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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 07:39

 

Ecouter un extrait de l'interview diffusée sur RCF Rivages :


Le 15 janvier 2004, le Bugaled Breizh sombrait au sud du Cap Lizard, avec cinq hommes d'équipage à son bord. Pour l'écrivain Yann Queffélec comme pour les familles des marins, ce drame n'est pas un « aléa maritime » par exemple lié à une croche avec un objet, contrairement à ce que la justice, les autorités maritimes et le BEA Mer laissent entendre. Le livre-enquête, qui retrace « sans rien inventer » le déroulement de l'histoire avec de nombreux témoignages à l'appui, pointe ainsi plusieurs zones d'ombre.

Le jour de la disparition du chalutier de Loctudy, l'OTAN faisaient participer les sous-marins de ses pays-membres à une opération d'entraînement. Yann Queffélec estime tout à fait plausible qu'un bâtiment ait pu traverser le trait de chalut, entraînant le Bugaled Breizh vers le fond. L'écrivain aimerait « que toutes les marines acceptent de mettre les choses sur la table, et qu'elles expliquent pourquoi elles n'y sont absolument pour rien ».

L' « événement » qui a incité l'écrivain à vouloir faire la lumière sur ce naufrage, c'est d'abord son « admiration pour des gens qui vont au péril de leur vie chercher la nourriture des autres ». C'est aussi un entretien en 2004 avec le chef d'Etat Major de la Marine, l'amiral Oudot de Dainville, au cours d'un déjeuner des écrivains de Marine. Dans un chapitre (qu'il titre « Perlimpinpin »...), Yann Queffélec retranscrit des propos qui l'interrogent drôlement. « La mort n'est pas notre métier, tout militaire que l'on soit. Vous imaginez en votre âme et conscience qu'un submersible français puisse éperonner un bateau de pêche, français ou non, et filer à l'anglaise ? » Cette réponse des autorités, qu'il juge évasive et sans fondement, donne le ton du livre, incisif et bouleversant à la fois : « on peut dire au moins sa façon de penser. Eh bien, disons-là », écrit-il.

 

« Adieu Bugaled Breizh » de Yann Queffélec, aux éditions du Rocher (17 €)

 

Christophe Pluchon

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commentaires

François TATARD 13/09/2009 17:13

 Le naufrage du   :   BERNADETTE BREIZ – conte maritime moderne
 
 
Commission d’enquête
 
L’épave avait été renflouée à grands frais. Ensuite, profitant d’un temps favorable, la plate-forme sur laquelle on l’avait chargée avait été remorquée jusqu’à son port de naissance du LIERREVINEC.
FANCH, expert maritime, capitaine au long cours chevronné, expérimenté et consciencieux faisait partie de la commission d’enquête. Psychologiquement, l’affaire était mal emmanchée. En effet, toute la commission, était victime d’une sorte de lavage de cerveau de la part des journaux, de la télévision et de la population qui cherchait un « bouc émissaire » chez les marins militaires européens. Ces derniers, dans leurs jeux puérils de manœuvres préfabriquées, auraient rodé dans les parages du naufrage au mauvais moment. Alors, on imaginait qu’un sous marin aurait provoqué la catastrophe, sans voie d’eau, simplement en pinçant l’étrave du chalutier sur toute la longueur de la cale avant, ainsi qu’en témoignaient les deux enfoncements, sans déchirures, de la coque.
FANCH n’arrivait pas à imaginer cela. Ce type de sous-marin « à pinces » n’apparaissait pas dans la nomenclature des navires de guerre connus. Le Procureur de la République lui reprocha son manque d’imagination en faisant défiler, dans ses paroles, de fantastiques histoires de prototypes révolutionnaires. Il les imaginait dans ces pays mystérieux de l’Est jusqu’en Chine ou en Corée du Nord       .
 
FANCH ET LA PRESSION ATMOSPHERIQUE
 
A force de tourner autour de l’épave avec ses mystérieux enfoncements, puis à l’intérieur de la cale jusqu’au compartiment du moteur, force était bien de constater que l’eau avait rempli le bateau par les panneaux du pont distribuant l’intérieur du navire. On pouvait imaginer, car on l’avait déjà vu, une vague énorme et inattendue provoquant le remplissage brutal et le naufrage. Mais alors, ces enfoncements symétriques de l’avant du navire ? Qui les avait provoqués ? Ni le chantier de construction, ni les experts de toutes sortes qui péroraient, en toute ignorance, ne pouvaient avancer une hypothèse raisonnable.
Seule, une explication technique devait être recherchée, chez des gens complètement détachés techniquement de l’affaire.
L’épouse du défunt patron, Bernadette avait donné son nom au bateau « Bernadette Breiz » qu’on comprimait en BB sous prétexte qu’elle était « pêcheuse à pied » et qu’on chantait en son honneur :
« Sur la plage abandonnée – coquillage et crustacés »Etc…Etc…
Cela correspondait à un grand effort de galanterie, car la nouvelle veuve n’avait pas du tout le physique de la chanteuse titulaire, à l’époque de ses succès.
Elle raconta à FANCH l’histoire de leurs vacances à FOUESNANT, en camping dans la ferme da la famille RIVIERE. Dans son chagrin, tout ce qui pouvait valoriser son défunt mari était « monté en épingle ».
En revenant de leur promenade, un dimanche soir à la sortie de BEGMEIL, la voiture refusa tout service. La nuit allait venir et il fallut diagnostiquer la panne. L’essence n’arrivait plus au carburateur. Le réservoir était plein, aucune fuite constatée, de toute évidence, la pompe à essence devait être mise en cause. Le génial époux fit travailler son imagination.  Une épicerie était encore ouverte. Elle distribuait des bouteilles de gaz, de l’essence et de l’huile. Un tuyau de gaz en hypalon, insensibles aux hydrocarbures, fut acheté avec deux litres d’essence dans un bidon d’huile vide. Le bouchon du bidon métallique habituel était en polyéthylène. Il fut percé soigneusement au couteau et traversé en force par le tuyau à gaz, jusqu’au fond du bidon. L’autre extrémité fut engagée sur le tube d’entrée dans la pompe.
Une légère pression sur le bidon plat réamorçât le circuit et la voiture fut capable de rentrer au camping.
Le lendemain matin, en soulevant le capot pour démonter la pompe déficiente, notre patron pêcheur eut la surprise de trouver le bidon complètement aplati par la peu de dépression dont avait encore été capable la pompe au fonctionnement aléatoire.
Là où la veuve ne voyait qu’un témoignage du génie de son merveilleux époux, FANCH eut la révélation cherchée. Il courut au chantier. Un « sister chip » du bateau naufrag&

GANDOUIN 25/07/2009 00:00

Je sais que vs ecrivez beaucoup  ( trop peut etre ? )....Aussi je vs entend et vois partout dans les medias pour votre ouvrage sur le naufrage du BUGALED ? mais j'aimerais savoir si la ' recette " de votre ouvrage ira aux familles des naufragés .Si , il en est ainsi, je vous dis BRAVO et MERCI.

gil-sun 15/07/2009 11:04

par cette adresse sa doit fonctionné http://bugaled-breizh.skyrock.com  

gil-sun 15/07/2009 11:00

tres bon sujet dont tres peu de media en font l eccho j ai commandé se livre et je l attend pour vendredi j ai un blog consacree a cette affaire si cela t interresse BUGALED-BREIZH@SKYBLOG.COM bonne journee a toi