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13 mars 2006 1 13 /03 /mars /2006 15:04

Après le « .com », le « .org » et le « .fr », voici donc le « .bzh ». Pour l'instant, il ne s'agit que d'une proposition : le député UMP de Châteauneuf-du-Faou souhaite en effet instaurer ce suffixe pour les adresses internet. Il permettrait, de son point de vue, d'identifier géographiquement et culturellement les sites ayant trait à la Bretagne (et à la Loire-Atlantique).

Pour réussir son challenge, Christian Ménard (dont la localité fut la première de la région à déposer un dossier cybercommune en 1999) doit convaincre l'Etat français, car le parcours est semé d'embûches. Il y a quelques mois, l'élu avait reçu une réponse négative, s'entendant dire que le suffixe d'une adresse internet ne devait pas comporter plus de deux lettres. Or, depuis, la Catalogne s'est fait attribuer une extension en trois lettres (« .cat »), ce qui redonne espoir au député. Il vient d'ailleurs de faire part de cette bonne nouvelle à un autre breton, le ministre délégué à l'enseignement et à la recherche François Goulard.

L'attribution des noms de domaine se traite au plan mondial. Loïc Damilaville, adjoint au directeur de l'AFNIC le sait bien. L'Association Française pour le Nommage Internet en Coopération gère 450 000 « .fr ». A chaque fois que vous vous connectez à un site portant ce suffixe, l'information transite par les ordinateurs de l'AFNIC. « Mais toute demande d'extension doit être faite auprès de l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), explique Loïc Damilaville. Cet organisme gère aussi bien les demandes de « .fr » que de « .com » ou de « .info » pour l'ensemble de la planète. L'ICANN s'adresse ensuite à l'autorité qui sollicite l'extension. Dans le cas de la Catalogne, c'est le gouvernement espagnol qui a donné son feu vert ».

Alors, la diaspora bretonne doit-elle plébisciter le « .bzh » ? Loïc Damilaville met en garde contre une procédure longue qui ne portera ses fruits que si elle répond véritablement à un besoin. « Il faudrait déposer suffisamment de noms de domaine pour faire vivre les opérateurs » insiste-t-il.

De son côté, Nicolas Gonidec, webmaster d'An Tour Tan (organisateur du Cyber Fest Noz à Quimper) est partagé. « Depuis l'étranger, dit-il, quand on veut se connecter chez nous et qu'on n'a pas l'adresse, on essaie le « .com », le « .net » ou le « .org », mais moins le « .fr ». Le « .bzh » serait intéressant pour le symbole, pour faire connaître la région et sa culture, mais le site qui voudrait l'adopter aurait tout intérêt à avoir des adresses complémentaires en « .com » et en « org » par exemple ».

Outre la Catalogne, l'île de la Réunion possède aussi son propre suffixe (« .re »). Alors, pourquoi pas la Bretagne ? La balle est dans le camp du gouvernement français.


Christophe Pluchon

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commentaires

Jean-Yves BURLOT 05/08/2008 11:47

Bonjour,j'arrive un tard pour le combat mais ...Quand est-il de ce dépôt de nom de domaine qui démontre aux empêcheurs parisiens que notre identité culturelle est là et bien là et que notre "soi-disante véléité d'indépendance" n'existe plus : avant d'être breton, je suis un homme qui habite la planète Terre.@ + tardmerci bcq pour ce blog. bon courage.cordialementJean-Yves