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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 20:31

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Ecouter le magazine diffusé sur RCF Rivages :

 

 

Un radôme blanc, à l'entrée sud de Brest... Les 300 aiguilleurs du ciel basés au Centre en Route de la Navigation Aérienne, le CRNA Ouest, surveillent jour et nuit le trafic civil long et moyen-courrier dans une zone qui s'étend du nord du Bassin Parisien au golfe de Gascogne. Ils prennent le relais des tours de contrôle des aéroports et des autres centres en route, français, espagnol et britannique, pour les vols en transit. Ils ne gèrent pas en revanche, la circulation en basse et moyenne altitude des petits avions de tourisme dont les pilotes naviguent à vue et non aux instruments. « L'origine du CRNA Ouest, c'est 1968 avec la création du radar, explique la chef du centre, Aline Pillan. Le site compte aussi 330 personnels de l'armée de l'air, de la marine et du centre d'essais et de réception, mais nous ne voyons pas leurs avions sauf quand nous devons travailler ensemble ».

On n'entre pas au radar de Bretagne comme dans un moulin. Il faut montrer patte blanche pour accéder à la salle de contrôle de 800 m2. Les aiguilleurs, répartis sur une vingtaine de postes, travaillent dans une ambiance feutrée. Nulle lumière ne pénètre par l'extérieur. « Le métier de contrôleur aérien nécessite beaucoup de concentration, confie l'un d'entre eux, Estelle Thomas. On ne peut pas prendre de risque avec la sécurité des passagers. C'est aussi un métier de communication. Nous nous adressons par la voix aux commandants de bord des avions et à nos collègues des autres centres et des tours de contrôle des aéroports. Nous parlons en général en anglais, sauf quand nous avons affaire à des français. Chaque échange est codifié pour qu'il soit le plus concis et le plus précis possible ». Sur leurs écrans, les aiguilleurs ont accès à la position des avions, à leur altitude et à leur vitesse. D'avril à octobre, le trafic est particulièrement intense avec les vols vacances. « Notre but, c'est d'éviter les embouteillages dans le ciel » poursuit Estelle Thomas.

Ce métier de contact, animé par le travail à horaires décalés n'est pas pour déplaire à Nathalie Le Faou. « J'ai découvert le CRNA Ouest un peu par hasard, après qu'une amie m'en ait parlé. Après trois années d'études en alternance, j'ai passé le concours d'Ingénieur du Contrôle de la Navigation Aérienne à Toulouse ».

Le Centre en Route de la Navigation Aérienne de Loperhet a surveillé 798 000 vols civils l'an dernier, avec des pics à plus de 3 000 par jour. C'est 9% de moins qu'en 2008 car en raison de la crise, les compagnies ont du revoir leur prévisions. Ce sont elles qui financent le CNRA, via une redevance. Le centre a pourtant besoin d'argent pour mener à bien un projet d'agrandissement de ses locaux.


Christophe Pluchon


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