






Massacre à la chevrotine, empoisonnement, infanticide, disparition mystérieuse...
Aux 19è et 20è siècles, la presse et l'opinion se passionnent pour ces faits divers. Les coupables ou présumés comme tels, jugés par la Cour d'Assises du Finistère, finissent le plus souvent leur vie condamnés aux travaux forcés, ou guillotinés sur la place publique.
Après « les grandes affaires criminelles de la Manche » l'an dernier, la journaliste Lenaïc Gravis revient sur une trentaine d'enquêtes qui se sont déroulées dans le Finistère. « Ces affaires sont remarquables par leur cruauté, ou encore parce que le coupable est issu de la grande aristocratie bretonne comme le comte Olivier de Kermel jugé en 1872 pour fratricide. Elles sont d'un grand intérêt sociologique » explique l'auteur.
Pour rédiger cet ouvrage, Lenaïc Gravis a obtenu le concours d'Annick Le Douget, greffière au tribunal de Quimper. Elle lui a soumis quelques enquêtes intéressantes et retracé le contexte de l'époque, où l'alcool joue un rôle non-négligeable et où les femmes ont beaucoup plus affaire à la justice que dans les autres département de France.
« Les grandes affaires criminelles du Finistère », de Lenaïc Gravis (Editions De Borée, 24 €)
Christophe Pluchon



