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11 novembre 2006 6 11 /11 /novembre /2006 18:20

Créé il y a trois ans, un collectif composé d'associations comme Emergence, la Sauvegarde de l'Enfance et la Ligue des Droits de l'Homme participe à la semaine nationale sur les prisons en organisant une soirée-débat. Mercredi 22 à 20h30, au centre social de Bellevue, il sensibilisera le public au thème de la santé en prison. « Les trois quart des personnes incarcérées ont des problèmes psychiques, insiste Marie-Paule Forget, présidente d'Emergence, association qui accompagne les anciens détenus. Malheureusement, la santé, ce n'est pas leur priorité, elles ne réalisent pas combien l'équilibre physique et psychique est important pour se réinsérer ».


Les associations dénoncent aussi le manque de moyens de l'administration pénitentiaire. Gwendoline Cueff, secrétaire du Genepi (groupement étudiant national pour l'enseignement aux personnes incarcérées) rappelle que « les détenus ont normalement une visite médicale dans la semaine qui suit leur arrivée. Mais parfois ça traîne. Pour une rage de dents, il faut souvent attendre des mois. Les maladies aussi se propagent vite, à quatre ou cinq personnes dans des cellules de 9 m2. Certains détenus ont le sida, mais comme ils ont le droit de refuser le dépistage, personne ou peu de personnes sont au courant ».

La soirée du 22 novembre débutera par une projection vidéo, avec le témoignage d'anciens détenus. Maître Rustique, avocat de la Ligue des Droits de l'Homme, le Dr Saccardi, responsable de la consultation médicale à la maison d'arrêt de Brest et le Dr Bodénez, psychiatre responsable du service alcool-toxiques à l'hôpital de Bohars interviendront ensuite.

Pour faire taire ceux qui estiment qu'à l'occasion de cette semaine nationale sur les prisons, on pense d'abord aux personnes incarcérées et pas assez aux victimes, Marie-Paule Forget croit bon de rajouter qu'« aider les détenus à retrouver leur place dans la société, c'est aussi faire qu'il y ait potentiellement moins de victimes ».

Christophe Pluchon

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