Partager l'article ! Colette Vlérick : « les terres chaudes » de Plougastel: Finistérienne d'adoption, Colette Vlérick s'est vite pri ...
Finistérienne d'adoption, Colette Vlérick s'est vite prise de passion pour la culture et les traditions bretonnes. Son premier roman historique paru en 1998, « la fille du goémonier » lui a d'ailleurs valu plusieurs récompenses. Avec « Les terres chaudes », l'auteur offre au lecteur une vision originale de l'âge d'or de la fraise à Plougastel-Daoulas. En 1903, l'une des soeurs Le Gall quitte avec son oncle, les terres vallonnées de la presqu'île pour les vastes plaines de l'ouest-canadien. Deux modes de vie, deux visions du monde s'affrontent alors.
Pour écrire ce roman, Colette Vlérick s'est beaucoup renseignée sur l'implantation de la fraise à Plougastel. L'ingénieur et botaniste Amédée-François Frézier avait ramené des plants de Blanche du Chili pour le compte du roi en 1714. Le petit fruit avait pu se développer grâce à des croisements avec la fraise des bois et du fait du climat tempéré de la presqu'île. « Ce qui m'a frappée en regardant les photographies anciennes, au temps où je situe mon histoire, c'est la bonne mine des gens, confie Colette Vlérick. On sent chez les Plougastels une élégance de bon aloi. C'est à la fraise qu'ils doivent leur prospérité ».
Tout bon roman devant contenir une part de mystère, l'histoire est conçue autour d'un secret de famille. Pèsera-t-il pour toujours ?
« Les terres chaudes » de Colettes Vlérick est publié aux Presses de la Cité (19 €)
Christophe Pluchon