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2 juin 2005 4 02 /06 /juin /2005 20:34

L'an dernier, les ventes d'appareils numériques ont encore explosé : rien qu'en France, il s'en est vendu 4 170 000, soit 56 % de plus qu'en 2003 ! Si, comme l'analyse le Sipec, « les français sont passionnés de photo », ils délaissent par la même occasion le matériel argentique pourtant proposé à des tarifs très intéressants (« seulement » 450 000 compacts et boîtiers reflex ont été vendus en 2004). On aurait pu penser que la part grandissante du numérique aurait mis à mal le marché des scanners, incontournables pour transformer les bons vieux négatifs en pixels. Il n'en est rien puisque les fabricants rivalisent d'ingéniosité pour offrir du matériel de plus en plus performant, et surtout utile : les accros de la pellicule et du tirage papier qui veulent redonner vie à d'anciens documents passés avec le temps (en diapositive, négatif 24x36, ou moyen et grand-format), ceux qui estiment que la technologie des appareils numériques n'est pas suffisamment mûre, ou que le prix des reflex est encore trop élevé (à partir de 800 euros) sont naturellement séduits. Ces amateurs éclairés savent certainement aussi que le meilleur des appareils numériques est toujours incapable de rivaliser, en terme d'informations captées, avec la pellicule. Avec des résolutions de 4 800 voire 5 200 dpi, les scanners s'en sortent très bien pour réaliser des tirages géants à partir d'un film, à condition néanmoins de disposer d'une Dmax suffisante, au moins 3,4 (c'est la capacité à restituer les détails dans les ombres).

Il convient de distinguer deux types de matériel : le scanner-film, spécialement conçu pour numériser des négatifs et des diapositives, et le scanner mixte, d'ergonomie comparable au scanner à plat de bureau, et capable de résultats honorables qui satisferont pleinement l'amateur, mais laisseront sans doute l'expert sur sa faim.

Deux marques sortent particulièrement du lot sur le marché des scanners-film 24x36, en raison de leur exceptionnel qualité-prix. Nikon, tout d'abord, s'est fait une réputation grâce à la série des Coolscan. Le modèle V est doté d'une résolution de 4 000 dpi et d'une Dmax de 4,2. Livré avec Photoshop Elements 2, comme beaucoup de ses concurrents d'ailleurs, il dispose aussi de la fonction anti-poussière ICE. Le Nikon Coolscan V est vendu à 850 euros. Et puis, avec une résolution de 3 200 dpi, suffisante dans la plupart des cas, Konica-Minolta et son Dimage Scan Dual IV propose un matériel plus démocratique, mais dépourvu de l'anti-poussière. Ses points forts sont certainement la Dmax record de 4,6, et le prix : 500 euros.

Epson, en revanche, semble plus à l'aise sur le terrain des scanners mixtes. La marque a commercialisé voici quelques semaines, le Perfection 4990. D'une résolution optique de 4 800 dpi et d'une Dmax de 4, il concurrence le Dimage Scan Dual IV au niveau du prix, ICE et polyvalence en plus. Pour les plus petits budgets, Epson a sorti le Perfection 4180, dépourvu de l'anti-poussière mais doté de la même résolution optique que son aîné. Prix : 269 euros. Le Canon Canonscan 8400F (3 200 dpi, Dmax 3,3 pour un prix de 260 euros) doit aussi être regardé de près.


Liens :

www.sipec.org (Syndicat des Entreprises de Commerce International de Matériels Photo et Cinéma-vidéo)

www.epson.fr

www.konicaminolta.fr

www.nikon.fr

www.canon.fr

Tests de matériel : www.galerie-photo.com



Christophe Pluchon

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