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21 novembre 2006 2 21 /11 /novembre /2006 22:01

C'est une expérience originale à laquelle est convié le public entre 15h et 20h. Imaginez plusieurs personnes qui se retrouvent en un lieu, à un moment donné, sans vraiment savoir quoi se dire, et qui finalement se découvrent des sujets de conversation communs... Voilà l'esprit du BarCamp. « A la différence des réunions, il n'y a donc pas de sujet préétabli, pas d'ordre du jour, note Gwendal Simon, enseignant-chercheur à l'ENST Bretagne. Le programme se fait en fonction de la motivation et des échanges. Chacun apporte ses idées, son enthousiasme et son envie de partage au service d'un projet citoyen. On peut ne pas avoir de projet mais des compétences. Ceux qui ne viennent que pour écouter n'ont pas vraiment leur place ».

Dans tout BarCamp qui se respecte, les participants commencent d'abord par se présenter en donnant leur nom, celui de leur entreprise ou de leur association, et leurs principaux centres d'intérêt. Les thèmes sont ensuite choisis et inscrits sur une grande feuille disposée au centre de la pièce. « On décide de parler de tel ou tel sujet de 16h à 17h par exemple, et les personnes s'inscrivent à la discussion » ajoute Gwendal Simon. Mais on peut aussi noter par avance les thèmes dont on voudrait parler sur la page wiki du BarCamp (barcamp.org/BarCampBrest).

Les dernières innovations liées au réseau des réseaux sont évidemment au rendez-vous. L'intérêt de la connexion à internet est de pouvoir visiter des sites qui traitent des sujets évoqués, et de créer des pages en profitant des apports du web 2.0. Avec cette nouvelle technologie, les internautes ne sont plus des utilisateurs de services mais des producteurs d'information. Gwendal Simon applaudit l'intelligence des réseaux peer-to-peer, espaces d'expression justement basés sur ce principe d'échange, et la puissance du très médiatique site YouTube qui n'offre aucune vidéo en son nom, mais uniquement celles mises en ligne par les internautes eux-mêmes. « Le deuxième intérêt, note l'enseignant-chercheur, c'est la facilité enfantine de bâtir des projets humanitaires, citoyens ou commerciaux, car les interfaces du web 2.0 ne sont pas compliquées à utiliser, étant donné qu'il n'y a pas de programmation ».

Ce BarCamp brestois sera le premier de Bretagne et le troisième de France. Le concept est né à Palo Alto en Californie l'année dernière, dans les locaux de la société SocialText, et a vite attiré un public plein d'idées mais qui estimait n'avoir sa place ni dans les associations, ni dans les institutions. Le succès des BarCamps a donné naissance à un réseau international.


Pour en savoir plus :

www.a-brest.net/article2816.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/BarCamp


 

Christophe Pluchon

 

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