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20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 21:45

En France, une femme sur dix subit des violences verbales ou physiques de la part de son époux, voire de son ex-mari ou de son ex-concubin. C'est ce qui ressort d'une enquête menée en 2000 à la demande du gouvernement, auprès de 6 970 femmes de 20 à 59 ans, et qui fait toujours référence aujourd'hui malgré les non-dits. En effet, pour une plainte déposée, il y aurait trois à quatre femmes en souffrance.

La date du 25 novembre, décrétée par l'ONU « journée internationale pour l'élimination des violences à l'égard des femmes », permet aux associations, élus et services de l'Etat de rappeler que tout le monde à un rôle à jouer pour faire cesser les discriminations à l'égard des femmes. Ainsi, pour Annaïg Le Moel, représentante de l'association Ni putes ni soumises en Bretagne, « la parité et la mixité sont les véritables outils permettant de garantir l'égalité. Nous avons une demande par rapport à la violence fille-garçon à l'adolescence, à l'apprentissage du respect, au mariage forcé. Nous avons aussi quelques cas de viols en réunion. Notre travail est d'amener les femmes à portée plainte quand la loi n'est pas respectée ».

Si les services de police et de gendarmerie ont bien été formés pour accueillir les femmes en détresse, le dépôt de plainte reste effectivement un acte difficile. « C'est tabou car ça relève de l'intimité, et la crainte de représailles est forte » analyse Annaïck Morvan, chargée de mission aux droits des femmes à la Préfecture.

L'an dernier dans le Finistère, 935 femmes victimes de violences ont poussé la porte du centre d'information sur le droit des femmes. Les juristes du CIDF les ont informées sur leurs droits et les ont accompagnées dans leur prise de décision. « Agir, c'est par exemple quitter le domicile pour protéger les enfants, même si la législation tend à dire qu'il faudrait expulser les auteurs de violence, explique Hélène Kerouanton, directrice du CIDF. Les femmes doivent considérer la simple gifle comme une violence physique ».

Pour se renseigner :www.femmes-egalite.gouv.fr/

Christophe Pluchon

 

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