Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 mai 2007 6 12 /05 /mai /2007 15:33

A Brest, l'association Longueur d'Ondes prépare déjà son prochain festival de la radio et de l'écoute. La cinquième édition se déroulera du 6 au 9 décembre et en vue de ce rendez-vous est lancé un concours de pièce sonore. Il permettra au lauréat de remporter un enregistreur numérique professionnel Nagra ARES-M d'une valeur de 990 euros.

L'association a aussi refondu le site de sa webradio Ousopo.org qui permet d'écouter des enregistrements en ligne, la base de donnée étant constituée d'oeuvres sonores fournies par les internautes. Les bénévoles des radios, associatives notamment, et les passionnés de matière sonore des autres horizons sont les bienvenus. « Ousopo signifie Ouvroir de Sonorités Potentielles, explique l'administrateur du site, Rachid Sadaoui. C'est une webradio collaborative sur laquelle ceux qui confient des oeuvres s'engagent à renoncer à leurs droits d'auteurs, en vertu de la licence Creative Commons ».

ousopo.jpg Tous types de « sonorités » peuvent être déposées, soit par le biais du site (en format MP3, 96 kb/s), soit en fournissant un CD à l'association Longueur d'Ondes. « Il n'y a pas de contrainte de temps, insiste Rachid Sadaoui. On peut publier des fictions ou des reportages. Nous privilégions la qualité sonore, tout en étant conscient que tout le monde n'a pas les mêmes moyens, et le point de vue, le parti pris. Je pense à ces objets sonores non-identifiés de Stéphanie Grandmontagne, une ancienne étudiante des Beaux-Arts qui a fait un énorme travail sur le son ».

Pour choisir de mettre en ligne les enregistrements proposés, le comité de rédaction d'Ousopo se réunit régulièrement. Le travail d'une cinquantaine d'auteurs est disponible à l'écoute sur la nouvelle version du site, soit une centaine de sons. « Quand on arrive sur la page d'accueil, explique Rachid Sadaoui, on doit cliquer sur l'une des lettres de l'abécédaire. On peut alors écouter les pièces sonores dont le titre commence par cette lettre. Nous insistons beaucoup sur le côté aléatoire. L'idée, c'est que les gens puissent se balader d'une sonorité à l'autre ».

Parmi les autres nouveautés de la webradio, la possibilité de rechercher des oeuvres en tapant un mot-clé, l'accès depuis la page d'accueil aux trois derniers enregistrements mis en ligne, et l'inscription à une newsletter pour être averti de l'actualité d'Ousopo.

Au moment où des radios d'envergure nationale déploient leurs ailes sur la bande FM finistérienne (comme RMC ou Radio Nova), d'autres se développement en privilégiant l'intéractivité et la collaboration avec le public, prouvant ainsi qu'il n'est pas nécessaire d'être un professionnel pour exceller dans la cuisine sonore.

Lien : www.ousopo.org


Christophe Pluchon

Repost 0
8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 11:10

L'achat en ligne (ou la vente, c'est selon) ne cesse de progresser en France. A la fin du mois d'avril, on comptabilisait 17,9 millions de cyberacheteurs (contre 8,7 millions au 1er trimestre 2004). Les ¾ d'entre eux, 73% exactement, ont entre 25 et 49 ans, et ont effectué au moins un achat en ligne durant le premier trimestre 2007.

Le nombre de personnes adeptes du e-commerce a augmenté de 19% en un an. 63% des internautes ont déjà effectué un achat en ligne au 1er trimestre 2007, contre 57% un an auparavant. Médiamétrie/NetRatings qui a mené l'étude pour le compte de la Fevad (Fédération des entreprises de vente à distance) note aussi une forte progression du nombre d'étudiants et de retraités. Ils sont respectivement 47 et 49% de plus à avoir acheté sur internet par rapport à il y a un an.

Benoït Cassaigne, directeur du département internet et téléphonie mobile de Médiamétrie, rapporte que « confiance et fidélité sont les mots-clés de ce premier trimestre. La première poursuit sa consolidation et a augmenté de 13% par rapport au 1er trimestre 2006. La fidélisation des visiteurs est notamment remarquable sur les quinze premiers sites de e-commerce : près de 9 visiteurs sur 10 à fin 2006 y sont retournés au premier trimestre 2007 ».

Ces quinze sites de e-commerce les plus en vogue sont, pour n'en citer que les premiers, ebay, fnac.com, voyages-sncf.com, cdiscount et la redoute. Ce trimestre, lastminute.com network a fait son apparition dans le classement.

L'étude analyse aussi les sites de e-commerce les plus visités selon leur spécialité. Dans le domaine du tourisme, voyages-sncf.com, lastminute.com network et expedia arrivent en tête (air france totalisant d'ailleurs cinq fois moins de visiteurs uniques que voyages-sncf.com). En matière culturelle, la palme revient à fnac.com, suivi de cdiscount et d'amazon.

Le commerce en ligne a encore de beaux jours devant lui, et certains internautes ne jurent que par cette forme de vente. Ebay n'est-il pas la plus grande brocante du monde ? Les achats par internet ne sont-ils pas sécurisés ? L'absence de magasins au profit des entrepôts n'est-il pas le garant de prix moins élevés ? Le réseau des réseaux a changé la donne en matière de commerce et les acteurs du commerce, petits et grands, qui veulent évoluer se doivent d'être présents sur internet. Marc Lolivier, délégué général de la Fevad anticipe le développement de la vente en ligne. « De plus en plus de personnes aux profils différents ont confiance dans ce système, ce qui montre le potentiel encore important de développement des sites de e-commerce ».


Christophe Pluchon

Repost 0
7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 07:17

Présentée à St Pol-de-Léon l'année dernière à l'occasion du 200è anniversaire de la mort de Monseigneur Jean-François de la Marche, cette exposition itinérante est montrée à Brest jusqu'à la mi-juin.

Né à Ergué-Gabéric en 1729, fils des seigneurs de Lezergue, Monseigneur Jean-François de la Marche est ordonné prêtre en 1756, puis nommé chanoine de la cathédrale de Tréguier. Le 27 juin 1772, il devient le dernier évêque du diocèse de Léon, au grand dam des chanoines de Cornouaille, son diocèse d'origine.

« Mgr de la Marche était clairvoyant et s'intéressait beaucoup aux pauvres, raconte le père Dominique de Laforêt, qui a préparé cette exposition. A la Révolution, il a pressenti que ça tournerait mal. Il n'a pas eu le choix, c'était la mort ou la fuite. Il s'est réfugié à Jersey avec d'autres prêtres ».

Surnommé « Eskop ar patatez » (l'évêque de la patate), il a introduit la culture de la pomme de terre dans le pays léonard, en réaction au prix du blé qui était soumis à la dîme. Mgr de la Marche a aussi mené une enquête très précise sur la mendicité dans son diocèse, en dressant l'étendue des besoins paroisse par paroisse.


Christophe Pluchon

Repost 0
4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 22:46

Comment ne pas s'émouvoir devant les photos d'archive montrant la mairie en construction, le départ « en poussette » pour la plage de Saint-Marc et le défilé des regrettés trolleys dans lesquels « ça sentait la laine mouillée et le tabac froid » ?

Louis Gildas évoque dans ce livre, d'une manière certes romancée mais toujours juste, son Brest d'antan, cette ville qui l'a vu grandir mais qu'il avoue ne plus reconnaître aujourd'hui. Détruite à plus de 80% pendant la deuxième guerre, elle s'est bâtie un nouveau visage au fil des années, mais aussi une nouvelle identité. « Il n'y a plus la solidarité du temps des baraques, explique l'auteur originaire de Lambézellec. J'ai l'impression qu'on m'a volé quelque chose ».

Louis Gildas raconte la période allant de 1950 à 1970, celle des cinémas dans chaque quartier et celle des terrains vagues aujourd'hui disparus. « Les enfants ne jouent plus dans la rue » regrette-t-il, une pointe de nostalgie dans la voix. Le livre retrace aussi l'épopée de deux équipes de football à leur grande époque, le Stade Brestois et l'ASB.

« Lorsque Brest était jeune fille » de Louis Gildas est paru aux Editions CPE (21 euros)

 


Christophe Pluchon

Repost 0
1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 20:30

600 000 ouvrages, 30 000 abonnés et 1,5 millions de prêts de documents papier et de DVD chaque année... L'arrivée du multimédia dans les foyers n'a pas énormément transformé les habitudes des brestois en matière de lecture puisqu'ils sont toujours aussi nombreux à fréquenter l'une ou l'autre des dix bibliothèques de la ville. Cette assiduité va de pair avec leur intérêt pour le multimédia, en matière d'accès à l'information. « Les lecteurs attendent de notre part beaucoup de réactivité » explique Nicolas Galaud, directeur de la Bibliothèque Municipale de Brest.

Le réseau est depuis plusieurs années déjà, doté de Points d'Accès Publics à Internet (PAPI) au même titre que certaines associations et écoles. La bibliothèque Neptune dispose aussi d'un Espace de Création Multimédia, où les abonnés peuvent venir composer un CV, créer un site internet et consulter des livres spécialisés.

Concernant les prêts de documents, le réseau des bibliothèques s'est progressivement adapté en créant une « gamme » de services dits innovants, intitulée « bibliothèque numérique ». Il est désormais possible, que l'on soit ou non enregistré à la bibliothèque, de consulter gratuitement sur place les éditions « abonnés » de plusieurs journaux en ligne comme « lemonde.fr ». « Pour des raisons de droits, on ne peut pas le faire chez soi à partir du site de la bibliothèque, prévient Nicolas Galaud. Ce service vient compléter l'offre traditionnelle de journaux papier et d'encyclopédies ».

A partir de ce mois, un service de questions-réponses est également proposé aux abonnés. Ils peuvent interroger par courrier électronique les bibliothécaires qui s'engagent à fournir une réponse sous trois jours, par rapport à un type d'ouvrage ou à un auteur en particulier. Les usagers ont aussi la possibilité depuis décembre dernier, de réserver en ligne un livre ou un DVD. « Ils sont informés par courrier, et le seront bientôt par email, de la disponibilité du document, pour venir l'emprunter » précise Nicolas Galaud. 450 usagers ont déjà utilisé cette possibilité en faisant des recherches, sur internet, dans le catalogue de la bibliothèque.


Les nouvelles technologies sont enfin d'un appui considérable pour les bibliothèques qui disposent d'un fonds important, mais ancien. La numérisation d'un dictionnaire breton-français est actuellement en chantier, avec l'aide du Centre de Recherche Bretonne et Celtique et du Ministère de la Culture. Cet ouvrage de 9 000 pages, acquis récemment par la ville de Brest, a été écrit au 18è siècle par Pierre-Joseph Coatanlem, un noble de la région de Morlaix.

Lien : www.mairie-brest.fr/biblio/


Christophe Pluchon

Repost 0
24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 21:28

 

Ecouter un extrait de l'interview diffusée sur RCF Rivages :




« Une année, nous étions en déplacement chez une parente. Il y avait du pâté Hénaff sur la table. Une autre fois, c'était pendant un pèlerinage à Sainte-Anne La Palud. C'est le pâté des jours de fête. Je sens encore son parfum ! » Si Jean-François Coatmeur aime tant le pâté Hénaff, c'est bien pour les souvenirs qu'il lui évoque. L'écrivain brestois est d'ailleurs membre du tout récent Club des Amoureux du Pâté Hénaff, créé en vue de la célébration du centenaire de la conserverie. Car autour de la célèbre boîte jaune et bleue, le pâté du mataf comme l'appellent si tendrement les marins, il se passe toujours quelque chose, la preuve !


Cela fait 35 ans que Jean-Jacques Hénaff est à la tête de l'entreprise. Né en 1938, le petit-fils du fondateur parle avec émotion de cette grande aventure familiale dans laquelle il s'est engouffré en 1963 comme attaché de direction après des études à l'Université de l'Orégon aux Etats-Unis et à l'Ecole Technique de la Conserve à Paris. « C'est grâce à notre politique de qualité que l'entreprise a pu vivre cent ans et qu'elle continuera. Pour cette raison, nous avons beaucoup investi à Pouldreuzic ».

Les yeux de Jean-Jacques Hénaff pétillent lorsqu'il évoque l'année 1907. Avant cette date, faute d'usine dans la région de Pouldreuzic, les producteurs de petits pois et de haricots verts n'ont guère le choix : ils doivent faire traiter leurs légumes à Quimper ou à Pont-l'Abbé. Jean Hénaff, agriculteur et conseiller municipal dans la commune, utilise la technique de la conserve, alors en plein développement. « Il n'y avait pas encore d'électricité à Pouldreuzic. C'est une machine à vapeur qui produisait la force motrice pour faire fonctionner les écosseuses et les sertisseuses » raconte Jean-Jacques Hénaff.

Pour équilibrer l'activité de l'usine sur l'année, Jean Hénaff se lance en 1915 dans la vente de pâté de porc. La préparation au goût différent interpelle le consommateur. « La recette est restée fondamentalement la même depuis l'origine. Seul l'assaisonnement s'est affiné ».

En 1919, l'entrepreneur acquiert une conserverie de poissons, à Audierne. Ses héritiers, souhaitant recentrer les activités, s'en séparent en 1972. Jean-Jacques Hénaff prend les rênes cette année-là. Depuis, Hénaff vend annuellement 35 millions de boîtes de pâté, des saucisses et des palets frais, ainsi que des plats cuisinés. Elle est leader national des pâtés en conserve et exporte ses produits dans cinquante pays. 190 personnes travaillent sur le site de Pouldreuzic. Entre 2005 et 2006, le chiffre d'affaires à progressé de 7,7%, s'établissant à 45 millions d'euros.


La qualité revendiquée par l'entreprise passe depuis le début par le respect du concept de « porc entier ». Les saucisses fraîches par exemple, lancées en 1995, ne contiennent que 17% de matières grasses. « C'est original car nous n'utilisons que les meilleurs morceaux, explique Jean-Jacques Hénaff. Habituellement, on est plus proche des 40% de gras ». Les visages des producteurs méticuleusement sélectionnés sur le département apparaissent aussi sur les barquettes, ce qui fait dire à l'entrepreneur que sa société a engagé depuis longtemps et même sans le savoir, un processus de traçabilité. Et quand on évoque l'engouement des consommateurs pour les produits issus de l'agriculture biologique, Jean-Jacques Hénaff préfère là aussi, mettre en avant les relations de confiance qui s'établissent de façon naturelle avec l'éleveur et le consommateur. Il cite volontiers Levy-Strauss qui disait que pour qu'un aliment soit bon à manger, il faut aussi qu'il soit bon à penser. « Il n'est pas question de faire des cochons une armoire à pharmacie, dit-il. Le bon à manger, nous le vérifions par des tests d'analyse sensorielle. Le bon à penser, c'est l'image qu'il y a derrière le bon à manger, mais nous imposons des critères un peu particuliers à nos éleveurs, portant sur l'âge et sur la génétique. Nous faisons du développement durable depuis l'origine ».

L'argument tient en matière de bien-être des animaux. La société transforme 40 000 porcs par an. Ils arrivent par camion la veille de l'abattage. Pour éviter que leur viande perde en qualité pour cause de stress et pour ne pas prendre de risques sanitaires, les bêtes ne sont jamais mélangées avec des animaux issues d'autres fermes et qu'elles ne connaissent pas. « Entre l'élevage et chez nous, un porc vivant prend 1,5 degré de température. Pour la faire baisser, nous les douchons avant l'anesthésie et la saignée » explique Loïc Hénaff, directeur du marketing.
Certifiée ISO depuis 1993, la société Hénaff a aussi beaucoup investi en matière d'environnement puisqu'elle dispose de son système de production d'eau et de sa propre station d'épuration. Une nouvelle station mixte d'épandage et d'épuration sera opérationnelle l'année prochaine et permettra de réduire de 95% le niveau de pollution des eaux usées et de limiter l'épandage à la seule période estivale. Hénaff entend bien recycler les trois-quarts de ses déchets, partout dans les bureaux et dans les ateliers.

Le pâté Hénaff est connu par un Français sur deux et par 91% des Bretons. Pendant longtemps, l'entreprise a fait de la publicité à la télévision pour garder sa place de leader. Depuis quelques années, les tarifs pratiqués étant devenus trop élevés, elle a changé son fusil d'épaule. La nouvelle ambassadrice du pâté Hénaff, double championne du monde de kite surf, s'appelle Fabienne d'Ortoli. « Nous voulions éviter les stéréotypes véhiculant l'idée que le pâté Hénaff est surtout consommé dans les campagnes et par des hommes » justifie Loïc Hénaff. La sportive et les passionnés de glisse se retrouveront à l'Aber Wrac'h les 13, 14 et 15 juillet pour l'Aberrante Hénaff, une fête où se mélangent compétitions de kite, de planche à voile et de pâtés... de sable.

Surfant sur la vague du succès, la société a développé de nouveaux produits ces derniers mois comme les « Trio Apéro », des assortiments de recettes à tartiner. Elément essentiel de notre patrimoine (que serait la Bretagne sans le pâté Hénaff ?), la maison n'a pas fini de surprendre les consommateurs. Le métier passionne toujours autant le maître des lieux. « L'entreprise est source de créativité, de vision, de force de conviction et donne du courage » insiste Jean-Jacques Hénaff. Président de l'Union Interprofessionnelle Patronale du Finistère de 1987 à 1990 et co-fondateur de l'Institut de Locarn, Jean-Jacques Hénaff dit faire plus confiance au jugement qu'à l'intelligence pour mener sa barque aujourd'hui centenaire.

Pour fêter ce siècle, un livre documentaire écrit par Gérard Alle sera publié le 31 mai (aux éditions Le Chasse-Marée). Une grande kermesse pour le personnel, sa famille et les partenaires aura lieu le 23 juin. Ce jour-là sera aussi inaugurée dans l'ancienne ferme familiale de Pendreff à Pouldreuzic, la « Maison du pâté Hénaff ». Ce musée retracera le parcours de Jean Hénaff, l'histoire de la conserverie familiale et celle de son fameux pâté.


Pour en savoir plus : www.henaff.fr

Christophe Pluchon

Ecouter un extrait de l'interview diffusée sur RCF Rivages :



Repost 0
17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 21:55

C'est Jean-Marc Morandini, sur son blog, qui a mis le feu aux poudres (www.jeanmarcmorandini.com). Il a dit son intention de publier le soir des élections, les premiers résultats des votes sitôt ceux-ci connus et bien avant 20 heures, c'est-à-dire avant la fermeture du dernier bureau en métropole. L'animateur de Direct 8 et d'Europe 1 se demande en effet pourquoi il est « normal » que les chiffres soient disponibles sur les sites internet étrangers, et pas sur les blogs français. Guy Birenbaum, chroniqueur sur RTL, va dans le même sens. Sur son blog (http://birenbaum.blog.20minutes.fr/), il prévient : « si dimanche 22 je détiens un résultat sérieux (pas une rumeur bidon), bien évidemment, je vous le donnerais immédiatement sur ce blog, largement avant 20 heures ».

L'interdiction de publier les résultats avant la fermeture du dernier bureau est régie par la loi L. 52-2 du Code électoral, afin de ne pas influencer les votes. Mais dans quelle mesure vaut-elle pour les sites internet français ? L'Observatoire de la Web Campagne, mis en place par le Forum des Droits sur l'internet (www.foruminternet.org) reprend la position du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel qui, dans une recommandation du 7 novembre dernier, précisait que « les services de radio et de télévision s'abstiennent de diffuser tout élément susceptible de donner des indications sur l'issue du scrutin avant la clôture du dernier bureau de vote ». Pour l'observatoire, « compte tenu de l'objectif poursuivi par le législateur, il apparaît que les solutions dégagées pour les services de radio et de télévision puissent être étendues aux services de communication au public en ligne en ce qui concerne le sens à donner à la prohibition visée par l'article L. 52-2 du Code électoral ». L'Observatoire de la Web Campagne appelle les éditeurs de sites « à respecter la législation française et à garder à l'acte de voter son caractère personnel et libre ». Les fraudeurs risquent, il faut le savoir, jusqu'à 75 000 euros d'amende et la commission nationale de contrôle de la campagne (www.cnccep.fr) prévient qu'elle engagera des poursuites si elle constate des dérives.

L'auteur du site versac.net, Nicolas Vanbremeersch, spécialiste en stratégie internet, a bien compris le message. Il demande aux internautes qui auraient des informations (au moment du dépouillement, par exemple) de ne pas les publier avant l'heure légale. Il leur propose d'afficher sur leur site un logo représentant un haut-parleur barré d'une interdiction. « Ce n'est pas parce qu'internet m'offre la liberté de diffuser des informations que je dois le faire. La diffusion de résultats, outre son caractère illégal, est de nature à favoriser des manipulations et une inégalité flagrante devant le vote » écrit-il. Ce message est aussi relayé par Alain Queffelec, élu municipal à Guipavas (http://alain-queffelec.over-blog.com/). S'il entend bien respecter la loi, il la trouve néanmoins « désuette ». « Rien ne justifie la différenciation entre la province et quelques grandes villes. J'opterais pour une heure unique pour tout le territoire. 19 heures me semble être une heure raisonnable. Ensuite, je laisserais toute liberté d'expression sur le sujet, à tous les médias ».
En attendant, blogueurs, vous voilà prévenus...


Christophe Pluchon


Repost 0
16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 22:44

Le « Navigator of the Seas » de la compagnie Royal Carribean est attendu au port de commerce mercredi 25 avril au matin. D'une longueur de 311 mètres, il peut transporter jusqu'à 3 900 passagers, sans compter les membres d'équipage ! « La croisière est un produit en plein développement. Les bateaux ont des taux de remplissage de 98%. Ceux qui seront construits dans les prochaines années permettront de faire voyager plus de 5 000 personnes simultanément » assure Evelyne Lucas, vice-présidente de la CCI de Brest chargée du tourisme.

Pour se rendre compte de l'engouement, il suffit de regarder les chiffres du marché de la croisière. Les estimations tablent sur 34 millions de passagers transportés dans le monde, contre 13 millions en 2005. En Europe, les clientèles britanniques et allemandes sont depuis longtemps séduites par ce type de vacances sur l'eau. Les Français, en revanche, le boudent un peu. «Il faut changer l'image de la croisière, reprend Evelyne Lucas. On croit toujours que c'est destiné aux personnes du 3è âge. Ce n'est pas vrai. Sur les paquebots, les mamans peuvent faire garder leurs jeunes enfants pendant qu'elles font des activités de loisir. Et puis, il y a des croisières à tous les prix ».

2000 et 2006 sont à marquer d'une pierre blanche en matière d'accueil de paquebots à Brest. L'an dernier entre le 6 avril et le 10 novembre, 16 navires ont fait escale. En comptant les membres d'équipage, plus de 20 000 personnes ont pu, le temps d'une journée ou d'une demi-journée, découvrir notre département grâce aux excursions proposées par les tour-opérateurs.

Cette année, ce sont 23 000 personnes qui sont attendues. 15 escales sont programmées. Le 1er septembre, la cité du Ponant sera port d'arrivée et de départ pour 245 passagers de nationalité finlandaise. Une confiance notamment obtenue grâce à l'extension en cours de l'aérogare. Brest est le deuxième port de la façade Atlantique pour l'accueil des paquebots de croisière, après La Rochelle.


Photo présentée : le Saga Rose, qui escalera le 28 mai 2007. (crédit : CCI brest)

Christophe Pluchon

Repost 0
9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 22:58

L'objectif de votre vieil Olympus est obstrué par un voile mystérieux ? Vous voudriez bien savoir si d'autres passionnés de matériel photo ancien, comme vous, connaissent les mêmes désagréments ? Sur Internet, vous avez toutes les chances de trouver les réponses à vos questions en allant surfer sur les forums ouverts par des amoureux de photographie argentique, et en lisant les différentes descriptions qu'ils proposent des appareils.


Sylvain Halgand a mis en ligne son site en 1999 (www.collection-appareils.com). Il compte plus de 2 000 membres et 1 400 visiteurs différents chaque jour. C'est le fruit d'un long travail de recherche de documentation sous forme de vieilles revues. « Je propose la quasi-intégralité des catalogues des grands distributeurs comme Photo-Plait et Photo-Hall, explique Sylvain Halgand. Il y a environ 2 300 appareils répertoriés sur le site. Chacun fait l'objet d'une page régulièrement enrichie par les avis de chacun, des reproductions de vieilles publicités et les prix d'achat donnés par les membres. Il y a aussi plus de 700 modes d'emploi. Quand le service support argentique de Kodak a fermé, il m'a légué son fonds de notices ».

Vous connaissez sans doute le Rolleiflex, chanté par Gainsbourg dans « Negative Blues ». Robert Doisneau, lui aussi, affectionnait particulièrement cet appareil moyen-format pour la qualité de son objectif de prise de vue. Aujourd'hui, de nombreux photographes redécouvrent la pellicule 120, qui permet d'enregistrer beaucoup plus de détails que le film standard 135, à agrandissement équivalent.

La communauté passionnée par le moyen et le grand format se retrouve régulièrement sur Galerie Photo (www.galerie-photo.com). Le site a été ouvert en 2000, par Henri Peyre, ancien professeur de photographie à l'école des Beaux-Arts de Nîmes. Il donne, autour d'une galerie consacrée à des photographes, toutes les clés pour bien comprendre la photographie haute résolution. « C'est d'abord une question de philosophie de prise de vue, induite par des appareils qui privilégient la qualité du résultat au détriment du confort d'utilisation. Le sujet est construit, et pas cadré » insiste Henri Peyre. Ce qui fait la force de Galerie Photo, ce sont aussi les nombreux articles d'ordre technique et les comparatifs entre les appareils moyen-format et les reflex numériques. L'autre facette du site, c'est le forum, visité par 3 000 personnes chaque jour, et sur lequel aiment se retrouver les « amoureux de belles choses «  comme Jean Goupy. « Les appareils anciens, c'est de la belle mécanique, se félicite ce retraité de la région macônnaise. Grâce au forum, j'ai connu un autre passionné qui organise des stages photo et développe mes diapositives ». Jean Goupy remercie aussi internet grâce à qui il peut toujours s'approvisionner en pellicules car il ne trouve plus les produits près de chez lui. Numérique, quand tu nous tiens...

 

Christophe Pluchon

Repost 0
6 avril 2007 5 06 /04 /avril /2007 22:42

Jusqu'à fin avril, Marie-Gilles expose ses aquarelles à la villa Mériadec à Douarnenez-Tréboul. La grande bâtisse située à deux pas de la thalassothérapie se dresse face au Menez-Hom. Elle a été aménagée par Jean-Philippe Chapalain, qui accueille généreusement les artistes pour les aider à créer et à montrer leurs oeuvres.


« Dans la vie, on fait ce qu'on peut, pas ce qu'on veut ». Cette phrase extraite de la chanson de Starmania résume à elle seule l'itinéraire tout tracé de Jean-Philippe Chapalain, 61 ans. « J'ai toujours voulu être artiste, designer, architecte ou peintre. Le destin en a décidé autrement ». L'homme dirige depuis près de quarante ans une entreprise familiale de manutention située dans le Val d'Oise, à proximité d'Auvers-sur-Oise. Ce n'est pas un hasard si la ville est mondialement connue pour sa peinture. Elle a su attirer Van Gogh, Cézanne et Pissaro. « J'ai été happé par ma vie personnelle et professionnelle. Maintenant, je rattrape le temps perdu » ajoute Jean-Philippe Chapalain.

Dans sa villa de 500 mètres-carrés nouvellement rénovée, il accueille les artistes en résidence pendant quelques semaines, et expose leurs oeuvres. La maison, et la vue sur la baie de Douarnenez qui va avec, sont mises gratuitement à leur disposition. « J'ai pu rafraîchir les lieux en revendant une partie de mes pièces de collection, explique Jean-Philippe Chapalain. Je ne voulais pas jouir exclusivement de mes achats, mais au contraire, en faire profiter les autres ».

Céramistes, peintres et graveurs disposent d'une chambre (il y en a cinq en tout) et d'un atelier pour travailler. La mer est tellement proche qu'ils n'ont qu'à franchir le muret du jardin pour s'y baigner. « Je n'aime pas le qualificatif de mécène. Si l'abbé Pierre avait été un mécène, alors d'accord, je me serais rangé auprès de lui. Je veux aider les artistes et les comprendre. Je pense avoir le même tempérament qu'eux. Ils travaillent dans leur coin. Ils ont peur de la réaction du public au moment de montrer leurs oeuvres. Je veux servir d'interface entre eux et les futurs acheteurs ». Certes, la villa Meriadec n'est pas la Buvette de la Plage au Pouldu, et Jean-Philippe Chapalain n'est pas Marie Henry. C'est pourtant le même esprit qui règne chez ces deux personnages, à 120 années d'intervalle : héberger, soigner les artistes avec respectivement en toile de fond, les plages des Grands-Sables et des Sables-Blancs...

L'aquarelliste de Penmarc'h, Marie-Gilles, montre ses travaux à l'Espace Mériadec jusqu'à la fin de ce mois. C'est un retour aux sources puisqu'elle y a déjà exposé en décembre. Plus d'un millier de visiteurs a vu ses toiles entre Noël et le Premier de l'An. « Le public est surpris de découvrir cet endroit dédié aux artistes. C'est difficile de trouver des lieux pour exposer car les belles salles sont souvent réservées deux ou trois ans à l'avance ». L'aquarelliste, qui a reçu pas moins de neuf prix ces deux dernières années, s'est découverte une passion pour les vieux livres. Elle les reproduit selon la méthode dite du mouillé. « Il y a beaucoup de choses qui se dégagent des anciennes couvertures en cuir. Le livre permet de faire passer des messages. C'est notre mémoire, d'une certaine manière » témoigne Marie-Gilles. Jean-Philippe Chapalain avoue avoir été séduit par la finesse et la perfection de son travail. « Chaque jour, avoue-t-il, je reçois trois à quatre demandes d'artistes demandant à exposer ou à venir en résidence. Beaucoup travaillent à l'étranger, certains en Allemagne et aux Etats-Unis. Je fonctionne au coup de coeur pour faire le tri ».

A l'approche des beaux jours, notre amoureux des arts passe plus de temps que d'habitude au jardin, face à la mer. Le soleil rarement absent de la baie de Douarnenez n'est pas le seul en cause. Jean-Philippe Chapalain y aménage un petit amphithéâtre de verdure destiné à accueillir un public d'une quarantaine de personnes. Dès l'été prochain, des sculptures de plus de deux mètres de hauteur y éliront domicile. Yan Balinec, pressenti pour exposer dans quelques mois à la villa Mériadec, verrait bien des compagnies de théâtre se produire sur cette esplanade. Le poète et musicien douarneniste est, comme Marie-Gilles, conquis par la proposition de Jean-Philippe Chapalain. « C'est une forme d'art de faire la promotion des artistes. Beaucoup ont du mal à percer, perçoivent le SMIC, n'osent pas se confier. Ils ont néanmoins la plus belle part, celle du rêve créateur ». Et Marie-Gilles de poursuivre : « Il y a quatre ans, les oeuvres se vendaient beaucoup plus facilement. Aujourd'hui, les gens regardent à deux fois avant d'acheter. Tous les artistes le disent ». Jean-Philippe Chapalain lance un appel aux entreprises désireuses d'aider ce milieu et qui ne savent pas comment s'y prendre. « Le marché de l'art est considérable. Soutenir les artistes, c'est leur offrir des garanties pour l'avenir. Les nouvelles lois fiscales encouragent la démarche ». Dans un futur proche, le gestionnaire de la villa Meriadec devrait aussi solliciter les responsables de sociétés pour leurs séminaires et lancements de produits. Jean-Philippe Chapalain envisage d'aménager une partie de la maison en salles de réunion. « Les entreprises pourront louer les lieux à la journée ou à la semaine. Les recettes permettront d'équilibrer les comptes ». Et si les murs des chambres et des couloirs sont encore nus, le chef d'entreprise bientôt à la retraite ne désespère pas de les voir progressivement s'habiller d'oeuvres offertes par les artistes qu'il aura accueillis.

C'est sûr, Jean-Philippe Chapalain croit en sa bonne étoile. Au visiteur passionné comme lui d'histoire de l'art, il ne manque pas d'évoquer la venue d'Auguste Renoir à Tréboul, en 1895. « L'artiste y a peint trois tableaux, dont l'un, paysage devant le Menez-Hom, depuis le fond de ce jardin ». Au pied de la villa se dresse aussi un cyprès plus que centenaire que le maître des lieux n'est pas peu fier de présenter. « Auguste Renoir a du le voir tout petit ! » lâche Jean-Philippe Chapalain.

Un arbre pour confident, et la mer pour inspiratrice. Que demander de plus ?

La villa Mériadec est ouverte depuis un an et demi. En parallèle des oeuvres de Marie-Gilles, Jean-Philippe Chapalain a choisi d'y montrer jusqu'au 28 avril les sculptures de Thierry Kayo et les peintures (huiles et tempora) de Gerhard Renner. Suivra, du 30 avril au 23 mai, une exposition de sculptures de Bertrand Créach. Puis Philippe André donnera deux stages de sculpture sur pierre, fin juillet et début septembre. La rentrée sera placée sous le signe de la photographie.

Le programme des expositions est consultable sur le site internet : www.meriadec-art.org/. Vous pouvez aussi vous renseigner par téléphone au 02 98 75 57 27.


Christophe Pluchon

Repost 0