qu'ASC3A s'occupe des ouvriers en cessation anticipée d'activité amiante. L'Amicale des retraités de la Sobrena, et Merlin Inter-CE (comités d'entreprises) font aussi partie de la caisse à clous. En tout, près de quatre mille personnes peuvent venir y chercher un accompagnement pour rédiger un CV en vue d'une reconversion, ou se former auprès des anciens. « En relation avec les structures de quartier, nous accueillons aussi des jeunes intéressés par les métiers manuels, explique Serge Boubennec, président de la caisse à clous. Pendant les vacances de février, sept personnes sans orientation définie sont venues voir en quoi consistait le travail d'un électricien, d'un tuyauteur, ou d'un soudeur sur un bateau ». Et cette inter-génération trouve des applications concrètes dans l'atelier où chaque mercredi après-midi, un char à voile s'assemble grâce aux conseils des anciens et à la dextérité des « stagiaires ».

« L'idée de réaliser un CD Rom est née de cette effervescence, à l'automne dernier, se souvient Serge Boubennec. En entendant les gens parler, et en voyant le plaisir qu'ils avaient à raconter leurs histoires, nous nous sommes dit qu'un tel support permettrait à ceux qui ont travaillé dans la navale de se sentir moins isolés, et que nous pourrions intéresser un public plus large à nos métiers ».

Si vous avez un témoignage, quel qu'il soit, à apporter, vous pouvez joindre l'association au 02 98 80 22 24, de 9h à 12h et de 14h à 18h, ou sur le site internet : www.avenir.infini.fr/


Gildas Février : « on allait au travail avec joie »
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A 53 ans, cet ancien soudeur-coque fait partie des bénévoles chargés de réunir les documents qui permettront de réaliser le CD Rom. « Tout ce qui est en rapport avec la navale nous intéresse, dit-il. Photos de pétroliers, de méthaniers, de pièces réparées, d'hommes au travail, mais aussi articles de presse, vidéos... »... Gildas Février garde un très bon souvenir de l'ambiance qui régnait sur le port grâce aux collègues de boulot. « Il y avait toujours quelqu'un pour vous remonter le moral, se souvient-il, mais surtout une entraide qu'on ne retrouve pas forcément partout. Quand quelqu'un était en difficulté, on ne le laissait jamais seul dans la panade. Le métier était dur, mais on n'y allait pas en marche arrière. Il y a avait toujours le clown de service pour amuser la galerie ! ». L'esprit dans la construction et la réparation navale a changé aujourd'hui, selon Gildas Février. « Les gens sont individualistes et essaient de tirer tout à eux, de ne pas partager, dit-il. La pression est forte aussi, pour monter dans la hiérarchie ».

Gildas Février est aujourd'hui en cessation anticipée d'activité. L'amiante qu'il a côtoyé pendant trente années, d'abord pour le compte de l'arsenal, puis de la Sobrena, est passée par là. Et quand on évoque le retour du Clémenceau, et la possibilité de monter un chantier de déconstruction de navires sur Brest, l'ancien ouvrier ne cache pas son émotion. « On s'aperçoit que les bateaux étaient bien amiantés, dit-il. Pendant des années, on a soutenu que ce n'était pas si grave. Le retour du porte-avions nous prouve le contraire. C'est une forme de reconnaissance pour les ouvriers qui ont travaillé pendant des années dans un air vicié. Aujourd'hui, on parle de déconstruire les bateaux à Brest. Pourquoi pas, si les précautions sont prises, car ça peut nous apporter du travail ».

Bernard Guégan : « je ne regrette rien ».

Le destin en décide parfois autrement : cet ancien tuyauteur originaire de Lorient, licencié il y a quatre ans suite au dépôt de bilan de son entreprise (Eitom), n'avait vraiment pas prévu de rester plus de trente ans à Brest ! Nous sommes au début des années 70. « J'étais mécanicien, dit-il. Après quatre années dans la marine marchande, à la Compagnie Générale Transatlantique, j'ai recherché une activité à terre. A cette époque-là, les équipages sur les bateaux étaient de plus en plus réduits, et les forges d'Hennebont venaient de fermer. J'ai donc été contraint de quitter mon Morbihan natal ».

Au début, Bernard entretient des escorteurs rapides. Il sourit. « Nous étions matelotés (pris en main) par des ouvriers professionnels, plus âgés que nous. Avec eux, j'ai appris les astuces du métier, et au bout d'un an ou deux, j'ai travaillé tout seul et formé à mon tour d'autres gars ». L'ancien tuyauteur applaudit lui aussi la solidarité sur les chantiers. « Nous donnions souvent un coup de main aux collègues qui n'étaient pas de la même entreprise sous-traitante, malgré la concurrence féroce entre les sociétés pour garder les marchés. Souvent, on travaillait dans un endroit restreint : il fallait démonter, voir l'état des tuyaux, les emmener à réparer à l'atelier... c'était dur, mais je ne regrette rien ».

Christophe Pluchon

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13 mars 2006 1 13 /03 /mars /2006 15:04

Après le « .com », le « .org » et le « .fr », voici donc le « .bzh ». Pour l'instant, il ne s'agit que d'une proposition : le député UMP de Châteauneuf-du-Faou souhaite en effet instaurer ce suffixe pour les adresses internet. Il permettrait, de son point de vue, d'identifier géographiquement et culturellement les sites ayant trait à la Bretagne (et à la Loire-Atlantique).

Pour réussir son challenge, Christian Ménard (dont la localité fut la première de la région à déposer un dossier cybercommune en 1999) doit convaincre l'Etat français, car le parcours est semé d'embûches. Il y a quelques mois, l'élu avait reçu une réponse négative, s'entendant dire que le suffixe d'une adresse internet ne devait pas comporter plus de deux lettres. Or, depuis, la Catalogne s'est fait attribuer une extension en trois lettres (« .cat »), ce qui redonne espoir au député. Il vient d'ailleurs de faire part de cette bonne nouvelle à un autre breton, le ministre délégué à l'enseignement et à la recherche François Goulard.

L'attribution des noms de domaine se traite au plan mondial. Loïc Damilaville, adjoint au directeur de l'AFNIC le sait bien. L'Association Française pour le Nommage Internet en Coopération gère 450 000 « .fr ». A chaque fois que vous vous connectez à un site portant ce suffixe, l'information transite par les ordinateurs de l'AFNIC. « Mais toute demande d'extension doit être faite auprès de l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), explique Loïc Damilaville. Cet organisme gère aussi bien les demandes de « .fr » que de « .com » ou de « .info » pour l'ensemble de la planète. L'ICANN s'adresse ensuite à l'autorité qui sollicite l'extension. Dans le cas de la Catalogne, c'est le gouvernement espagnol qui a donné son feu vert ».

Alors, la diaspora bretonne doit-elle plébisciter le « .bzh » ? Loïc Damilaville met en garde contre une procédure longue qui ne portera ses fruits que si elle répond véritablement à un besoin. « Il faudrait déposer suffisamment de noms de domaine pour faire vivre les opérateurs » insiste-t-il.

De son côté, Nicolas Gonidec, webmaster d'An Tour Tan (organisateur du Cyber Fest Noz à Quimper) est partagé. « Depuis l'étranger, dit-il, quand on veut se connecter chez nous et qu'on n'a pas l'adresse, on essaie le « .com », le « .net » ou le « .org », mais moins le « .fr ». Le « .bzh » serait intéressant pour le symbole, pour faire connaître la région et sa culture, mais le site qui voudrait l'adopter aurait tout intérêt à avoir des adresses complémentaires en « .com » et en « org » par exemple ».

Outre la Catalogne, l'île de la Réunion possède aussi son propre suffixe (« .re »). Alors, pourquoi pas la Bretagne ? La balle est dans le camp du gouvernement français.


Christophe Pluchon

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4 mars 2006 6 04 /03 /mars /2006 15:13

Créée en 1995 à St Brieuc (et possédant une antenne à Carhaix), l'association Stur (acronyme de « strollad urzhiataerezh », « groupe informatique » en français) s'est donnée pour mission de réaliser des logiciels et des sites internet pour promouvoir la culture bretonne. Seule sur ce créneau il y a dix ans, elle a déjà réalisé un correcteur orthographique, un jeu vidéo, un logiciel sur les communes de la région, et lancé le site Festnoz.com, qui répertorie toutes les fêtes de nuit en Bretagne et ailleurs. « Tout ce qui touche à la région, à sa culture, a du mal à être médiatisé, déplore Tangi Ar Menn, directeur de l'association Stur. Internet, qui est moderne et rapide, nous donne de nouvelles perspectives ».

La preuve avec Geriadur.com, un traducteur français-breton programmé en langage php, et dont la version béta est accessible gratuitement en ligne depuis une semaine. Il suffit de taper les termes que l'on désire transposer. « Seuls des mots et des groupes de mots peuvent être traduits pour l'instant, explique Tangi Ar Menn. Mais dans un an, il sera possible d'écrire et de convertir des phrases entières. Le traducteur comprend déjà 10 000 mots, et nous pensons rapidement en mettre 80 000 voire 100 000 à disposition. Si une traduction n'est pas disponible, inutile de nous le faire savoir car nous en sommes avertis automatiquement. Nous faisons en sorte de l'ajouter le plus rapidement possible dans la base de données ».

Les mots sont également classés par thème : par exemple, les mammifères côtoient les légumes ou les instruments de musique. Et puis, lorsqu'on survole certains noms avec la souris, une petite carte apparaît. Ce petit plus permet de montrer la région dans laquelle le terme est utilisé, avec ses variantes. Originalité encore, plus d'une centaine de photographes d'Argentine, de Bulgarie ou de Chine ont accepté de fournir des images pour illustrer le site. « C'est une façon de montrer que la langue bretonne veut exister dans le monde » soutient Tangi Ar Menn. Geriadur.com propose aussi une prononciation audio pour certains mots, les numéros d'INSEE et les codes postaux des communes, ainsi que la conversion des chiffres en toutes lettres.

Pour la réalisation de ce projet, l'association Stur a reçu le soutien financier du Conseil Régional et des Conseils Généraux du Finistère, des Côtes d'Armor et du Morbihan, ainsi que celui de la DRAC. La sortie d'un CD Rom, dans un second temps, n'est pas exclue, pour les personnes qui ne peuvent pas accéder à internet.


Lien : www.geriadur.com.


Christophe Pluchon

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