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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 21:44

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Derrière les murs de l'ancienne conserverie Supergel travaille une dizaine de plasticiens, de photographes et de graveurs. Des artistes qui ont eu envie un jour, de sortir de l'isolement forcé de leur atelier. « Il fait très froid ici l'hiver. S'il y a trois personnes qui bossent, ça nous force à rester toute la journée » confie Jasmine Berder, la présidente du collectif. Cette jeune peintre, qui essaie comme ses voisins de vivre de son art, a réalisé pendant la crise de la grippe A/H1N1, une série de toiles montrant des animaux masqués. « C'est pour expliquer que l'on se protège trop et que l'on ne fait pas assez confiance à la nature » dit-elle.

Une porte métallique plus loin nous attend Marcel Larour. Ce douarneniste était déjà de l'aventure lorsque le collectif s'appelait « La Friche Mar'plij », et avant qu'il ne déménage au 43 de la rue Henri Barbusse, face au port du Rosmeur. Le sculpteur est un peu désemparé : « Il me manque 2 500 euros pour financer la mise en lumière des statuettes ». L'artiste, dont les oeuvres sont appelées à circuler dans les communes, a effectué une recherche sur l'adolescence. « Avant, les jeunes avaient plus de repères. C'est cette réflexion qui m'a incité à travailler sur ce thème. On peut voir des chaines par exemple, car les enfants ont besoin de liens et d'amour » explique Marcel Larour.

La Friche-Supergel héberge aussi une couturière, Magali Domec, qui fabrique des corsets, sorte de « sacs à mains-vêtements », avec un système de pochettes, à partir de tissu de récupération. « Dans les fripes, on trouve du coton de très bonne qualité pour un prix dérisoire. On peut faire de belles choses avec » dit-elle. Dans l'ancien garage de la conserverie expose enfin Hervé Dubault. Ses photographies, réalisées pour la plupart avec un bridge numérique et tirées en format 50x75 cm, montrent ce qui reste de deux lieux symboliques de Douarnenez, l'hôpital de la rue Monte-au-Ciel et l'école privée des Saints-Anges. « Ces endroits sont tous les deux contaminés par la destruction du temps. On y voit d'anciens lavabos, des mannequins désarticulés... L'ambiance, qui peut paraître glauque, est atténuée par les couleurs vives et le côté dynamique des images » explique-t-il.

Les artistes de l'atelier La Friche-Supergel accueillent les visiteurs du jeudi au dimanche de 11h à 13h et de 16h à 19h (avec nocturne exceptionnelle le 6 août). Vous trouverez plus de renseignements sur le site internet : www.supergel.org.

 

Christophe Pluchon


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