






Comment ne pas s'émouvoir devant les photos d'archive montrant la mairie en construction, le départ « en poussette » pour la plage de
Saint-Marc et le défilé des regrettés trolleys dans lesquels « ça sentait la laine mouillée et le tabac froid » ?
Louis Gildas évoque dans ce livre, d'une manière certes romancée mais toujours juste, son Brest d'antan, cette ville qui l'a vu grandir mais qu'il
avoue ne plus reconnaître aujourd'hui. Détruite à plus de 80% pendant la deuxième guerre, elle s'est bâtie un nouveau visage au fil des années, mais aussi une nouvelle identité. « Il n'y a
plus la solidarité du temps des baraques, explique l'auteur originaire de Lambézellec. J'ai l'impression qu'on m'a volé quelque chose ».
Louis Gildas raconte la période allant de 1950 à 1970, celle des cinémas dans chaque quartier et celle des
terrains vagues aujourd'hui disparus. « Les enfants ne jouent plus dans la rue » regrette-t-il, une pointe de nostalgie dans la voix. Le livre retrace aussi l'épopée de deux équipes de
football à leur grande époque, le Stade Brestois et l'ASB.
« Lorsque Brest était jeune fille » de Louis Gildas est paru aux Editions CPE (21 euros)
Christophe Pluchon



