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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 21:11

Le Centre Atlantique de la Photographie invite jusqu'au 18 décembre trois jeunes photographes à montrer leur vision de la capitale allemande. Le sujet s'imposait forcément, vingt ans après la chute du Mur... Les clichés décrivent les ambiances d'une ville qui a beaucoup changé, une ville festive où tout, ou presque est permis. « Il y a énormément de fêtes, et beaucoup de gens qui se travestissent » explique Alexa Brunet. La photographe, membre du collectif Transit, présente en 17 grands-formats sa vision de cette « insomnie collective ». Parmi les personnes qui se sont confiées à son objectif 6x7, il y a Keay, chanteuse de cabaret la nuit et femme de ménage le jour.


© Alexa Brunet/Transit

Photographe mais aussi musicien et vidéaste, Nicolas Comment, de l'agence VU, explique pour sa part que la vie à Berlin est vraiment à l'opposé de Paris où il vit. « La ville a été rasée. L'espace des possibles est très vaste. Paris ressemble au contraire à un musée, à un village de poupées » dit-il. Ses images veulent raconter une histoire, avec pour certaines, une couleur pour fil conducteur. « Je montre une femme de dos, très belle. J'ai associé ce cliché à celui représentant une moto sous une bâche, à cause du mauve ».

Pour Cécile Morin, enfin, Berlin est le symbole de la haine qui peut exister entre des communautés. Elle cite volontiers l'exemple de l'Italie, où l'on « enferme les communautés Roms », et de l'Irlande du Nord ou de Chypre. « Plusieurs pays sont encore divisés aujourd'hui, et on en parle pas ou peu, contrairement à Berlin ». S'il est une image qui a marqué la photographe à l'époque du Mur de la Honte, c'est celle d'un couple qui s'enlace à travers une brèche. Les images de Cécile Morin sont complétées par des témoignages écrits, comme celui de Nicole. « Cette enseignante m'a beaucoup marqué, dit-elle. Elle ne renie pas tout ce qui s'est passé à l'Est, ce qu'on lit dans les livres. Ce sont les petits détails qui permettent de mieux comprendre l'histoire avec un grand H ».


Christophe Pluchon


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