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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 20:21

Quand il avait fait paraître « la cocaïne des tourbières », l'écrivain quimpérois s'était juré de ne plus écrire sur l'Irlande. Sa passion pour l'île verte et pour ses habitants a encore une fois été la plus forte.


Hervé Jaouen visite régulièrement l'Irlande et c'est sans doute pour y retourner encore plus souvent, avec les mots, qu'il s'attache à se remémorer des situations vécues et à les coucher sur papier. Son univers n'a pas changé. Dans « Suite irlandaise », il est toujours cet infatigable pêcheur de truite qui aime aller à la rencontre des gens dans les pubs, « lieux de conversations et d'anecdotes ». Mais ce livre marque aussi la fin d'une ère, en témoigne la fermeture de Cushlough House, un B & B où Hervé Jaouen et son épouse Annie ont séjourné de nombreuses fois depuis 1981. L'auteur apporte aussi un regard critique sur « l'Irlande de la croissance », et traite de la question de l'identité chez les jeunes générations. Un lecteur qui insistait auprès d'Hervé Jaouen pour qu'il ouvre un nouveau carnet de voyage avait eu cette phrase : « C'est comme dans un couple, les deux prennent des rides et de nouvelles manies en même temps. Ca n'empêche pas d'être heureux ensemble ». La formule a fait tilt dans la tête du « plus irlandais des écrivains bretons »


« Suite irlandaise », d'Hervé Jaouen, est publié aux Presses de la Cité (21 €).


Christophe Pluchon

 

Lire aussi : le portrait d'Hervé Jaouen.

 


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commentaires

Sherry 12/11/2008 20:42

Je comprend bien ce Monsieur... le virus de l'Irlande quand on l'attrape c'est à vie....

JEAN-YVES BOIVIN 08/11/2008 00:16

Merci, Christophe, pour l'article que tu as mis en ligne concernant "Suite irlandaise" de mon ami Hervé Jaouen.Je me suis permis de le reprodruire sur son site officiel, dont j'assure la maintenance.Kenavo ha kalon mat evit al labour.Gant karantez,Jean-yves.

Nozegan 27/10/2008 22:09

C'est une bonne nouvelle, car Jaouen a un vrai don pour décrire ce pays, ces gens et ces parties de pêche. Quand on le lit, on peut presque sentir l'odeur de la rivière un jour "d'ouverture" à la truite !